Concours Bébé Maertens : clôture.

Bonjour à tous.

Tout d’abord un tout grand merci à ceux d’entre vous qui se sont prêtés au jeu. J’ai eu beaucoup de plaisir à découvrir vos différentes propositions, ainsi que vos commentaires. Si comme moi, vous aimez les statistiques, voici quelques résultats :

Premier constat: vous êtes des gourmands! Les cookies emportant le plus vif succès sont ceux avec des pépites de chocolat (25 votes pour) et encore un peu moelleux (15 votes pour).

Certains d’entre vous m’ont proposé jusqu’à 6 prénoms différents. Et si on cumule les différentes personnes d’un même foyer (vous participiez parfois en famille) on arrive à un maximum de 9 tentatives par foyer! Je le répète : vous êtes des gourmands!

Les prénoms qui ont été le plus souvent proposés sont : Arthur (4 fois); Martin et Gabriel (3 fois); Lucas, Gaëtan, Gaston (2 fois); et enfin, certains reviennent avec une variante orthographique, comme Léandre/Leandre ou encore Valère/Valer.

Certaines de vos propositions m’ont bien fait rire, et ont contribué à faire de ce concours une véritable partie de plaisir. C’est le cas de « Isidore, dors, l’enfant do », « Pinpin », et « Dinosaure ».

D’autres, plus sérieuses, m’ont également surprise, comme « Philémon » et « Enrique ».

Enfin, certains d’entre vous ont parié sur ma passion des bandes dessinées et ont proposé :

  • Philémon (que je ne connaissais pas),
  • Germain (De la bd « Germain et nous » de Frederic Jannin),
  • Gaston (en référence à Gaston Lagaffe de Franquin)
  • et Spirou (Rob-well, Franquin, Nic & Cauvin, Fournier, Tome & Janry, la liste est encore longue et n’a pas fini de s’allonger…).

Bien essayé! Car il existe en effet un personnage de bande dessinée portant le même prénom que notre enfant à venir.

Malheureusement pour vous, aucune de ces propositions n’est la bonne. Notre enfant ne portera ni un prénom trop populaire, ni un prénom trop original. Le prénom de notre enfant restera dans le secret des dieux jusqu’à sa naissance. Mais puisque vous êtes joueurs, je vous invite à consulter la page des jeux. Il se pourrait que vous y découvriez quelques indices flagrants…

Pour le reste, je ne suis pas devin, j’ignore moi aussi la date et heure de naissance, le poids et la taille du bébé, etc etc… On verra bien le jour J. Mais je vous communiquerai tout ça. Ne vous en faites pas. À bientôt pour la suite.

Cath

De la féminité

Bonjour. Je n’ai pas lu l’article en question. Mais entre ceux/celles qui trouve l’image trop crue, et ceux/celles qui se réjouissent de soulever des tabous… la question de la féminité et de sa perception dans la société s’est installée.

Si une image choc permet d’ouvrir le débat autour de ce qu’est la féminité à l’heure actuelle, alors elle est bienvenue. Les commentaires facebook sur le post de Elisabeth de Courrège, relayé par Guillemette Striff dans le groupe « Kiffe ton Cycle! (Groupe d’échange sur le cycle menstruel) », dénoncent une féminité trop souvent présentée comme honteuse (les règles qui sont sales, les hormones qui nous rendent hystériques, la pilule qui nous sauve en nous permettant de vivre et travailler « comme des hommes », de manière stable et professionnelle.) Tous ces commentaires m’ont donné envie de partager à mon tour, mon ressenti en tant que femme sur la façon dont nous gérons notre part de féminité. Je parlerai ici de menstruation, de contraception, de sexualité, et de cycle hormonal. Je laisse les histoires de maquillage aux youtubeuses beauté ; les robes roses à paillettes et licornes arc-en-ciel à Natoo et les autres astuces mode à celles que ça intéresse, pour vous parler de mon vécu.

