Bonne nouvelle les amis : pendant ma semaine de congé en Belgique, Asia (responsable com) m’annonce que Robert (webmaster) a crée la version francophone du site web. Il reste quelques détails techniques à paufiner, et il la rendra accessible. J’ai hâte de voir le résultat de mon travail et de vous le présenter. Ainsi, vous pourrez découvrir par vous-même en français quelle est la compagnie théâtrale avec laquelle je travaille actuellement.
Je vois aussi quelques nouveaux textes qui attendent mon retour pour être traduits en français. Et quand je dis « quelques », je pèse mes mots, car Chorea est une compagnie dynamique. Chaque semaine, quatre à six événements sont organisés. Si bien qu’à mon retour, j’aurai facilement au moins sept nouvelles pages à traduire! 🙂
Ah ! Et j’ai reçu une autre bonne nouvelle (de la part de Margaux cette fois) :
J’ai eu d’excellents résultats à ma toute première interro de Polonais : 46.5/52. J’ai donc officiellement un niveau « A- » . C’est le plus petit niveau de connaissance d’une langue. Ce niveau signifie que je sais me débrouiller pour me présenter, demander quelque chose au magasin, demander mon chemin en rue, dire ce que j’aime. etc. Bref, je sais me faire comprendre, même si je suis loin de maîtriser.
Je n’ai pas encore vu toute la grammaire polonaise (il me reste pas mal de déclinaisons à apprendre, et je pense que rien qu’au présent, je n’ai pas encore vu tous les types de conjugaisons), et il y a plein de thématiques que j’aimerais aborder en classe pour apprendre plus de vocabulaire. C’est assez frustrant : il y a plein de choses que je voudrais pouvoir dire et par manque de vocabulaire, je me retrouve encore souvent à mimer ou à utiliser l’anglais. Du coup, c’est assez rigolo aussi : le peu de moyen que je possède pour me faire comprendre développe ma créativité. J’ai l’impression de retrouver une âme d’enfant.
Parfois, j’essaye de lire quelques lignes en Polonais, d’un journal, de facebook, ou du website de Chorea. Certains mots de vocabulaire sont assez faciles à comprendre, et j’essaye de m’en resservir.
J’espère arriver au niveau A+ à la fin de mon EVS.
Je compte aussi refaire un test d’anglais sur wallangues.be, car je pense avoir gagné en fluidité par rapport au niveau que j’avais en 2011.
À très bientôt pour la famille,
À plus tard pour les amis,
Je vais toujours très bien. 🙂
Je viens d’aller voir « Uups! » avec Krzystof. C’était en polonais sans sous-titre, mais puisque c’est avant tout un dessin animé, j’ai compris le plus gros de l’histoire.
Les animaux se rassemblent devant l’arche de Noé avant l’inondation. Malheureusement, certaines espèces animales ne sont pas admises. C’est le cas du héros de cette histoire. Un jeune chépakoi qui jusqu’alors vivait avec son père dans le désert. L’espèce est plutôt douée en bricolage, et semble également plutôt aimable avec les autres animaux. Il n’y a pas vraiment de raison de les abandonner à un sort funeste… Le petit et son père parviennent tout de même à entrer dans le bateau en se déguisant en ? loups peut-être? rejoignant la louve et sa petite, qui ne sont pas très contentes de voir embarquer ces deux intrus. Mais les petits s’habituent vite l’un à l’autre et jouent ensemble sur les échafaudages tant que l’arche est à quai. …
Oups! Le niveau de l’eau grimpe, les portes se ferment, et l’arche part sans les jeunes. À bord du bateau, les parents s’inquiètent, et commencent à fouiller chaque pièce…
Beaucoup d’humour, pas mal de scènes qui plairont aux habitués des jeux vidéos (si, si, je vous assure! )
J’ai rigolé du début à la fin.
Nous avons ensuite discuté chanson autour cette fois d’une bonne (ça va de soi) frite belge.
Amis rôlistes, Bonjour, (comment ça, vous n’êtes pas rôliste?)
