Le week-end dernier, pendant que j’étais en Workshop avec Tayfun et les membres de Chorea, Cata Luna proposait aux autres volontaires de fabriquer des Mărțișor – littéralement des « petits mars » (comme le mois de mars, rien à voir avec les sucreries). Il s’agit d’une tradition venue de Roumanie, qui dure tout le mois de mars, et qui célèbre le retour du printemps.
J’étais présente lorsque Cata préparait son atelier, au Kobiety Office. Et une autre volontaire m’expliquait que chez elle, pour chasser l’hiver, on fabriquait des poupées en papier qu’on jetait à l’eau.
Tout ça m’a bien sûr fait penser :
à notre makrâle, au grand feu sur les rives de l’Ourthe;
à La Roche en général, au carnaval qui va arriver;
à Mathilde, qui sera déguisée en Minion-cyclope;
aux jeux scouts dans le parc de Rompré, et au car-wash qui aura lieu ce week-end;
à Damien qui saura déjà se tenir assis quand je reviendrai;
Bref, je crois que je commence à couver un certain mal du pays.
Tiens, hier j’ai regardé « Le mariage de mademoiselle Beulemans »! Moi qui commençais à me sentir à l’aise avec l’anglais, vlà qu’j’ai r’trouvé l’accent brusseleïr. Enfin, ça m’passera, j’ suppose.
Hier je suis allée distribuer des flyers avec Tayfun pour l’événement de ce week-end. Il faisait beau. On s’est promené dans Lodz, on a découvert des endroits particuliers, où les ruines côtoient les plus beaux bâtiments.
C’est trop spécial. Vraiment, il y a quelque chose de joli, et de reposant. Ça ferait bien sur une carte postale. Tiens, d’ailleurs, j’ai toujours pas envoyé mes cartes postales (faut que je retrouve un bureau de poste), mais elles sont rédigées, et elles vont arriver, ne vous en faites pas.
Ce week-end je vais à nouveau pouvoir aider le théâtre Chorea, et puis je vais voir Zuza 🙂 J’espère que tout cela m’aidera à apprendre le polonais. C’est frustrant de ne pas comprendre ce qui se dit.
Quand je pense quej’ai étudié le néerlandais, l’anglais, l’espagnol, et que ce n’est pas encore suffisant pour pouvoir comprendre une autre langue!
Vu que la Pologne est voisine de l’Allemagne, je reconnais parfois un ou deux mots proches du néerlandais, et puis grâce à mes cours de linguistique de Mr Seron, je sais que d’une langue à l’autre, on peut retrouver les même consonnes (ou alors assourdies ou au contraire sonorisés.) Tiens, « Mleko » par exemple, dans le contexte, on reconnait facilement « milk » ou « melk ». « Cukier », quand on sait que le « c » se prononce « tsé », on oublie les voyelles, on prononce « tskr » et on reconnait sans problème le sucre. Et puis comme j’ai passé mon enfance à lire les étiquettes des produits alimentaires pour apprendre quelques mots de flamand, je me doute que le mot « arachidowe », au bout de la liste d’ingrédients, même sur un paquet de chocolat blanc aux pépites de chocolat noir peut vouloir dire « arachides » (peut contenir des traces d’arachides; fabriqué dans une usine qui…)
À la « movie night » de l’autre jour, j’ai rencontré un polonais qui s’appelle « Jarig » (ça se prononce à la flamande). Je trouve ça marrant, comme nom. C’est comme si le mec s’appelait « âgé ». T’imagine? T’es encore qu’un bébé, et on t’appelle « Jarig ». Enfin, il n’avait pas l’air de le savoir, donc, il n’en a sans doute jamais souffert.
Merci de me lire, et de me laisser un commentaire sympa de temps en temps. Gros bisous à tous.
Vous savez déjà que je travaille pour Chorea, et que je dois leur trouver des partenaires francophones de par le monde. Ce que vous ne savez pas encore, c’est le genre de trucs proposés par Chorea. Bon, vous avez peut-être visité leur site web, mais tout de même, vous n’êtes pas sûr(e)s d’avoir compris en quoi c’est du théâtre.
J’en étais au même point que vous, ce vendredi matin. Heureusement, Tomasz nous a invité, Taïfun et moi, à participer à l’atelier de ce week-end.