J’ai eu mes premières règles relativement tard (17 ans) et j’ai pris la pilule directement parce qu’un voyage scolaire approchait et que je ne voulais pas de conséquences « déshonorantes » s’il me venait l’envie d’explorer ma sexualité. (Je mets des guillemets parce que le but n’est pas de juger les jeunes filles-mères – certaines le sont par choix – mais d’exprimer mon ressenti de l’époque, je vois les choses autrement aujourd’hui)
Donc de fait, je n’ai jamais appris à vivre mon cycle hormonal au naturel.
J’avais tendance à oublier de prendre ma pilule, du coup je suis passée au Nuvaring (il ne faut y penser que deux fois par mois). Pendant tout ce temps, j’ai été super frustrée par ma vie sexuelle car passé l’excitation des premières fois, je me retrouvais dans des rapports plan-plan où seul Mr semble apprécier ce qu’il se passe. J’ai même eu droit à du « c’est pas normal, tu devrais consulter ». Déjà féministe à l’époque, je pensais : « D’accord mon coco! Je vois… Donc tu es vexé dans ton orgueil masculin de ne pas parvenir à me donner du plaisir. Et pour penser tes plaies, JE dois consulter. À tes yeux le problème n’est pas tellement que je n’aie pas de plaisir mais plutôt que TU ne parviennes pas à m’en donner. Mais c’est quand même MOI qui doit consulter. » (Je mets de nouveau des guillemets, car c’est ma pensée de l’époque et que je vois les choses autrement aujourd’hui). J’ai tout de même été consulter, lorsque de « pas de plaisir » je suis passée à « putain, en fait, ça me brûle ». Réponse du médecin : vaginisme. (Soit « inflammation du vagin », j’ai envie de dire « merci Captain Obvious, tiens, voilà tes 25 euros! Et encore merci pour ta réponse super inefficace à mon problème ») Puis séances de kiné (gros malaise, vu les muscles à rééduquer, mais au moins, j’ai appris à contracter et relâcher des muscles dont je ne soupçonnais même pas l’existence). À ce stade, je n’ai toujours pas connaissance du cycle hormonal dans ce qu’il apporte comme changements dans l’humeur et la libido. Je sais seulement que les petites hormones sont responsables de mes règles. À cette époque, les clichés représentant des femmes hystériques me paraissent exagérés, je n’en vois pas beaucoup autour de moi, et je ne comprends pas les femmes dont l’humeur change du tout au tout. Le Nuvaring n’accompagne pas mon cycle. Il le règle comme une horloge. Ce n’est pas tellement qu’il me prive de libido, mais il faut déjà aller la rechercher loin! (Genre me mettre en danger pour que l’ambiance soit suffisamment excitante) Oui, mon humeur est stable, mais je n’ai à ce stade aucun plaisir sexuel. Aucune excitation pendant l’acte, malgré de très (trop) longs préliminaires (Que mes ex se rassurent : ce n’est pas exactement que je n’avais AUCUN plaisir; mais à choisir, je ressentais plus de satisfaction à manger des chicons gratin. Parfois tout juste sympa, souvent décevant. Et encore une fois, ce ne sont pas vos performances que je dénonce, mais les effets secondaires de la contraception hormonale). Vers 24 ans, je découvre enfin l’impact des contraceptifs hormonaux sur la libido. Et je décide d’arrêter. Pendant ce temps, c’est retour au préservatif (et surtout à l’abstinence, vu qu’entre temps j’ai associé rapport sexuel à rapport douloureux) En changeant de copain, j’ai envie de repasser à un contraceptif plus sûr, mais tout de même sans hormones, et je découvre que le stérilet n’est pas réservé aux femmes qui ont déjà accouché. Je décide de passer au stérilet au cuivre, alors que ma carrière débute à peine. Oh la la. Personne ne m’a préparée à ça! (Ou bien j’étais encore trop jeune pour me sentir concernée? ) Pendant 3 jours, tous les mois, je deviens chiante, imbuvable! (Syndrome Pré-Menstruel, ça vous dit quelque chose?) À me méfier de tout le monde, et surtout de la science. À me perdre dans les transports en commun en essayant de gagner 2 minutes. 3 jours par mois, je n’ai plus les idées claires. Heureusement je vis en colloc avec des étudiantes en médecine. L’une d’elle me parle de l’application « clue ». J’ai 26 ans quand je commence à observer mon cycle au naturel. (9 ans ce sont donc écoulés depuis mes premières règles) Et c’est une révélation! Mon copain m’aide aussi. Quand je suis dans tout mes états, il me demande où j’en suis dans mon cycle. Au début, ça m’agace. En féministe, je me dis « Hé quoi? Je n’ai plus le droit d’être dans tout mes états quand ça va mal, et que j’ai raison d’être en colère? » 3 jours plus tard, je suis forcée d’admettre que mon cycle influence ma perception du monde. Ce n’est pas tellement que ce que je perçois est faux, mais je le vis de manière plus intense. Ce que j’aurais qualifié d’exagéré 10 ans plus tôt.