Vous voulez un résumé des épisodes précédents? Ok. Donc, …
Mon personnage est une jeune femme à la recherche d’un emploi, ou comme qui dirait, d’une mission digne d’un aventurier des temps modernes. Dans son background, elle a un baccalauréat en Relations publiques, du scoutisme, du théâtre en amateur. À l’époque tout lui réussit, et confiante, elle tente d’XP un peu dans un domaine parallèle qui lui apparaît alors comme complémentaire à ses compétences. Il s’avère malheureusement que la caverne aux merveilles était plutôt un genre de donjon plein de dragons, lycans, vampires et sorcières et, faute d’XP, elle s’en prend plein la figure et décide d’abandonner cette quête suicidaire pour se tourner vers quelque chose qui soit plus dans ses cordes…
Alors qu’elle prend un bain de foule sur le web, une rumeur vient jusqu’à elle. On cherche une aventurière pour une mission en Pologne. C’est exactement le genre de quête dont elle avait besoin pour se requinquer. Potom-potom jusque là-bas (bon, pas vraiment « potom » en fait, ni même « cataclop », plutôt « fschioouuuu ») Une fois sur place, Chorea – la compagnie théâtrale pour laquelle elle travaille désormais – lui confie d’abord une quête basique pour voir ce qu’elle a dans le ventre : trouver des compagnies théâtrales francophones proposant le même genre d’activité qu’elle. Mon perso comprend alors rapidement que pour sortir victorieuse de cette mission, elle devra d’abord bien connaître Chorea. Du coup, elle participe aux ateliers, assiste aux spectacles, prend des photos, et surtout, elle se lance dans une grosse quête secondaire, à savoir : traduire le site internet de la compagnie de l’anglais au français.
Donc à présent, elle a fini de traduire le site web (à l’exception de quelques pages qui ne sont pas encore disponibles en anglais) et un autre type du nom de Robert a pour mission de tout mettre en ligne. Elle a également envoyé des invitations de partenariat, et obtenu quelques réponses (sur deux lancers d’isoaèdre, on a obtenu quelque chose comme un 19 et un 12, sans tenir compte du charisme) On peut donc dire qu’elle a mené à bien cette première mission. Son boss est content, et elle a facilement gagné 5 pt d’XP. Après, bon, la quête est illimité dans le temps, donc elle peut continuer à travailler là-dessus à l’occasion.
Comme d’habitude quand on mène à bien une mission, votre entourage vous en propose une autre. Cette fois, il va s’agir de trouver des festivals de théâtre en Belgique et en France dans lesquels la compagnie pourra venir se représenter. Grâce à cette nouvelle mission, elle devrait XP un peu en dextérité et charisme, peut-être même en constit’ car elle devra sans cesse rappeler la compagnie au bon souvenir des différents festivals qu’elle contactera.
Mes dés sont prêts, j’ai ma fiche perso, on peut commencer. 🙂
Ah vous n’êtes pas rôliste? Il fallait le dire de suite!
Mon boss est content du travail que j’ai abattu jusqu’à maintenant et m’a confié un projet plus important. 🙂
J’étais avec Krzystof au « french potatoes » à Manufactura samedi dernier. C’est désormais officiel : les français ne savent pas préparer les frites. S’il y a de la patate là dedans, c’est drôlement bien caché, parce que ça ressemble plutôt à de l’huile de friture carbonisée… Malheureusement, la cuisine française a ses lettres de noblesse, ce qui fait que l’on trouve plus souvent des frites à la française qu’ à la belge dans les autres pays d’Europe, dont la Pologne. C’est tellement dégoûtant que ça vous coupe l’appétit du dessert.
Elles avaient pourtant l’air bonnes, ces gaufres.
Je lui ai alors parlé des gaufres belges, et plus spécifiquement des gaufres de Liège et de Bruxelles. Alors aujourd’hui, avant d’aller au Comic Book Center, Krzystof m’a proposé de goûter une gaufre de Lodz. 🙂
Physiquement, ça a l’allure bien rectangulaire d’une gaufre de Bruxelles, mais c’est plus savoureux. La texture et le goût me rappellent en fait les biscuits qu’on sert avec de la glace (mais cette impression est peut-être renforcée par la quantité de crème fraîche).
