Il leur faut plus de place!

Ma sœur aînée s’y connait beaucoup mieux que moi en plantes. Elle a un jardin potager. Je lui ai demandé si elle accepterait de devenir la marraine de Gisèle. À ma grande joie, elle a tout de suite accepté. Et dès les premiers jours, elle a pris son rôle de marraine fort au sérieux! En voyant les photos de Gisèle, elle m’a dit « Mais il lui faut plus de place! ».  Alors j’ai été acheter des pots un peu plus grand, pour Gisèle et Neville (qui grandit à une de ses vitesses! Sapristi!)

Je craignais une sorte de traumatisme pour mes plantes, mais j’ai tout de même pris mon courge heu pardon, mon courage à deux mains, et j’ai rempoté!

Concernant Neville, je n’ai pas hésité fort longtemps. Un butternut a certainement besoin de beaucoup de place pour se développer. Et un tas de graines se développaient. Je l’ai aussi rempoté cette fois dans 4 pots différents. Par curiosité, j’ai laissé une graine toute seule dans le grand pot, et mis plusieurs graines dans les autres. L’expérience m’a clairement montré que, comme me l’avait dit ma grande soeur, une plante a besoin d’espace pour s’épanouir.

 

On demande Madame Maertens

La semaine dernière, alors que Pierre-Yves était sortit faire des emplettes, j’entends sonner à la porte. Je m’étais dit qu’il était peut-être de retour, et qu’il avait oublié ses clefs, ou qu’il voulait tester le parlophone… La porte de notre appart était ouverte, mais pas la porte d’entrée. Je décroche pour savoir qui est en bas. Je m’aperçois que le son que j’entends ne vient pas du parlophone, mais de la cage d’escaliers. Je décide donc de descendre. Et je vois deux dames, qui me demandent si je suis bien Madame Maertens. La boite aux lettres indique pourtant bien nos deux noms complets! Ne sachant pas encore à qui j’ai affaire, je leur répond un peu maladroitement: « heumm,… pas exactement. C’est à quel sujet? »

Et là, ni une, ni deux, la dame de droite brandit un dépliant de sous son aisselle (ou peut-être d’un sac en bandoulière?) et me sort un discours qu’on sentait préparé de longue date sur les valeurs liées au mariage. Politiciennes en campagne? Mais la dame de droite commence à me lire son dépliant : Jean l’apôtre nous dit ceci et untel dit cela… Ah bon d’accord. C’est bien une campagne, mais pas politique. J’ai affaire à des témointes de Jeovah!

La dernière fois que j’avais eu affaire à un témoin de Jeovah, c’était à Berchem. Il s’appellait Jeremie et voulait parler à Céline. En apprenant qu’elle n’était pas là, il a pensé que je ferais aussi bien l’affaire. Comme à l’époque, j’étais au chômage, je l’avais invité à me raconter tout ça autour d’un verre d’eau. Je lui avais posé plein de questions sur la place des femmes dans la bible, et il m’a appris qu’il existait des prophétesses, comme Houda, par exemple, dont je n’avais jamais entendu parler ou Myriam, la soeur de Moïse (qui est tout de même un personnage secondaire dans l’histoire de Moïse, faut pas se mentir!) J’ai appris aussi que Jeovah était en fait le nom de Jésus, mais en hébreux. J’avais trouvé l’échange intéressant, bien que je n’ai pas pris la peine ce jour-là d’explorer les détails.

Mais revenons à nos moutons! Je me sens alors vraiment embarrassée. Zut alors! Je viens de leur dire que je ne suis pas vraiment Madame Maertens, et on me parle des valeurs du mariage! Je ne peux réprimer un petit sentiment de gêne. Vais-je, dès mon arrivée à Braine être considérée comme une personne de petites moeurs? Une impie? Une mécréante? Je tente de rattraper le coup. Et je les assure que je vais lire leur brochure attentivement. Après quoi, je profite d’avoir quelqu’un qui vient à moi pour me faire de nouvelles connaissances à Braine. Vous êtes de la région? Où habitez-vous? Elles me disent qu’elles viennent d’Écaussinnes. Bon d’accord. Je ne risque pas de les recroiser de sitôt. Je leur adresse encore quelques paroles polies et puis je les laisse continuer leur tournée car il me reste du travail. Comment? Non, je ne pense pas que mes voisins soient là. Désolée. Oui, Au revoir! 