La pilule est une bonne chose en ce sens qu’elle protège les femmes d’une grossesse non désirée. Mais ça reste un médicament. Elle est, selon moi, trop souvent prescrite pour d’autres motifs (acné, Endométriose, « troubles » de l’humeur) Je ne veux pas blâmer les contraceptifs hormonaux dans l’absolu. Mais je suis convaincue qu’on gagnerait à mieux comprendre le cycle hormonal, à l’accepter dans son ensemble. Gaëlle Baldassari est l’auteure de « Kiffe ton cycle ». Elle nous y apprend ce que chaque phase de notre cycle peut nous apporter de positif. Je pense que les jeunes filles gagneraient énormément à découvrir leur cycle dans toute leur richesse avant de consommer des cocktails d’hormones. Ça nous aiderait toutes à ne plus percevoir les règles comme quelque chose de sale et les variations hormonales comme quelque chose de l’ordre de la maladie. En gros, on arrêterait de voir la féminité comme une maladie, et les caractéristiques masculines comme la norme. On pourrait juste accepter chacun tel qu’il/elle est.


J’ai dit à plusieurs reprises dans ce post que j’étais féministe. Ma vision du féminisme a aussi évolué avec le temps : de « Anti dictature des mecs » (vous savez, ce cliché de la femme armée d’un rouleau à tarte) je suis passée à « pro-égalité des droits et des traitements » et ça évoluera sûrement encore. Plus je connais mon cycle, plus je m’accepte, et plus je suis en paix avec moi-même. Je sais aujourd’hui reconnaître ces moments où tout me semble tourné contre moi, et du coup, je sais relativiser et me calmer assez vite, sans pilule hormonale. Et je sais que ces jours-là, si je me force à rester dans mes routines, j’arriverai à destination à l’heure, sans avoir visité les 4 coins de la Belgique au passage. Plus je m’accepte telle que je suis, et plus je peux aussi accepter des hommes qu’ils voient les choses différemment. Sans les juger.

De la même manière qu’avant une opération de chirurgie esthétique, on prend le temps de discuter avec le patient/la patiente des raisons pour lesquelles il/elle souhaite changer son apparence physique, il me semble hyper important de prendre le temps d’expliquer aux (jeunes) femmes les raisons et conséquences de leurs variations hormonales, et de comprendre les raisons pour lesquelles elles souhaitent prendre la pilule avant de la leur prescrire. Ce n’est pas parce que prendre la pilule est une pratique courante que c’est un acte anodin.

Quant à développer des contraceptifs masculins : Oui, trois fois oui. J’en connais un à qui sa copine de l’époque lui a fait un enfant « dans son dos », sans son consentement, en lui faisant croire qu’elle prenait la pilule… J’ai envie de lui dire, cyniquement : « Pauvre de toi! Tu t’es fait avoir. » J’ai surtout envie de lui dire que s’il ne voulait pas d’enfant, il pouvait prendre ses précautions. Après tout, c’est le discours qu’on sert aux femmes depuis l’arrivée de la pilule. Allez savoir pourquoi, il trouvait que, quand même, ce n’était pas de sa faute, et que c’est tout de même normal dans un couple de faire confiance à sa partenaire.
– « Et puis tu comprends, un préservatif, ce n’est pas confortable, on a moins de sensations… »
– « Oui, mais tu comprends, un contraceptif hormonal, ce n’est pas agréable, on a moins de libido, on devient sèche, et donc ça fait carrément mal… »

Alors oui, c’est normal dans un couple, de se faire confiance, de convenir à deux de la manière dont on veut gérer ensemble la contraception et de respecter ses engagements. Mais il me semble, moi, que ce serait plus normal encore d’assumer de son côté ses propres choix. Que celui /celle qui ne veut pas d’enfants prenne ses précautions. Et si vous êtes deux à prendre vos précautions (des précautions compatibles hein! ) … C’est tout aussi bien.

Encourageons les hommes à prendre, eux aussi, leurs précautions en matière de contraception, et encourageons les femmes à mieux connaître et accepter leur cycle et leurs règles. Ce sont des phénomènes naturels dont on a pas à avoir honte, au contraire! ça nous permet de donner la vie (le truc badass quand même!) et ça nous invite régulièrement à remettre en question le système établi. Vraiment pas de quoi rougir de honte.