Le premier jour, on a eu droit à de la gymnastique, de la gymnastique et … Voyons, quoi d’autre? Ah oui! De la gymnastique! Quel genre? D’abord des échauffements (du même style que ceux proposés par zatocap ou les joyeuses guibolles), et puis de l’ashtanga yoga (dans le genre se jeter au sol, faire des pompes, étirer les jambes) Ce fut long. Mais long! J’ai cru que j’allais y rester.
Bon, il n’y a pas eu QUE de la gym. Heureusement d’ailleurs.
Une fois nos échauffements terminés, nous avons eu quelques exercices de rythme. S’il y a bien une chose que j’ai retenue de mes cours de logopédie, c’est que le rythme et moi, ça fait au moins trois! Mais bon, on est là pour apprendre, on est entourés de professionnels qui savent qu’on a pas autant d’entraînement qu’eux et qu’on sera probablement nuls. Aussi, ils n’hésitent pas à refaire la séance au ralenti pour qu’on puisse suivre leurs pas.
Voici, par exemple l’exercice de rythme du premier jour:
Boum – clic – clac -boum -clic -boum -clac
(boum = taper de la main droite sur la poitrine;
clic = claquer des doigts;
clac= frapper dans ses mains)
C’est un fait: je suis très nulle, bien que la séquence soit simple. Je me suis donc entraînée toute la soirée, et le lendemain, j’ai révisé la séance pendant tout le trajet. Si j’ai été dévisagée? Bien sûr. Mais j’étais concentrée, et je me fichais bien du regard de tous ces inconnus.
Puis Tomasz nous a invité à réfléchir à 5 choses importantes de notre vie, à les écrire. De pouvoir écrire en français m’a rassurée pour deux raisons: la première c’est que j’écris beaucoup plus facilement en français qu’en anglais (ou qu’en polonais, évidemment) la seconde, c’est que je savais que personne ne comprendrais ce que j’écrivais. J’ai donc pu « me lâcher ».
Nous avons terminé notre première journée par des exercices de chant. Au sens très très large. C’est à dire qu’on a commencé par réciter des « ooOOooo », des « aaAAaaa », mais aussi des « meuuuh », des « bèè », des « brrrrllllt », une sorte d’échauffement vocal. Ensuite, nous sommes passé au chant proprement dit.
D’abord, un truc dans le genre de [maman, aide-moi : une pochette de CD bleue claire avec un petit nuage, qu’on a dû recevoir à une tombola. Un truc avec des voix de femmes criardes, qui geignent sans arrêt], Ensuite on a chanté « Su kaaj » de Tomasz Krzyzanowski (un des membres de Chorea). On était deux groupes, alto et basse. J’ai trouvé difficile de rester concentrée sur la manière dont mon groupe devait chanter.
Deuxième jour. J’arrive donc en ayant bien révisé ma séance rythmique – boum clic clac boum clic boum clac – impatiente de pouvoir montrer que je l’avais bien apprise. Évidemment, ce n’était pas pour tout de suite. D’abord la gym. J’avais encore mal partout. On a eu droit à des culbutes dans tous les sens. Je regardais l’exercice avec appréhension puis m’étonnais d’être capable de le faire. C’est justement ce que recherche Chorea avec ce genre d’atelier. Montrer aux gens que ce qui parait impossible devient possible avec une méthode appropriée.
Après les culbutes, place au rythme. (yes!) Désillusion! Vous pensez bien. Chaque jour, on corse un peu plus la tâche. On oublie le boum clic clac, et place à une autre séquence, dans laquelle l’ensemble du corps va bouger en 5 temps.
