Bande dessinée

Dans de nombreux pays, la bande dessinée, c’est bon pour les gamins. Pas en Belgique. Des auteurs comme Hergé ou Franquin ont fait de la bande dessiné un art reconnu. Et des adultes s’arrachent aujourd’hui leur originaux.

Ce que j’aime dans la bande dessinée, c’est qu’elle laisse énormément de place à la fantaisie. On peut jouer avec les proportions, avec les codes.

Jousselin, imbattable

Jousselin, par exemple, joue avec la limite des cases (voir « imbattable »), Lécroart, crée une sorte de palindrome dessiné en jouant avec le sens de lecture des cases (voir « la fusion cosmopolite », où selon qu’on lit la bd à l’occidentale, ou à l’orientale, comme un manga, on obtient deux histoires différentes)

Plus connus, on peut aussi jouer avec la couleur pour exprimer les rêves (Charly de Magda et Lapière) ou la présence d’un fantôme (Louca, Bruno Dequier)

La forme et la couleur des phylactères a également un rôle à jouer: des bulles noires pour exprimer la déprime, verte pour la jalousie ou le mépris, roses pour l’amour; des bulles rectangulaires ou bien rondes, ou encore tordues, ou bosselées, des textes trop petits dans un grand phylactère vide pour exprimer la timidité.

 

J’admire les artistes auteurs de BD qui jouent avec ces codes, car de cette manière, ils parviennent  à transmettre, discrètement, un tas d’indices complétant la lecture première.

En dehors de tous ces jeux de codes, j’aime aussi la BD pour ce qu’elle m’a donné : la possibilité de découvrir d’autres mondes, d’autres époques, d’autres façons de vivre; elle a développé ma curiosité et mon goût de l’aventure.