Tout est prêt! (ou presque)

Plus qu’un mois avant sa venue! Un tout grand merci à Caroline, Delphine, et nos familles respectives pour tout le matériel déjà mis à notre disposition. Nous avons désormais assez de meubles, de vêtements et de doudous. Ce qui nous serait le plus utile, à présent, c’est du matériel de soin, une moustiquaire pour son lit, et des pare-soleil pour la voiture.
Si vous voulez nous soutenir, n’hésitez pas à consulter notre liste de naissance sur Kadolog.
Le concours reste ouvert jusqu’au 30 juin, et plusieurs participations sont possibles. Alors si vous aimez les cookies (ceux qui se mangent, pas ceux d’internet! ) n’hésitez surtout pas à participer. 😀

Één maand vóór zijn aankomst! Nog dikke merciekes aan onze familie en vrienden voor al het materiaal dat ons ter beschikking is gesteld. We hebben nu meubels, kleding en knuffeldieren genoeg. Zorgmateriaal, klamboe, en wagen zonneklep worden nu het nuttigste. Willen jullie ons steunen, kunnen jullie op Kadolog gaan.
Ons wedstijd is ook nog beschikbaar tot en met 30 juni. En jullie kunnen meer dan een maal deelnemen. Aarzel dus niet om u kans te nemen om cookies te winnen 🙂

One month and he will be with us! Big thanks to our family and friends for all the furnitures they already provided us. We have now enough furnitures, clothes, and teddybears. We still need some care material, moskito net, car sun screen. Would you like to support us? You will find our wish list on Kadolog.
Would you like to try to win some cookie jar? Our survey is still open until June 30! And you can take part more than once! Don’t hesitate to participate . ^^

Concours Bébé Maertens

Plus qu’un mois avant la clôture du concours!
Vous pouvez participer autant de fois que vous le désirez, et ce, jusqu’au mardi 30-06-2020. Ceux d’entre vous qui se méfient des questionnaires en ligne peuvent m’envoyer leurs pronostic par écrit (mail, sms, whatsapp, facebook, ou même par courrier postal, peu importe, du moment que j’ai vos coordonnées pour vous contacter en cas de bonne réponse), avec en objet « Concours Bébé Maertens ». /!\Les suggestions de prénoms lancées à la volée lors d’une conversation orale, en dehors d’une participation officielle, ne seront pas prises en compte (sinon, c’est un peu galère de suivre qui a dit quoi).

La date prévue de l’accouchement est le 07/07/2020, et l’échographie morphologique a révélé un bébé en bonne santé, tout à fait dans la moyenne. Les services maternité des hôpitaux prétendent qu’il y a plus d’accouchements les soirs de pleine lune… La pleine lune la plus proche de la date prévue est le 05/07/2020. En raison du covid-19, les visites à la maternité sont fortement réduites. À l’heure où j’écris ces lignes, il est prévu que j’accouche au CHR de Soignies. Et pour l’instant, seuls les parents directs de l’enfant sont acceptés.

Pour rappel, il y a un pot de cookies à gagner par bonne réponse. Je tiens compte de vos préférences alimentaires et allergies.

Pour ceux qui voudraient participer en dehors du formulaire proposé, voici les questions :

  1. Prénom de notre petit garçon :
  2. Date de naissance :
  3. Heure de naissance :
  4. Poids de l’enfant:
  5. Taille de l’enfant :
  6. Durée du travail :
  7. Nombre de personnes qui viendront nous rendre visite à la maternité (donc sans compter le papa, la maman, et le bébé) :
  8. Nombre de personnes qui auront participé à ce concours :
  9. Comment aimez vous vos cookies (plusieurs options peuvent être choisies parmi les suivantes:
  • salés
  • bien cuits
  • encore un peu moelleux
  • avec des pépites de chocolat
  • avec des pignons de pin
  • avec des petits morceaux de pomme
  • en remplaçant le beurre par de la margarine
  • en remplaçant les oeufs par des pois chiches
  • sans gluten
  • sans sucre

10. Commentaire libre.




Que peut-on tirer de positif du confinement ? Que laisser en place quand ce sera terminé ?

Le confinement est vu par beaucoup de monde comme une atteinte aux libertés individuelles, et donc quelque chose de très contraignant. Pour ma part, son côté temporaire m’invite pour l’instant à l’envisager plutôt comme une expérience sociale à grande échelle. C’est le moment d’envisager d’autres manières d’interagir (Les moyens de communications ne manquent pas). C’est le moment aussi de remettre en question un ensemble d’habitudes (Pourquoi partir à l’étranger au moindre congé scolaire alors qu’on vit déjà dans un endroit charmant et tout confort ? Pourquoi construire des universités et y déplacer des centaines de jeunes alors qu’il est possible de suivre des cours par vidéo-conférence ? ) De plus, c’est l’occasion de reconsidérer la réelle plus-value de certains droits acquis (passer deux heures dans les bouchons, au volant d’une voiture de société, est-ce vraiment plus intéressant ou agréable que de télé-travailler ?) Enfin, c’est l’occasion d’ouvrir les yeux sur les outils qui sont déjà à notre disposition et dont on pourrait faire un meilleur usage à moindre frais.