Gaufre de Liège
Gaufre de Bruxelles
Gaufre de Lodz
Par contre, les gaufres de Liège et de Bruxelles sont servies chaudes. Celle de Lodz m’a été servie cuite, mais à température ambiante.
La gaufre de liège se caractérise par ses délicieuses perles de sucres et ses tendres arrondis, celle de Bruxelles par son manque aberrant de saveur, celle de Lodz par son croquant et son goût de biscuit pour crème glace.
En fait, la gaufre de Łódż, c’est comme si un biscuit Destrooper essayait de se déguiser en gaufre de Bruxelles
Assez parlé cuisine. Place au Comic Book Center. J’espérais retrouver tous mes héros, apprendre des mots en polonais rien que parce que je connais les histoires par coeur, … et en fait, je n’en ai retrouvé que très peu.
Primo : ma BD, c’est d’abord Dupuis, ensuite Casterman, Dargaud et le Lombard. Ici, le mec avait surtout du Soleil.
J’ai tout de même réussi à dénicher un Thorgal (tout de même, c’eût été malheureux, quand on connait le pays d’origine du dessinateur), un Largo Winch, et j’ai proposé « Exit » a Krzystof car l’histoire ressemble un peu à Hunger Games : manger ou être mangé, la dure loi de la nature. J’aurais bien voulu lui présenter « SOS bonheur » aussi, mais le type ne l’avait pas.
Un point positif tout de même : le libraire-bibliothécaire avait quelques BDs en Français, et même en « Belge » selon ses dires (il m’a en fait montré « Thorgal : la gardienne des clefs » en néerlandais)
… Je crois que beaucoup d’étrangers ne connaissent de la Belgique que la flandre.
Toujours à propos de cuisine polonaise. Je viens de trouver dans mon livre quelques plats typiquement polonais. Voici donc leur nom en polonais, en anglais, puis en français. Je sais maintenant ce qu’il me reste à tester avant de quitter le pays. 🙂 (une grande quantité de soupe : on verra ça en hiver! )
Si vous hésitez entre des frites ou des crêpes pour ce soir, je vous recommande vivement les « placki ziemniaczane »
Dans l’un de mes premiers articles, je vous parlais de nourriture polonaise : pierogi, camembert frit, et autres gniokies…
Voici les crêpes de pomme de terre, ou en polonais, les « placki ziemniaczane« .
J’avais expliqué à Krzysztof que j’aimais les patates sous toutes leurs formes. Alors il m’a envoyé ce lien you tube, pour me permettre de faire moi-même des potatoes pankakes. C’est délicieux. Ça ressemble un peu à du Quorn.
À nouveau, c’est un plat plutôt gras. Attention à votre ligne et bon appétit. 🙂
Il vous faut :
– 6 pommes de terre
– 1/2 oignon
– 3-4 cuillères à soupe de farine
– 1-2 oeufs
– sel et poivre
– de l’huile pour graisser votre poêle
– n’importe quel légume qui donne bien en purée
Vous épluchez, coupez en morceaux de manière à le passer au mixer.
Vous mixez tous les légumes.
Vous ajoutez ensuite la farine et l’oeuf, puis le sel et poivre. Mélangez bien.
Vous faites chauffer l’huile dans la poêle, et vous y ajoutez la pâte, par boulettes (le contenu d’une cuillère à soupe) et vous n’hésitez pas à aplatir un peu dans la poêle pour que ça ait l’air d’une petite crêpe.
Ça dépend des goûts…
Beaucoup ou peu d’huile ? à vous de voir si vous aimez la nourriture grasse ou non.
On fait chauffer fort? Plus ça chauffe fort, plus vite il faudra retourner et ce sera sans doute plus croustillant que doré…
Si vous en avez fait beaucoup trop, pas de panique, ça se conserve quelques jours au frigo, et ça garde sa saveur (pas comme les frites)
Je vous sens impatients d’avoir de mes nouvelles, alors en voici.
Il y a eu pas mal de nervosité et d’agitation au Lodz Art Center durant tout le mois de mai. Et pour cause, deux gros événements : le Fotofestiwal et le festiwal Perspektywy.