1- tape du pied droit sur le sol
2- tape du pied gauche sur le sol
3 – tape la main droite sur la cuisse droite
4- tape la main gauche sur la cuisse gauche (non, je ne sais pas comment on dit cuisse en polonais)
5 – tape main droite main gauche sur le torse
recommence de 1 à 4, puis remplace 5 par frapper des mains une fois
recommence de 1 à 5
recommence de 1 à 4 puis remplace 5 par frapper des mains deux fois
Cap ou pas cap? Qui relève le challenge? (histoire que je me sente moins ridicule d’être à peine capable de taper des pieds en rythme)
Puis, place à la danse :
1- un pas à droite
2- un pas à gauche
3- deux pas à droite.
et ainsi de suite prawo, lewo, prawo prawo (oui, oui, … Je sais comment dire droite et gauche en polonais)
Ensuite on fait pareil mais de l’autre pied. puis on alterne une séquence pied gauche et une séquence pied droit…
Et comme le ridicule ne tue pas (c’est désormais officiel) on essaye de danser en rythme
tap tap (ça, c’est un pas à droite en tapant des pieds)
clic clic (on se tape juste sur les cuisses en retournant à gauche)
bouboum (ça, c’est les deux coups rapide sur la poitrine, tout en faisant deux pas vers la droite.
tap tap clic clic clap! (hé oui, la deuxième fois, il fallait taper des mains)
tap tap clic clic bouboum
tap tap clic clic claclap
tap tap clic clic bouboum tap tap clic clic clap tap tap clic clic bouboum tap tap clic clic claclap.
… vous avez suivi? Moi non plus! Encore une fois toute la séquence ? Il n’y a qu’à demander proche powtówic! (oui, parce qu’il le font plus volontiers si on fait l’effort de le leur demander en polonais, c’est bien compréhensible).
tap tap clic clic bouboum, tap tap clic clic clap;
tap tap clic clic bouboum, tap tap clic clic claclap.
Voilà, ça n’a pourtant pas l’air bien sorcier, mais je n’y arrive pas. Pas du premier coup, en tout cas.
On reçoit chacun un exemplaire d’un alphabet, pas forcément celui que l’on connait. (Pour ma part, j’ai eu droit à l’alphabet phénicien) On doit choisir 5 lettres à mettre en mouvement, selon ce qu’elles nous inspirent. Comme je ne suis pas une grande habituée, je choisis des mouvements très simples, très compréhensible : un foetus, un lit, … une grenouille qui saute. Ça amuse pas mal mes camarades d’atelier. Tomasz m’explique que mes mouvements sont simples, mais plutôt bien. Il précise tout de même que le but n’est pas de faire rire, mais plutôt d’être sérieux, de faire ressentir que ce qu’on montre est important. (Du coup, j’ai laissé tombé la grenouille)
Exercice de cohésion de groupe: On marche simplement, et on essaye de regarder ce que font les membres du groupe. L’un d’entre eux mène le jeu, et lorsqu’il s’arrête, on doit tous s’arrêter. On recommence à marcher. Au bout de quelques marche-stop-marche-stop, on décide de placer, l’une après l’autre, nos cinq phrases. À chaque stop, on prononce une phrase, haut et clair. On veut se faire entendre. La marche reprend. Cette fois, à chaque stop, on va s’écouter, les uns, les autres en partant d’un coin de la salle à un autre; on va devoir dire notre phrase à quelqu’un, le regarder, communiquer notre message, car il est important.
Ça a été difficile pour moi, puisque je pensais que ces phrases allaient rester personnelles. Et puis, parce que c’était une autre langue que la leur, parce que personne ne comprendrait, j’ai dis mes phrases. Comme tout le monde. Quelques personnes autour de moi pleuraient en disant leur texte. Une des participantes m’a expliqué qu’une des personnes qui pleurait parlait de sa grand-mère à l’hôpital. J’ai compris que tout le monde se livrait, et que je pouvais dire mes phrases sans crainte d’être jugée.
Et puis c’est reparti avec le chant. Un chant polonais naturellement. Mais cette fois pas de paroles écrite. On a pris note comme on a pu, Taïfun et moi. Je ne sais pas comment il s’en est sortit au final, mais quand on doit retranscrire un truc du genre « oucouïsetsaboul » on ne peut s’empêcher de l’écrire de la manière la plus facile à relire. (je vous laisse faire l’exercice, et je précise qu’il n’y avait pas que ça mais le reste est moins drôle à raconter)
Bah, j’ai bien chanté « sanomi« , qui n’a aucune signification, je devrais pouvoir m’en sortir en chantant du polonais.