Retrouvez ici mon ressenti sur quelques expériences marquantes vécues pendant le confinement.

Une ambiance de travail sur mesure

Comme n’importe quel jour de télétravail. Mais tous les jours.

Mon environnement de travail s’adapte à mes envies du moment dans la minute. Envie de travailler dans le calme, à mon bureau, le dos bien droit, une cruche d’eau à proximité, avec l’imprimante à moins d’un mètre de moi pour me concentrer sur une tâche? Aussitôt dit, aussitôt fait. Envie d’une ambiance plus détendue ? Genre canapé-pantoufles sous un plaid un peu chaud avec un mug de tisane pour visionner différents tutoriels en lien avec les nouvelles applications de Microsoft? Tranquille ! Envie de me donner de l’énergie pour une tâche récurrente, facile mais casse-pied ? Fais péter la musique et vas-y que je remue du popotin sur ma chaise ! Envie de faire une petite pause pour regarder les pigeons se taquiner sur le toit du voisin ? Envie de savourer la caresse d’un rayon de soleil ou la beauté du bleu du ciel ? Envie de regarder une vidéo de « Parlons peu mais parlons », de « MadMoizelle », de « la maison des maternelle », ou encore de « Max Bird » ? Je ne dérange personne. Pas même Pierre-Yves qui pour sa part travaille toujours avec de la musique dans les oreilles. Et le temps que je passe à faire des pauses, je le preste un peu plus tard dans la journée, sans que ma journée de travail ne s’allonge pour autant, vu qu’à côté, je n’ai plus à prendre le train. Bref, c’est peinard !

Non seulement je fais ce que je veux sans embêter personne, mais je n’ai personne pour m’embêter non plus. Finis, les commérages d’une demi-heure imposés par les pipelettes du service dès 9h du matin ; Fini, « Radio Twee », ses publicités criardes et les mêmes 5 hits du moment à longueur de journée et de semaine sous prétexte que « ça ne va quand même pas trop fort » et que « travailler dans le silence ou le cliquetis des claviers est anxiogène »… Même si je reconnais qu’une pause commérage fait du bien quand « Radio Twee » m’a sciée toute la journée ; et qu’en l’absence de commérages, un peu de musique, même redondante, fait un peu plaisir… être durablement éloignée de cette cacophonie est une véritable bénédiction pour mes oreilles.

Je ne suis pas pour autant isolée de mes collègues. Nous gardons contact par mail, et via Teams. Simplement, chacun travaille comme il veut et se réunit comme il veut. C’est-y- pas la belle vie ça ?

D’ailleurs parlons-en des réunions! Plus besoin de se déplacer avec tout son barda jusqu’à telle ou telle salle et attendre que Machin qui est systématiquement en retard finisse par arriver. Je reste à mon bureau, je clique sur « démarrer la réunion » et tant que je n’entends personne, je peux continuer à travailler comme si de rien n’était. De la frustration en moins, du temps en plus. Tout le monde y gagne ! Encore une fois, j’espère de tout cœur que le télétravail aura tendance à se généraliser jusqu’à devenir la norme une fois que le confinement sera terminé.