Pour le Fotofestiwal, mes collègues EVS avaient pour mission d’une part, d’en faire la promotion en ligne, via les réseaux sociaux, et d’autre part, de rechercher du mobilier pour accueillir les photographes. J’ai aidé la Fotofestiwal team pour des petites choses, comme la préparation de pack de bienvenue, lorsque ça m’était présenté comme une urgence. Pour le reste, j’ai préféré mettre un peu de distance avec le Fotofestiwal, car lors de ma toute première rencontre avec Tomasz, sur Skype, il avait dit qu’il n’aimait pas trop que « ses » volontaires soit happés par les autres organismes du Lodz Art Center. Ça tombe bien, j’ai de toute façon plus d’affinités avec le théâtre que la photographie.
Je suis donc restée un maximum auprès de Chorea. En journée, je continuais mes traductions et ma recherche de partenaires, et en soirée, je prenais quelques photos et vidéo des différents événements du Festival Perspektywy (voir ci-dessous)
Depuis 2010, le théâtre Chorea organise tous les deux ans le festival « retro/per/spektywy ». Ce festival demande beaucoup de préparation, et c’est pour cette raison qu’il n’avait lieu que tous les deux ans. Mais comme cela remporte beaucoup de succès, et que certaines habitudes se sont mises en place, Chorea tente de diminuer l’écart entre deux éditions. Et pour cette année, le festival a légèrement changé son nom.
Mes connaissances du polonais sont encore trop faible que pour vous donner une idée des discours tenus lors du festival, mais armée de mon appareil photo, j’ai fait mon possible pour vous retransmettre l’ambiance.
Accueil (07 mai)
De vieux bâtiments industriels ont été recyclés pour donner le Lodz Art Centre. C’est au milieu de murs de briques que débute le festival. Un ascenseur en verre permet d’accéder au second étage, où se tient le discours d’accueil.
Discussion après le spectacle : « Rowerek » soit, en français « le vélo » (07 mai)
Aussi à l’aise qu’Olan, le baratin de Noa et un petit air d’Hugues-Antoine… Ce jeune homme de 14 ans était vraiment épatant
Tomasz, le directeur de la compagnie « Chorea »
Concert « Lulabajki » (07 mai)
Lulabajki est un jeu de mot. Il s’agit du mot anglais « lullabies », soit « berceuses » décliné de manière à sonner polonais. (Comme lorsqu’on remplace le « r » final d’un verbe français par un « n » pour faire genre qu’on parle néerlandais)
Ce concert invite le public à financer la production d’un CD.
Une Chorale, avec des enfants parfois très jeunes
Joanna Chmielecka, une de mes collègues
Natalia Przybysz, est semble-t-il, une artiste connue en Pologne. Elle a une page sur Wikipédia.
Au fur et à mesure du concert, de jeunes enfants du public allaient spontanément de plus en plus près des enfants de la chorale. 🙂
(Pour vous faire une idée de la voix et du style de musique de Natalia Przybysz, cliquez sur ce lien You tube.)
08/05 : Un one-women-show, sur le thème de la vue, ou peut-être de manière générale, sur la perception que l’on a du monde qui nous entoure, juste avant le spectacle « Vidomi »
Vidomi ( 08 mai)
J’aimerais pouvoir vous partager les vidéos ici, mais elles sont trop lourdes. Rendez-vous sur facebook 😉
Dans ce spectacle, une partie des acteurs sont malvoyants.
Le spectacle commence plongé dans le noir, puis soudain retentit le son d’une cloche, et on entend un groupe se déplacer dans la direction d’où vient le bruit.
Mais le bruit se déplace, et le groupe peine à le suivre. Progressivement, les acteurs, puis la scène sont éclairés. On peut alors voir que les acteurs établissent toujours entre eux un contact physique. Et que s’il est rompu, ils abandonnent leur partenaire dans une certaines position, la même pour tous.