Mardi soir, alors que je mets un peu d’ordre dans le salon, je retombe sur la brochure. Et je propose à Pierre-Yves de répondre avec moi aux petits quizz sur les différents thèmes liés au mariage (Engagement, Esprit d’équipe, Respect et Pardon ). Quelques idées de la brochure nous semblent vraiment étranges. Par exemple, l’idée que si un mariage part à vaut l’eau, c’est à cause d’un manque d’engagement, et qu’on peut discuter ensemble de comment recoller les morceaux pour tenir son engagement. Je me dis que si c’est ça, il vaut mieux avoir longuement réfléchit à l’engagement qu’on veut formuler à son mariage pour pouvoir facilement s’y tenir! Je me dis aussi que ce genre de parole ne tient pas vraiment compte du fait que les gens peuvent évoluer, aspirer soudain à un mode de vie radicalement différent. Et que pour être certain de pouvoir tenir son engagement, il vaut mieux qu’il soit très général, un peu bateau. Dès lors, est-ce-que ça a un réel intérêt?

La poursuite de la brochure nous a aussi donné une occasion de nous dire ce que l’on admirait l’un chez l’autre. C’est toujours ça de gagné! 🙂 Je crois qu’au fond, je les aime bien, les témoins de Jeovah.

Jeudi : les techniciens de chez Voo sont enfin venu nous installer internet! Je peux enfin publier mon article! Hourra!

Samedi : On sonne à la porte. Personne ne s’était annoncé, alors je m’attendais encore à voir d’autres témoins de Jeovah, mais lorsque j’ai ouvert la porte, j’ai aperçu sur le perron… Un agent de police! L’homme, immense, a demandé à entrer. D’abord surprise, et perplexe, je me suis soudain souvenue avec soulagement qu’on devait encore recevoir la visite d’un agent de quartier, pour notre domiciliation. Ça y est! Nous sommes officiellement domiciliés dans notre nouveau nid. Il ne nous reste plus qu’à changer notre adresse sur notre carte d’identité et à nous déclarer cohabitants légaux.

Nous recevons déjà du courrier au nom de Monsieur et Madame Pierre-Yves Maertens… Ça me fait tout drôle. J’ai envie de leur dire d’attendre encore un peu avant de m’appeller Madame Maertens. D’un autre côté, autant m’y habituer progressivement. 🙂

 

Bisous, à tous,

Cath.

 


Ne ratez pas mon prochain article, qui vous donnera des nouvelles de Gisèle et Neville!

Yapluka

Samedi 28 juillet

Chouette! Nous avons enfin les clefs de notre nouvel appartement! Quel bonheur ! On va enfin pouvoir vivre rien qu’à nous deux, avec nos propres règles de vie en commun, et nos propres meubles. Nous avons reçu l’appartement complètement vide, à l’exception d’un peu de matériel d’entretien. L’avantage, c’est qu’on va pouvoir le meubler comme on veut. L’inconvénient, c’est qu’il faut tout obtenir. Heureusement, la famille, les amis, et les collègues nous viennent en renfort, contents de pouvoir nous aider tout en se débarrassant des meubles et des ustensiles de cuisine, de salle de bain ou de bureau qu’ils n’utilisent plus. Mais certains incontournables doivent tout de même être achetés. Comme nous n’avons pas encore notre propre voiture, et qu’il nous faut beaucoup, nous avons pensé que nous faire livrer était la meilleure option. Pierre-Yves a donc vécu sa première expérience chez Ikea. Au départ émerveillé, il était quand même bien claqué en fin de journée. Mais bon, on a pu voir les meubles, les essayer et rentrer chez nous le soir en sachant que tout nous serait livré le lendemain après-midi.

Le lendemain justement, après le passage du livreur, il a fallu monter tous les paquets depuis le garage jusqu’au dernier étage. Ce ne fut pas une mince affaire. D’abord retirer les cadres qui ornent les murs du couloir pour éviter de les abîmer, ensuite monter les meubles au dernier étage et les assembler, puis remettre les cadres à leur place. Pierre-Yves de son côté m’a impressionnée par sa force, son courage, et sa persévérance. Pendant que je suivais les instructions de montage du canapé Friheten convertible à méridienne, il a déplacé pratiquement seul près d’une demi tonne de meubles dans une cage d’escalier pourtant étroite.