Ma grossesse en mode confinement

Pour une première grossesse, je m’attendais à être bien entourée. À recevoir des conseils et du soutien de mes sœurs, de ma mère, de copines de mon âge, de mes cousines, de mes collègues, … Je m’attendais à rencontrer des femmes qui vivent la même expérience que moi, dans ma région, via un cours de préparation à la naissance, ou de gymnastique prénatale par exemple. Mais avec le confinement, j’ai forcément beaucoup moins de contacts. Maman me recommande vivement de ne pas venir chez elle le temps de la quarantaine, et la connaissant, peut-être même un peu au-delà. Je dois donc partir de manière plus proactive à la pêche aux infos. Mon canal préféré pour ça ? YouTube. On peut y trouver aussi bien des expériences de vie (surtout d’origine française) que de la vulgarisation scientifique (Suisse, Canada, quelques pays d’Afrique). Je redécouvre des termes qui ne m’étaient pas tout à fait familiers, je découvre les pratiques de différents pays. Lorsque je me pose des questions (À quel point dois-je éviter la charcuterie et les crudités ? Quel niveau d’activité physique maintenir ? Quelle position adopter le jour de l’accouchement ? Avec ou sans péridurale ? Quid de la césarienne ? À quel point est-ce que ça va faire mal ? En quoi consiste la rétention placentaire? Quels exercices puis-je faire pour me préparer à l’accouchement ? Quelles formalités administratives?…), j’ai tout de même des réactions sur le WhatsApp familial, mais moins qu’à l’enterrement de Mamy par exemple, et puis, avec les enfants h 24 à la maison, et le stress que constitue en soi le Covid-19, toute la famille est un peu plus fatiguée qu’à l’ordinaire. Je comptais sur notre réunion de famille pascale pour glaner un max d’infos auprès des cousines de mon âge qui viennent de passer par là, mais c’est loupé.

Et dans ce contexte de Covid-19 : Est-ce-que les vitamines de grossesses sont un « must » ou un « nice to have » ? Et le test de dépistage du diabète de grossesse ? Qu’est-ce qui est le plus risqué pour l’enfant que je porte? Ou pour moi ? Puis-je sortir de chez moi le temps de me rendre à la pharmacie ou à l’hôpital (en transports en commun)? Ou bien dois-je annuler mes rendez-vous ? Suis-je dans le public à risque ? Devrais-je porter un masque ?

Bah après tout, un tas de femmes ont mené à bien leur grossesse à une époque ou en des lieux où toutes ces infos étaient/ sont bien moins accessibles! Le manque d’infos m’évite peut-être de me poser trop de questions. Et jusqu’ici, on m’a affirmé que ma grossesse se déroulait bien, donc … « Fais confiance et avance ! »

D’un autre côté, être isolée de tout le monde m’évite de me faire toucher le bide par des gens que je connais à peine sous prétexte que « ça porte-bonheur ». Ça m’évite aussi de ne plus parler que de ma grossesse à longueur de journée (moi qui n’avait pas trop envie d’être vue comme un utérus sur pattes, pour le coup c’est gagné !)

Je m’évite aussi 2 heures de transports en commun 5 jours par semaine. Oh ben zut alors, moi qui avais hâte de voyager en 1ere classe pour le même tarif ! Non je déconne ! Plus sérieusement, ne pas devoir prendre le train, c’est méga confortable ! Déjà, je n’ai plus à me soucier des horaires, des correspondances, des grèves, des retards, des trains annulés, des changements de voie, des quais surpeuplés… Je n’ai plus à supporter les conversations téléphoniques audible d’un bout à l’autre du wagon, je n’ai plus à m’asseoir à côté de gens qui cocottent (parfums, shampooing, déodorant, crème hydratantes…), sentent le tabac (ou la fraise, depuis les cigarettes électroniques), l’alcool, la transpiration ou l’urine ; ou dont la veste est couverte de poils de chiens ; ou qui reniflent, toussent, pètent tout au long du trajet ; ou qui laissent leurs valises au milieu des places à quatre sièges (surtout dans le train vers l’aéroport)… ou qui crient à leur enfants de se taire et se lèvent pour les forcer à s’asseoir. Bref, si vous êtes familiers des transports en commun, vous connaissez aussi bien que moi le profil-type des navetteurs pour qui une troisième classe mériterait d’exister. Toutes ces joyeusetés ferroviaires sont actuellement remplacées par des ballades ensoleillées avec mon chéri, dans la fraîcheur du bois de la Houssière. En plus les rues pour s’y rendre sont pratiquement désertes ! Pas de voitures en circulation (donc on respire moins de gaz d’échappement), moins de monde (moins de fumée de cigarette), moins de bruit (on peut entendre le gazouillis des oiseaux) moins d’agitation humaine (on voit plus d’animaux dans les endroits verts). Et enfin, je gagne pas mal en heures de sommeil et de table. Ça me paraît bien plus sain et équilibré, pas vous ? J’espère que lorsque les mesures de confinement seront terminées, les entreprises autoriseront plus de jours de télétravail à ceux qui peuvent se le permettre. Ça fera moins de train et de voitures de société à payer à leurs collaborateurs. Donc moins de pollution, des économies, et peut-être même qui sait ? Une productivité plus élevée due à une meilleure qualité de vie. (Laissez-moi rêver, s’il vous plait…)

