Comme n’importe quel jour de télétravail. Mais tous les jours.
Mon environnement de travail s’adapte à mes envies du moment dans la minute. Envie de travailler dans le calme, à mon bureau, le dos bien droit, une cruche d’eau à proximité, avec l’imprimante à moins d’un mètre de moi pour me concentrer sur une tâche? Aussitôt dit, aussitôt fait. Envie d’une ambiance plus détendue ? Genre canapé-pantoufles sous un plaid un peu chaud avec un mug de tisane pour visionner différents tutoriels en lien avec les nouvelles applications de Microsoft? Tranquille ! Envie de me donner de l’énergie pour une tâche récurrente, facile mais casse-pied ? Fais péter la musique et vas-y que je remue du popotin sur ma chaise ! Envie de faire une petite pause pour regarder les pigeons se taquiner sur le toit du voisin ? Envie de savourer la caresse d’un rayon de soleil ou la beauté du bleu du ciel ? Envie de regarder une vidéo de « Parlons peu mais parlons », de « MadMoizelle », de « la maison des maternelle », ou encore de « Max Bird » ? Je ne dérange personne. Pas même Pierre-Yves qui pour sa part travaille toujours avec de la musique dans les oreilles. Et le temps que je passe à faire des pauses, je le preste un peu plus tard dans la journée, sans que ma journée de travail ne s’allonge pour autant, vu qu’à côté, je n’ai plus à prendre le train. Bref, c’est peinard !
Non seulement je fais ce que je veux sans embêter personne, mais je n’ai personne pour m’embêter non plus. Finis, les commérages d’une demi-heure imposés par les pipelettes du service dès 9h du matin ; Fini, « Radio Twee », ses publicités criardes et les mêmes 5 hits du moment à longueur de journée et de semaine sous prétexte que « ça ne va quand même pas trop fort » et que « travailler dans le silence ou le cliquetis des claviers est anxiogène »… Même si je reconnais qu’une pause commérage fait du bien quand « Radio Twee » m’a sciée toute la journée ; et qu’en l’absence de commérages, un peu de musique, même redondante, fait un peu plaisir… être durablement éloignée de cette cacophonie est une véritable bénédiction pour mes oreilles.
Je ne suis pas pour autant isolée de mes collègues. Nous gardons contact par mail, et via Teams. Simplement, chacun travaille comme il veut et se réunit comme il veut. C’est-y- pas la belle vie ça ?
D’ailleurs parlons-en des réunions! Plus besoin de se déplacer avec tout son barda jusqu’à telle ou telle salle et attendre que Machin qui est systématiquement en retard finisse par arriver. Je reste à mon bureau, je clique sur « démarrer la réunion » et tant que je n’entends personne, je peux continuer à travailler comme si de rien n’était. De la frustration en moins, du temps en plus. Tout le monde y gagne ! Encore une fois, j’espère de tout cœur que le télétravail aura tendance à se généraliser jusqu’à devenir la norme une fois que le confinement sera terminé.