Mardi 31 juillet

Ma sœur Geneviève, pressée de découvrir notre appart, me propose un coup de main. Profitant de quelques jours de congés, elle fait la route depuis Herent jusque Berchem-Sainte Agathe, et dans sa voiture, nous chargeons le maximum de caisses possible. Elle en profite pour nous refiler un tapis et une table basse pour le salon, quelques assiettes et couverts ainsi qu’un peu de matériel d’entretien, et d’autres caisses pour nous dépanner. Arrivée à Braine, elle devient la première personne juste après nous à découvrir notre nouveau nid douillet. (Enfin, … à ce stade, à part le convertible Friheten, il n’y a pas grand-chose de douillet…) On repart ensuite vers Bruxelles pour un deuxième voyage.

Malheureusement, la machine à laver de Chris n’entrait pas dans la voiture de Geneviève. On trouvera plus tard une autre solution.

Samedi 4 aout

L’installateur de chez Voo doit passer dans la matinée entre 9 et 13h. Cela nous laisse le temps de nous lever à l’aise pour prendre le train jusque Braine-le-Comte. Malheureusement, nous étions déjà en route, quand vers 8 :23, Pierre-Yves reçoit un sms lui disant que l’installateur sera là dans une demi-heure. On râle un peu parce qu’on sait qu’on n’arrivera pas à temps, vu que l’horaire de passage de l’installateur a été avancé. Enfin, c’est-à-dire que ça risque d’être un peu juste. On décide qu’une fois à la gare, je garde les affaires (parce que naturellement, nous sommes encore bien chargés d’un tas de trucs, dont nos arcs), et Pierre-Yves court jusqu’à l’appart. Il arrive à 9 :01. L’installateur vient de partir. Ce n’est vraiment pas de bol ! Nous ne sommes pas très contents. Pierre-Yves téléphone chez Voo pour leur expliquer qu’il a respecté les horaires de bases, qu’on l’a un peu mauvaise que le gars soit parti comme ça. La dame à l’autre bout du fil lui dit qu’un autre technicien passera dans la soirée vers 17h. Quitte à  passer la journée sur place, on décide de construire encore quelques meubles. Je construis une première étagère dans la chambre, pendant que Pierre-Yves s’occupe de mon bureau et de ma chaise de bureau.

Pendant ce temps, mon frère Guillaume est de passage à Bruxelles pour pouvoir partir à son aise de Bruxelles-Midi rejoindre notre grand frère Christophe, à Oxford. Il m’explique qu’il a revu plusieurs connaissances, et qu’il voudrait à présent se reposer. Je contacte le centre et les colocs pour leur demander de bien vouloir lui ouvrir si jamais il arrive avant moi. Pas de bol, ce jour-là, personne n’est à la coloc, et c’est Isabelle qui fait l’accueil au Wellness, et comme elle n’a pas l’habitude, elle ne sait pas où sont les clefs de la coloc. Heureusement, je sais que Pili n’habite pas loin et je la contacte par Messenger pour lui demander d’aider Isabelle. Je repars donc sur Bruxelles avec les deux trousseaux de clefs de la coloc de Berchem, le mien, et celui de la chambre de PY pour que Guillaume puisse y loger. Pendant ce temps, Pierre-Yves reste à l’appart pour accueillir l’installateur de chez Voo. Puis, vers 18h, comme le gars de chez Voo n’est toujours pas venu chez Noo, Pierre-Yves s’en va chez ses parents.

Le lendemain matin, pendant que Pierre-Yves et ses parents chargent la voiture et la remorque avec la table, les chaises, le vaisselier, la bibliothèque, une nappe, et quelques ustensiles de cuisine, Guillaume et moi on retourne à Braine, en train, de nouveau chargés comme des mules. Guill m’aide à construire une seconde étagère. Les parents de Pierre-Yves arrivent dans l’après-midi et on décharge tout le bazar. À ma grande joie, ils acceptent d’aller avec Pierre-Yves jusque Herent avec la remorque pour chercher chez Geneviève la machine à laver de Christophe qu’il a proposé de me prêter aussi longtemps qu’il n’en faisait rien. Guill et moi on continue avec la penderie puis Papa Maertens nous rapporte la machine à laver de Herent et d’autres affaires qui étaient encore à Bruxelles, il nous aide à l’installer, puis il repart avec Maman Maertens à Wiers. (Je crois qu’on leur doit minimum les frais d’essence !) Plus tard, c’était notre tour à Pierre-Yves et moi de rentrer à Berchem, car on travaillait tous les deux le lendemain. Guillaume voulait en finir avec les portes de la penderie! Il était motivé, et serait bien resté toute la nuit, mais on a quand même réussi à le ramener avec nous à Berchem. On était claqués, on avait juste envie de se poser, et de se reposer. Mais Gauthier m’a proposé son aide le lundi après-midi, et de l’aide, ça ne se refuse pas ! 🙂