Les obsèques de ma grand-mère via facebook

Le jour où Sophie Wilmès plongeait la Belgique en plein confinement, celle de mes grand-mères qui était encore en vie, était emmenée à l’hôpital pour crise cardiaque. Si j’ai bien suivi, elle a passé une journée de sursis en plus, dans le coma, et est finalement décédée dans la nuit de samedi à dimanche. L’hôpital a détecté des taches dans ses poumons, et a craint une infection au Covid-19, mais finalement, il est beaucoup plus probable qu’il se soit agi d’une simple fausse route. Comme vous le savez, le gouvernement veut éviter une propagation trop rapide du Coronavirus, afin de ne pas dépasser la capacité d’accueil des hôpitaux, et de pouvoir offrir des soins à toutes les personnes qui souffriraient du Covid-19. Les rassemblements sont donc fortement limités (distanciation sociale dans les commerces et lors de promenades, interdiction de réunir une foule dans un espace confiné etc.) La notion de famille est désormais envisagée dans ce qu’elle a de plus nucléaire. Parents et enfants vivant sous le même toit. La plupart des évènements familiaux sont d’ailleurs interdits : baptêmes, mariage, tout cela est reporté… Les obsèques sont autorisées pour les parents du premier degré et leurs conjoints. Je n’ai donc pas pu assister physiquement aux obsèques de ma grand-mère. En plus du curé, de la sacristine et du personnel des pompes funèbres, les seules personnes autorisées dans l’église étaient donc mes oncles et tantes. Mes parents, qui travaillent dans le médical, ont préféré ne pas se rendre aux obsèques, afin de limiter la propagation du virus au cas où ils étaient porteurs sans le savoir. Il y a avait donc une douzaine de personnes dans l’église, s’espaçant au mieux les unes des autres. Interdiction pour de toucher le cercueil, en revanche, mes oncles et tantes ont pu manger de l’hostie alors que le curé a toussé pendant toute la cérémonie. (Autant vous dire qu’ils n’étaient pas très rassurés, … heureusement tout le monde se porte bien à l’heure où j’écris ces lignes).

À chaque problème sa solution ! Comme nous n’avions pas le droit d’être physiquement présents, mon oncle a proposé à tout le cousinage d’assister aux obsèques en direct, via Facebook. Je lui suis reconnaissante de nous avoir donné l’opportunité de vivre ce moment en même temps qu’eux. Mais il faut reconnaître que l’émotion n’était pas aussi palpable qu’aux funérailles de mon autre grand-mère, décédée deux mois plus tôt. Les sièges largement espacés les uns des autres, se trouvaient eux-mêmes bien loin de l’autel. Et l’église était si vide qu’elle était presque plus triste que la cérémonie elle-même. De l’autre côté de l’écran, on ne savait pas très bien comment se comporter face à cette situation inédite. Je m’étais habillée de noir, comme le veut la tradition, mais j’avais tout de même mes pantoufles aux pieds. Sous la vidéo, mes cousins partageaient leur détresse face à un internet aussi pourri que le mien : L’image nous plantait tous régulièrement. Quant au son, le PC de mon oncle étant un peu trop loin de Mr le curé, on entendait difficilement ses paroles. On ne pouvait que supposer qu’elles étaient réconfortantes. Certains d’entre nous gardaient le silence, comme de coutume dans une église, d’autres papotaient dans le chat, plaisantaient même parfois, afin qu’une certaine forme de présence soit tout de même palpable. C’est une expérience tellement inédite qu’elle en devient perturbante et que le sentiment de gêne qu’on ressent à ne pas savoir comment se comporter, à se retrouver tous là et pas là en même temps, prend finalement plus d’importance que le sentiment de tristesse dû au départ de ma grand-mère. J’en retire une expérience mitigée, assez dérangeante. Ça n’a rien à voir avec une cérémonie de funérailles classique. Et la qualité d’internet en soi n’y est pour rien. Le fait d’être physiquement rassemblés en un seul lieu, d’avoir la musique qui nous transporte, ça contribue à amplifier nos émotions. On est tous d’accord pour dire que l’ambiance n’y était vraiment pas et qu’on se réunirait dès que possible pour honorer plus dignement la mémoire de la défunte.

