Basilika : le retour de Neville

Je regardais mes ongles avec déception. Ils étaient bien abîmés, rongés par des journées de travail sans doute un peu trop chargées. Pour ne pas empirer la situation, je m’en allai chercher mon coupe-ongles dans la salle de bain.

Mon regard se porta presque immédiatement de l’autre côté de la fenêtre. Je fus d’abord frappée de constater la présence d’un second habitant. Quand soudain, je m’apercu qu’il ne m’était pas inconnu. En effet, sur la gauche, Neville se dressait, comme surgissant d’entre les morts.

Comme surgit des limbes, Neville était de retour

 

Basilika ne semblait nullement incommodée par la présence de ce dernier. Au contraire. On eût dit qu’elle cherchait à aller à sa rencontre. Peut-être même qu’il l’aidait à grandir et à pousser. Allez savoir ce que ces deux-là pouvait bien partager, la journée durant! Il suffisait de leur donner à boire pour observer, quelques heures plus tard, une nette évolution.

 

Gisèle va de mal en pis, mais la nature toujours revit

Salut à tous. Gisèle va de mal en pis malgré le retour du soleil, et la présence régulière de pluie. Mais je suis convaincue que plus longtemps elle vivra, plus longtemps elle pourra s’adapter à notre climat, et transmettre à ses descendants ses supers techniques de survie en milieu hostile…

Quant à Neville, il manquait vraiment de trop de place que pour pouvoir s’épanouir et assurer sa descendance. En revanche, le pot et la terre qui l’ont accueilli abritent depuis deux semaines des graines de basilic. J’ai suivi les instructions de l’emballage, qui disaient de semer de mars à mai. Et il semblerait que quelques feuilles commencent déjà à sortir de terre. Je me réjouis donc déjà de suivre désormais les aventures de Basilika. La voyez-vous pointer le bout de ses feuilles?

Gisèle est sur le déclin

Gisèle commence à flétrir. À ce stade, je pourrais la consommer, mais comme c’est mon tout premier poivron maison, je n’ai vraiment pas le coeur à la découper en morceaux. Je préfère continuer d’observer la nature et le temps faire leur oeuvre.
Gisèle se racrapote. Ça me fend le coeur, quand je me souviens comment elle a pu être belle, verte, pleine de vie. …C’est la nature. On ne peut rien là-contre!

Gisèle se porte bien, Neville n’est plus

Bonjour à tous,

Le weekend dernier, comme il commençait à faire sombre, froid, et pluvieux, j’ai décidé de rentrer mes plantes.
Malheureusement, je pense que Neville n’avait vraiment pas assez de place pour se développer, et pour ma part, je peux difficilement lui en offrir plus. Je l’ai donc laissé sur le rebord de la fenêtre, en proie aux insectes du coin (Rien ne se perd, rien ne se crée…) Gisèle en revanche se portait plutôt bien. J’ai donc décidé de lui offrir l’équivalent d’une serre : Un milieu où elle puisse bénéficier de chaleur, d’humidité et de la lumière du jour, j’ai nommé : la salle de bain! Et j’ai rapidement obtenu des résultats! En une semaine, Gisèle a doublé de volume! Elle fait à présent presque 4 cm de haut, et 1,5 cm de rayon à la base. (Je parle cette fois du plus gros des poivrons qui lui pousse dessus) Comme il fait naturellement humide dans la salle de bain, et qu’il n’y a quand même pas tellement de soleil dehors, je n’ai plus besoin de l’arroser. (pratique) Et comme je passe de nouveau devant elle tous les matins, je peux recommencer à lui dire des mots d’amour régulièrement. Pour sûr, elle va s’y plaire.

On a des bébés!

L’autre jour, alors que donnais à boire à Gisèle et Neville, j’ai été émue en voyant quelques uns des bourgeons de Gisèle métamorphosés en fleurs!
Folle de joie, j’ai annoncé la grande nouvelle à Pierre-Yves. Il est venu voir, a regardé d’un peu plus près, puis il est retourné vaquer à ses occupations, en me disant simplement : « cool ».

Je me suis dit que j’allais être encore plus attentive au bien-être de Gisèle. Dans la foulée, je lui ai redonné un peu plus d’eau.

Et quelques jours plus tard encore, j’ai manqué de pleurer en voyant les pétales de ses fleurs commencer à fanner. Je me suis dit « Mince alors! Déjà la mauvaise saison? » Il faut dire que ce jour-là, le ciel était gris et chargé. Il y avait du vent… Mais en y regardant de plus près, j’ai vu, devinez quoi?

Les pétales se fanaient et se détachaient pour mieux révéler un mini poivron! Ainsi donc Gisèle commence à me faire des petits! C’est formidable, n’est-ce pas?