Lundi matin, je vais donc au boulot et je demande l’après-midi de congé à Jurgen, qui accepte. Gauthier est justement du côté de Woluwe. Je le rejoins et on va ensemble à la coloc reprendre Guillaume et d’autres affaires, puis direction Braine-le-Comte en voiture cette fois ! Pendant que Guill achève de fixer les portes de la penderie, Gauthier et moi commençons à fabriquer le lit. Si bien que le soir même, l’appartement était habitable. On aurait même pu y faire loger Guillaume, mais on avait convenu avec lui qu’il partirait de Bruxelles, donc on est rentrés une fois de plus à la coloc, un peu tristes de ne pas déjà dormir à Braine, mais je devais bien ça à GuiGui !

Mardi matin, on va bosser, Guill se met en route pour chez Chris, et le soir, après m’être égarée dans le réseau Bruxellois, (fichues hormones!) enfin on se retrouve, Pierre-Yves et moi, à Braine, pour y passer notre première nuit! Notre premier repas sur place a mis en évidence le type de matériel dont on avait encore besoin… : maniques pour le four, four à micro-ondes, congélateur, …

Jeudi, comme je suis fatiguée, les collègues me proposent une petite pause café. J’en profite pour leur dire que si par hasard, elles ont du bazar à la maison dont elles ne veulent plus, ça pourrait m’intéresser. Frieda est en train de rénover sa cuisine, elle a en tête un tas de trucs qu’elle pourrait me passer. Tania a acquis récemment un tas de gros électroménager pour son fils Olivier, qui finalement part en Erasmus. Elles me demandent une liste de ce dont j’ai besoin, et quitte à rédiger une liste, je l’envoie à tous mes collègues directs, ce qui fait que Valérie aussi m’apporte dès le lendemain une planche en bois neuve, qu’elle avait reçue gratuitement à l’achat de verres (ou quelque chose comme ça).

Durant le week-end, j’ai maman au téléphone pour voir comment on s’arrange pour l’assomption. Elle accepte de m’apporter encore tout un tas de trucs depuis l’Ardenne profonde jusque chez nous, puis de nous prendre en voiture jusqu’Ottignies. Coool !

Lundi, Frieda vient avec des couteaux, une louche, des maniques, une pelle à tarte, un disque à pizza, une passoire, une pique à deux dents, et un très bel objet qui était à sa tante et que j’ai l’intention d’offrir à PY pour son anniversaire, (Mais chuut ! C’est une surprise !)

Mercredi : Hourra! Mes parents m’apportent mon étagère IKEA BILLY, je vais pouvoir ranger mes affaires de bureau dedans. Evidemment, papa tient à m’aider à la reconstruire sans utiliser le plan IKEA, ce qui fait qu’il faut s’y reprendre à trois reprises, … mais bon, mon étagère est montée, n’a pas trop souffert, et mon bureau est rangé. Maman m’a aussi ramené plein de vaisselle, des sous-plats, le four à micro-ondes, un tas de couverts, des carpettes de salle de bain, une planche à repasser, mon pouf, une petite étagère, un bac à couverts. Après m’avoir rappelée de ranger ma chambre, à La Roche, nous sommes partis tous ensemble vers Nivelles, rendre visite à Bonne-Maman, puis vers Ottignies où ma marraine reçevait toute la famille à l’occasion de l’assomption. Là, ma soeur Véronique m’a encore donné quelques bols, mugs, assiettes qu’elle n’utilise plus.

Bref, le plus dur est fait. Il nous manque encore du gros électroménager comme un séchoir ou un congélateur, mais chaque chose en son temps… Gauthier m’a déjà indiqué où chercher de l’electro bon marché. Donc il n’y a plus qu’a tout ranger, tout nettoyer, pendre la crémaillère, tout ranger, et tout nettoyer!

J’ai vraiment de chouettes collègues, de chouettes amis et une super famille. 🙂