Plusieurs jours après les obsèques de ma grand-mère, j’ai repensé aux funérailles de Johnny Hallyday, qui avaient été diffusées à la télévision. Ou aux différentes messes, diffusées à la radio. Et à la réflexion, je ne pense pas que ce soit le fait de passer par la technologie qui ait rendu tellement nulles les obsèques de ma grand-mère, mais plutôt cette absence de présence physique aux côtés des membres de la famille les plus endeuillés. Dès lors, je me demande si, même passé le confinement, il ne serait pas intéressant que les églises investissent dans la technologie pour diffuser elles-mêmes les événements tels que funérailles, mariages, baptêmes, communions, messes de Noël, Pâques, Assomption… ou même les messes classiques, pourquoi pas ? En faisant à un moment donné une petite place aux fidèles qui sont présents par vidéoconférence. (Un peu comme les télévisions et radios font une petite place à leurs téléspectateurs et auditeurs dans certaines émissions) Cela permettrait aux personnes âgées ou à mobilité réduite de rester membres de leur paroisse respective. Malgré la neige, le verglas, le mauvais temps, malgré que l’un ou l’autre vit à l’étranger. Ça semblera peut-être loufoque à certains d’entre vous, mais la technologie est déjà présente dans les églises : la plupart des curés ne montent plus dans la chaire de vérité pour leur prêche. Ils utilisent micros et baffles. Les orgues aussi font appel à la technologie. Alors bon, pourquoi pas ? Au moins, ça permettrait de mettre progressivement en place de nouvelles conventions sociales, propre à ce genre de situation un peu spéciale. On saurait quel genre de comportement adopter depuis nos écrans.

Structure de la phrase simple

Jan nous a expliqué la structure de la phrase simple. Et ça m’a semblé « crystal clear », ou si vous préférez « duidelijk ».
Au départ, il a divisé le tableau en trois blocs. (la partie de gauche, celle du milieu et celle de droite, rien de compliqué jusque là)

À gauche, on retrouve dans cet ordre : Sujet – 1ere partie du verbe (c’est-à-dire : verbe conjugué au présent, ou auxiliaire pour les temps composés) – Pronoms (si on a un COD et un COI, on commence par le COI sauf si le COD est neutre. Donc, s’il y a un « het » parmi les 2 pronoms, on commence par « het »)

Au milieu, on retrouve les petits mots qui permettent d’insister, comme « er », « daar », « hier » (comme dans l’expression « Ik heb daar niets tegen » que les Bruxellois traduisent par « Je n’ai rien là-contre », et qu’un français traduirait plutôt par « Ça ne me gêne pas ») puis les compléments circonstentiels de temps, manière/circonstances et lieu (ou en néerlandais : « TOP » : Tijd – manier / Omstandigheid – Plaats)

À droite, on retrouve ce que Jan appellait « divers », et qui comprend les adjectifs et les prépositions (qui correspondent au COI en français) et ensuite la deuxième partie du verbe s’il y en a une ( infinitif, participe passé ou particule séparable)

Vous voyez, ce n’est pas plus compliqué qu’une formule Excel. Cela dit, ce n’est pas encore tout à fait fini. Entre la partie de gauche et celle du milieu, peut s’intercaler ce qu’on appelle en néerlandais le « Bepaald Object », c’est-à-dire un COD défini. Si le COD est indéfini en revanche, il se placera entre la partie du milieu et celle de droite.

Il n’y a plus qu’a mettre en pratique.

Quelques exemples de plus en plus complexes :
Ik ben Catherine.
Mijn collega heet Latifa.
Ik eet graag chocolade.
Ik eet nooit mosselen.
Latifa heeft me eergisteren een ijs gegeven.
Ik heb de chocolade ijs van Latifa gisteren gegeten.
Ik ga vandaag met Pierre-Yves en Remy op bioscoop een leuk film zien.
Ik heb de nieuwe Marvel sommige dagen geleden met Pierre-Yves op bioscoop gezien.
Ik heb aan mijn broer een boek gegeven.
Ik heb hem een boek gegeven.
Ik heb het hem gegeven.
Ik heb het hem twee manden geleden gegeven.

Bon. Voilà pour la phrase dite « simple ».
Jan nous précise encore quelques particularités :

1) un des éléments du milieu de la phrase peut aller tout à la fin si on veut l’accentuer.

D’où cette phrase si souvent entendue dans le train : « Dames en heren we komen aan in Brussel. » Le complément circonstenciel de lieu (in Brussel) est propulsé tout à la fin de la phrase pour insister sur le fait que c’est à Bruxelles qu’on arrive, et nulle part ailleurs.

2) quand la préposition est trop longue, on rapproche quand même la particule. C’est assez logique, histoire de ne pas oublier quel était le verbe à particule qu’on utilsait dans la phrase principale.

On peut ensuite compliquer les choses avec des phrases relatives et subordonnées…