Neville quant à lui m’a beaucoup inquiétée encore une fois (c’est souvent le cas des cadets vous me direz…) mais il semble se reprendre en main cette fois encore. Beaucoup de ses tiges ont fanées, quelques-unes se sont embellies, et quelques graines ont recommencé à germer. Sacré Neville! Je lui ai dit « Regarde Gisèle comme elle fait de jolies fleurs! ». Et Neville en a pris de la graine visiblement puisqu’il s’y est mis lui aussi.

Il leur faut plus de place!

Ma sœur aînée s’y connait beaucoup mieux que moi en plantes. Elle a un jardin potager. Je lui ai demandé si elle accepterait de devenir la marraine de Gisèle. À ma grande joie, elle a tout de suite accepté. Et dès les premiers jours, elle a pris son rôle de marraine fort au sérieux! En voyant les photos de Gisèle, elle m’a dit « Mais il lui faut plus de place! ».  Alors j’ai été acheter des pots un peu plus grand, pour Gisèle et Neville (qui grandit à une de ses vitesses! Sapristi!)

Je craignais une sorte de traumatisme pour mes plantes, mais j’ai tout de même pris mon courge heu pardon, mon courage à deux mains, et j’ai rempoté!

Concernant Neville, je n’ai pas hésité fort longtemps. Un butternut a certainement besoin de beaucoup de place pour se développer. Et un tas de graines se développaient. Je l’ai aussi rempoté cette fois dans 4 pots différents. Par curiosité, j’ai laissé une graine toute seule dans le grand pot, et mis plusieurs graines dans les autres. L’expérience m’a clairement montré que, comme me l’avait dit ma grande soeur, une plante a besoin d’espace pour s’épanouir.

 

Un nouveau voisin pour Gisèle

Bonjour à tous,

Gisèle se porte à merveille.

Aurai-je omis de vous le dire? Gisèle n’est pas un bébé comme les autres. Son teint est éclatant, très naturel. Son petit corps encore frêle nous présente des feuilles simples taloforme, à fixation pétiolée. La bordure du limbe est entière, la base semble obtuse, et l’apex, plutôt aigu. La disposition des feuilles sur la tige est opposée et la nervation semble plutôt alterne.

Lorsque je regarde des photos de feuilles de poivron sur internet, il semble bien reconnaître Gisèle.

 

 

 

Gisèle vient de fêter son premier mois parmi nous. Au lendemain de son anniversaire, quelle ne fut pas ma surprise de voir à ses côtés une autre jeune pousse! Nous l’avons appelé Neville. Pourquoi Neville? He bien, Parce que Pierre-Yves avait envie d’un garçon cette fois-ci. Et comme il devrait s’agir de butternut, et que « butter », phonétiquement parlant, ça me rappelle « Bottom », j’ai pensé à Neville Longbottom (ou Neville Londubat, si vous préférez). Et voilà. De toute façon, j’appelle bien mes plantes comme je veux, non? L’avenir nous dira s’il s’agit bien d’un butternut, mais si vous aimez jouer aux devinettes; voici à quoi ressemblent actuellement les feuilles de Neville : Il s’agit également de feuilles simples, disposées de manière opposées, à fixation amplexicaule. La nervation semble palmée, mais on y verra plus clair plus tard. La bordure des feuilles est entière, la base et l’apex plutôt obtues. Les feuilles actuelles sont encore très différentes des feuilles que devrait avoir la plante.

 

 

Un grand événement

Nombreux sont ceux d’entre nous qui tombent en pâmoison devant leur enfant. À nos yeux, ce chérubin est objectivement le plus beau bébé de la terre. Ayant presque dix neveux et nièces au compteur, et de plus en plus de connaissances de mon âge découvrant les joies de la maternité, je suis habituée à ces discours de jeunes parents, dont mon fil d’actualité facebook (entre autre) regorge.

À 27 ans, je dois bien avouer qu’il me tarde de voir venir mon tour. Il parait que c’est mignon, quand ça ne pleure pas ; quand ça ne fait pas caca; quand ça ne fait pas ses dents; quand ça ne regurgite pas son lolo sur notre toute nouvelle veste… Il y aurait presque de quoi être jalouse. Presque.

Parce que mon bébé à moi ne pleure pas, ne fait pas ses dents, ne fait pas caca… C’est tout juste s’il faut lui donner de l’eau de temps en temps, et encore…

Mon bébé à moi, a deux jours, et il se nomme Gisèle.

Et comme tant d’autres parents avant moi, je vais partager sa vie avec les internautes du monde entier. Ainsi, vous pourrez voir Gisèle évoluer, grandir, affronter les aléas de la vie. Déménagement, fortes chaleurs, chutes? Je ne sais pas quelles péripéties l’avenir lui réserve, mais je sais déjà que j’aurai beaucoup de plaisir à vous raconter ses heurs, bonheurs et malheurs au fil des heures.

J’espère que vous aurez autant de plaisir à découvrir les aventures de Gisèle que j’en aurai à vous les conter.

Bisous, Cathy.