Troisième jour –
gymnastique
On a travaillé par groupes de deux. On devait rester connectés en permanence. On s’est porté l’un, l’autre. C’était amusant, une fois au dessus de se détendre tout à fait. Et lorsqu’on prenait de la distance, on pouvait voir de la beauté dans nos mouvements. On a pu aussi faire une figure sur le dos de l’autre. (l’étoile, par exemple) Une autre? notre partenaire nous attrapait les bras et sous la cuisse (comme un pompier?) et on se retrouvait le ventre sur son dos.
La plus belle des séquences était aussi la plus romantique. 🙂
On dirait bien qu’Andrzej a trouvé l’amour de sa vie!
Présentation de notre texte en mouvement.
En gros, on a mixé les mouvements choisis pour nos lettres et les phrases du premier jour. Toujours par deux. J’ai travaillé avec Aleksandra pour cet exercice. Tomasz a vraiment aimé notre groupe car je disais des choses graves, quand de son côté, elle parlait de la vie avec amour. Il y avait une véritable confrontation des points de vue. Et on se regardait presque toujours en nous disant nos phrases, il y avait donc une vraie sensation de communication, même si on ne se comprenait pas.
Rythme
1 – on avance le pied droit en le tapant deux fois au sol
2 – on recule le pied gauche
3 – on recule le pied droit
4 – on avance le pied gauche en le tapant un fois au sol
5 – heuuuu. ça y est je suis perdue!
et puis pirouette et puis taper du pied 4 fois en alternant droit et gauche. et puis heu…
Non, décidément, je m’emmêle trop les pinceaux. Faut dire que « boum clic clac », même en polonais, je comprends. Ici, c’était plus chaud. Vous vous demandez comment je m’en sors? Hélas, … ce site supporte mal les vidéos de plus de 20MB… :/ Il faut vous rendre sur facebook. https://www.facebook.com/video.php?v=10205237882801866&pnref=story
Guigui, si tu viens me rendre visite, je t’invite à deux arrêts de tram de chez moi. Zamenhofa. Il y a là un projet de construction qui devrait retenir ton attention. Si j’ai bien compris, ils envisagent de faire une gare des bus au rez de chaussée et une route au premier. Un peu comme à la gare de Charleroi-Sud, même si pour l’instant ça a plus des airs de la place Flagey, à Bruxelles.
Je te montre ça en photos? Je peux éventuellement en prendre d’autres et les partager avec toi sur Dropbox.
Hello. Je vous présente un peu mes collègues de travail (les photos sont floues, désolée, j’essayerai d’en prendre des meilleures plus tard):
Tayfun
Fanny
Francesca
Joan
Sacha (Alexendra)
Marta
Tayfun vient de Turquie. Il fait des études d’ingénieur civil et a aussi étudié la programmation. Il voit souvent le mauvais côté des choses, mais pour mieux les corriger. Il va travailler, comme moi, pour le théâtre Chorea. J’ai encore un peu de mal avec son accent, mais je suis sûre que je vais m’y faire. Comme moi, il apprécie les cours de swing que nous avons tous le dimanche soir.
Fanny vient de France. Elle va travailler pour le fotofestiwal. C’est vers elle que je me tourne quand je me sens complètement dépassée par l’anglais. Ceux qui pensent que les Français sont nuls en langues (stéréotype, quand tu nous tiens!) ne l’ont certainement jamais rencontrée. Elle a un diplôme de secrétaire administrative trilingue. Comme moi, elle aime sentir que ce qu’elle fait est utile.
Francesca vient d’Italie. Elle kotte avec moi. Elle a fait des études de design. Elle est toujours de bonne humeur et rigole très souvent. Je suppose qu’il y a quelque part quelqu’un qui l’apprécie beaucoup, parce que son gsm n’arrête pas de vibrer.
Joan vient d’Espagne. Avant d’arriver en Pologne, il est allé au Mexique, où travaille sa petite amie. C’est mon deuxième cokotteur. Il a l’amabilité de sortir nos poubelles. Je le soupçonne d’être un chouïa écolo. Comme Fanny, il est très à l’aise avec l’anglais. En même temps qu’être volontaire en Pologne, il travaille à l’université. Il passe donc une partie de ses soirées à rédiger.
Sacha vient de Slovaquie. Comme son bureau est à l’extrême opposé du mien, je ne sais pas vous dire grand-chose à son sujet… elle a étudié « Mass media communication ». Elle aime pouvoir voir le résultat de son travail. Elle aime aussi avoir une vue d’ensemble de la situation, et prend volontiers du recul. Elle a joué au football. Son père était aussi son coach. Là aussi, elle occupait une position arrière. Quand je suis arrivée, j’avais le sentiment que Sacha était là depuis plus longtemps que nous mais je n’en suis plus si sûre maintenant. Il faudra que je me renseigne subtilement. 🙂
Marta vient d’Espagne et fait des études en journalisme. Elle s’est présentée comme quelqu’un qui se plaint tout le temps. Et nous en a rapidement fait la démonstration. Mais ses plaintes m’ont semblé plutôt justifiées. Je crois qu’elle a du mal à s’habituer à la culture d’ici. Et que son mode de vie habituel lui manque beaucoup.
Tayfun travaille généralement en solo. Il reste concentré sur son travail, et s’arrange aussi pour ne pas distraire les autres. Je lui en suis très reconnaissante.Les autres se réunissent souvent pour parler du Fotofestiwal. Sofas, fauteuil de jardin, chaise de plage, chaussettes… l’ambiance est plutôt relax et conviviale, c’est le moins qu’on puisse dire.
Hello tout le monde!
Vous l’attendiez tous, c’est certain. Moi en tout cas, j’étais impatiente de l’avoir, mon tout premier cours de Polonais. Bien sûr j’avais déjà appris quelques mots, mais cette fois, je vais pouvoir les écrire et prononcer tous les mots qui croisent mon regard avide de savoir.
En effet, nous avons appris l’alphabet polonais et même quelques diphtongues!
Les lettres en gris sont celles qu’ils n’utilisent pas. En revanche, ils ont quelques lettres accentuées. Difficile? Mais non! On a bien trois sortes d’accents sur nos « e » et des « c » cédilles. Vraiment, il n’y a pas de quoi s’inquiéter.
le premier « a » est identique au nôtre.
le second, celui avec un genre de cédille se prononce quelque part entre « a » et « on », comme un « a » un peu nasal, prononcé par le champion des flegmatiques! Soyez donc hypotonique et dites quelque chose du genre « a(on) ». Comme dans « aaaahon, je crois que j’ai compris »
le « b » est identique au nôtre.
le « c » se prononce « tse ». Comme dans « mouche tsé-tsé ».
le « c » avec un accent aigu est plus relaché, il ressemble davantage à un « tche »
le « d » est identique au nôtre.
le « e » se prononce comme notre « è ».
le « e » cédille, suit la même logique que le a cédille, on se retrouve donc avec un son à la frontière du « è » et du « on ». « èèèon ». Sauf lorsqu’il est en position finale où il ressemble davantage à un « è » ou à un « in ». Ne vous en faites pas, il ne faut pas tellement y réfléchir. C’est un phénomène normal d’assourdissement.
le « f » est identique au nôtre.
le « g » se prononce comme dans nos « ga » ; « gue » ; « gui »; « go » ; « gu ». (Ici, on ne s’embête pas avec des diphtongues, « g » se prononce « gu » et puis c’est tout)
le « h » se prononce comme en flamand (pour mes amies françaises, rappelez-vous il suffit d’imiter un chat méchant ^^)
le « i » est identique au nôtre.
le « j » est identique à celui du flamand, (ou pour les françaises, prenez le mot fille. Il se décompose en phonèmes : f, i, « j », e à l’envers. )
le « k » est identique au nôtre. Mais chez eux, c’est la seule lettre qui se prononce « k » (puisque c se prononce tsé et qu’il n’y a pas de q)
le « l » est identique au nôtre.
le « l » barré se prononce comme le w à la belge. (ou comme le phonème semi-consonne « w », pour les marie-hapsiennes françaises)
le « m » est identique au nôtre.
le « n » est identique au nôtre.
le n accentué c’est l’équivalent de notre « gn ».
le « o » est identique au nôtre.
le « ó » se prononce « ou »
le « p » est identique au nôtre.
Ils n’ont pas de « q »
le « r » est identique au nôtre.
le « s » est identique au nôtre.
le s accentué se prononce « ch » en tendant les lèvres comme pour faire un « i ». Vous pouvez presque dire « chi »
le « t » est identique au nôtre.
le « u » se prononce « ou ». Exactement comme le ó. Hé oui, ils ont deux graphèmes pour le même son. On ne peut pas leur en vouloir quand on sait que le son « o » en français peut s’écrire : o, au, eau, ot, os, … et j’en oublie…
ils n’ont pas de v.
mais ils ont un « w » qui se prononce comme un v. Tout wa bien, donc!
le « y » se prononce quelque part entre un « é » et un « è ». C’est pas vraiment un e muet non plus. Je vous en dirais plus après 10 mois de pratique, très certainement. 🙂
le « z » se prononce comme en français.
le « z accentué » se prononce comme le « j » en français; avec les lèvres tendues. (pensez: « j’y suis presque! »)
le « z avec un petit point sur la tête » se prononce comme le « j » en français mais en arrondissant les lèvres. (pensez « joujoux »)
J’aimerais trouver une phrase du genre « Je vais ce soir chez ce cher Serge » en polonais, juste pour m’entraîner à articuler les différents « che », « je », « tche », « dje », « tse », « dze ».
Oui parce que : non seulement, ils ont des sons très similaires, mais en plus, ils les écrivent de différentes manières. Allons-y pour quelques diphtongues.
normalement « c » se prononce « ts » et « z » se prononce « z ». Ben, si vous les mettez ensemble (cz) ça donne « tch ». Donc « cz » ou bien « c » accentué, ça se prononce pareil : « tch »
normalement « c » se prononce « ts » et « i » se prononce « i ». Ben, si vous les mettez ensemble (ci) ça donne « tchi ».
La combinaison des lettres « c » et « h » (ch) ne se prononce pas « che ». Elle se prononce comme le h. À la flamande, quoi!
« r » + « z ». Oubliez. N’essayez pas de dire « rrzzz ». C’est pratiquement impossible, et en plus, ça ne sert à rien. « rz » se prononce comme le z avec un point sur la tête (comme dans joujou). Bien en avant les lèvres! JJJJJ(désolée, amies marie-hapsiennes, il n’y a pas de phonèmes qui permette de mettre en avant cette différence. C’est d’ailleurs assez frustrant de se dire que ça s’appelle alphabet phonétique international et que ça ne prend en compte que la prononciation du français. Tant qu’à faire, ils aurait pu créer un alphabet phonétique qui tienne compte des spécificités de chaque langue.Ah, et tant qu’à faire, il serait temps de créer des claviers avec tous les graphèmes du monde, aussi. J’en ai marre de ne pas pouvoir mettre des accents sur mes consonnes alors que je peux le faire sans problème sur les voyelles… Les I-pad sont bien pour ça…)
bon… il y en a d’autres des diphtongues mais qui sont déjà plus intuitives… Tiens, par exemple, en voici une pour Thierry : devine un peu comment se prononce « dzi »?
Et enfin, on a revu quelques formules de politesse, ou des trucs utiles du genre : – Jak się nazywa?
– Nazywam się Katarzyna Petit. Przepraszam. Nie rozumiem polskiego. Proszę powtórzyć!
Bon, ça va être assez difficile de revenir à La Roche-en-Ardenne pour 12h chaque dimanche, alors j’espère que papa voudra bien montrer cet article à Papy et Mamy.
Chers Papy et Mamy, j’espère que vous vous portez bien.
Ça fait une semaine que je cherche après une carte postale à vous envoyer. Je devrais faire un tour par la poczta polska, mais j’ai toujours des journées bien chargées, et puis, je ne suis pas certaine qu’il existe des cartes postales de Lodz. En revanche, si vous voulez voir où je vis, il vous suffit de demander à maman d’aller sur google street view.
Je vis dans la ulica wólczañska, 58/13. (Pas loin du n°1 sur la photo, là où j’ai écrit « me »)
Mon lieu de travail se trouve un peu plus loin. En sortant de wolczanska, je peux prendre le tram à l’arrêt « struga » (au croisement de Struga et Kosciuszki) le tram m’amène alors plus au sud, et au niveau de la Radwañska, il tourne pour rejoindre Piotrkowska. Cette dernière est l’artère principale de Lodz.
Sur l’image suivante, vous pouvez voir deux édifices religieux, celui plus au Nord est catholique, le suivant est – je crois- protestant. Lorsque j’arrive à hauteur du premier, je descends du tram et emprunte la Tymienieckiego, jusqu’au Lodz art Center. C’est là que je travaille. (le gros pâté noir sur la carte). N’hésitez pas à regarder les autres articles pour avoir de plus amples nouvelles de ma part. Gros bisous.
Cath.
Loin du classique « Chou et carottes » auquel on a eu droit tous les jours en 5ème secondaire, voici quelques plats « typiquement polonais » (je mets des guillemets parce que bon, on peut sans doute trouver la même chose ailleurs, à peu de choses près)
Nous disions donc: du hareng avec de la jeune laitue et des patates.
(Au restau « U Madzieli », près de mon lieu de travail )
pierogi Leniwe
Un genre de gniokies (au Kapusta z Grochen):
le « pierogi leniwe ». Ça ressemble à des jeunes patates, mais rien à voir!
C’est de la farine, des oeufs, … je ne sais plus quoi d’autre. C’est hyper consistant. La sauce blanche, c’est simplement du fromage blanc du style kiri ou philadelphia, et le tout est saupoudré de cannelle. C’est super bon, mais gaffe à ma ligne. J’ai l’impression d’avoir passé mon temps à manger, moi, cette semaine.
Une affiche trouvée au « U Madzieli »
Les polonais vont bientôt fêter mardi-gras
(jeudi gras en fait, quand on traduit littéralement)
Pour l’occasion ils mangent des faworki: ça ressemble à des doritos, mais rien à voir. C’est plutôt du beurre avec un peu de farine, et saupoudré de sucre glace. Quand on en mange pour la première fois, c’est un peu surprenant car on s’attend à un truc solide, et en fait, c’est le genre de truc qui s’émiette facilement. Donc, pour éviter d’avoir votre pull couvert de sucre glace, je vous conseille de tout mettre en bouche d’un coup, quitte à passer pour une goulaf’.
En fait, quand j’y repense, c’est comme si vous aviez fait des croissants au beurre sans les mettre au four… (ou pas assez longtemps)
Enfin, encore un plat « classique » en Pologne:
Drugie danie. Amis françaises, approchez. Vous voyez l’espèce d’hamburger, là? … C’est du camembert frit! Un plat végétarien, donc!
drugie danie
Non mais quelle idée!
Comme dirait Obélix:
« Ils sont fous ces polonais ! »
Sur la ligne du tram, entre mon appart et le bureau, il y a un bâtiment avec l’inscription « Tapety ». Une bonne petite blague m’est venue à l’esprit. C’est « petit tapety l’oiseau fait son nid ». D’ailleurs, ne vous en faites pas, des photos de mon nid douillet arriveront très bientôt.
D’ailleurs, voici de quoi patienter:
Avouez-le! Étant petit, vous avez joué avec des Duplo.
On vous a pourtant enseigné qu’il ne fallait pas jouer avec de la nourriture. 🙂
Vous pensiez que les nic-nac étaient des biscuits? Raté! Ce sont des crac-a-nut!
Et enfin, rien à voir avec un jeu de mot, mais je ne vois pas bien où caser ce genre de truc: Céline, si tu as besoin d’une bonne raison de venir me rendre visite en Pologne, je peux t’en donner une excellente! 🙂
À l’aéroport, j’ai trouvé un dépliant avec quelques expressions traduites de l’anglais au polonais. Plus tard, en demandant les heures d’ouverture du musée de la tapisserie, j’ai eu droit à une petite leçon sur les jours de la semaine. Dernièrement, Paulina nous a envoyé le calendrier des congés officiels. Je peux donc déjà vous traduire quelques mots en polonais
Ainsi, voici comment on dit … en polonais :
Bonjour – dzień dobry
Au revoir – do widzenia
Bonsoir – dobry wieczór
Bonne nuit! – dobranoc
Monsieur – pan
Madame – pani
à gauche – w lewo
à droite – w prawo
tout droit – prosto
S’il vous plait – proszę
Merci – dziękuję
les jours et heures d’ouverture du musée de la tapisserie
Lundi – poniedziałek
Mardi – wtorek
Mercredi – środę
Jeudi – czwartek
Vendredi – piątek
Samedi – sobotę
Dimanche – niedziela
Et je vous laisse traduire vous même les mois de l’année