Engi Vengi (15 mai)
Elina Toneva tenait la vedette dans ce spectacle où sa voix particulière se distinguait clairement du reste du groupe. Mais lors des spectacles suivants, j’ai eu le sentiment que Joanna Chmielecka s’était entraînée à chanter de la même façon.
Koncert pieśni Antycznych ( 19 mai)
Pour ce concert, il y a eu l’envie de représenter l’ambiance de la Grèce Antique.
Rythm Języka (10 juin)
Le public a été super fan de cette performance, et la compagnie a rejoué deux morceaux après les salutations. Ici, il s’agissait plutôt, si j’ai bien compris, de reprendre des rythmes, des syllabes, de différentes langues, et de jongler avec. Ça m’a rapellé certaines BD humoristique où l’auteur déforme volontairement les mots pour faire ressentir comment chante la langue du locuteur.
Kołysała mama smoka (12 juin)
Berceuse d’une mère dragonne
Un peu comme lors de Lullabaiki, il y avait beaucoup de jeunes enfants. Et cette fois, ils étaient invités à participer sur scène. La salle était toujours plongée dans l’obscurité, sauf quand le public était invité à descendre sur scène.
Pour la berceuse, d’accord. Pour le dragon, j’ai un peu plus de mal à le percevoir, sinon par la simple présence de bougies.
Ce concert clôt le festival Perspektywy. Mais je sais déjà que le 17 et 18, il y aura un autre spectacle à propos cette fois d’un match de football… Je me réjouis d’y être. 🙂
Hello. Je reviens de l’intercamp de Nysa où j’ai rencontré des scouts de différents pays : USA, Autriche, Pays-bas, Belgique, Pologne, Suisse, Pakistan, France… J’ai ainsi découvert que le scoutisme a une multitude d’identités. Il existe sans doute autant de façon de vivre le scoutisme que de scouts. Et certaines valeurs qui me semblaient « scoutes » m’apparaissent maintenant comme propres à mon unité, voire propres à moi-même. Sur le coup, c’était plutôt dérangeant, mais avec le recul, je me rends compte que c’est beaucoup plus riche ainsi, et qu’en confrontant mes valeurs à celles des autres scouts, je peux ajuster ma définition du scoutisme.
Venir en Pologne, pour presque un an, c’était déjà un défi : apprendre une nouvelle langue, une autre manière de vivre, intégrer de nouvelles valeurs culturelles. L’intercamp est la suite logique de ce processus. Pour chaque scout présent, il s’agissait de parler une multitude de langues dans une même journée, de s’adapter à chaque interlocuteur, d’oublier complètement son patrimoine et de recréer quelque chose, tous ensemble. En voici un exemple rigolo : les organisateurs voulaient nous inciter à trier nos déchets, et nous proposaient trois poubelles. Mais tout le monde n’a pas grandi avec le même code couleur. Bien sûr, il y avait des étiquettes sur les poubelles mais elles étaient rédigées en polonais, ce qui fait que seul un tiers de la population locale pouvait comprendre. Sans doute l’anglais ou l’utilisation de pictogrammes aurait été plus judicieux, toujours est-il qu’il a fallu s’adapter. Généralement, les scouts regardaient le contenu de chaque poubelle pour savoir où jeter leurs déchets, et le tri avait tout de même plus ou moins lieu, même si cela ne respectait pas le code polonais.
Cela m’apprend que finalement, c’est la culture, plus que la langue, qui nous freine lors d’échanges internationaux, alors que cette même culture est nécessaire pour acquérir une première langue.
Alors, vivement qu’on uniformise tous ces détails. 🙂
Apprendre une nouvelle langue et vivre en immersion est également fatiguant les premiers jours. Alors switcher de l’une à l’autre ! Je ne vous dis pas le melting-pot que ça a été. Quelle frustration de ne plus savoir aligner trois mots de néerlandais auprès de mes compatriotes flamands. Pour une raison qui m’échappe, certains mots viennent plus facilement dans une langue que dans une autre, mais aucune langue ne ressortait comme « favorite ». Au lieu de dire « ja » je disais « tak ». Au lieu de dire « Come here guys » je disais « Kom maar hier », and so on… Il n’y a vraiment qu’en français que je pouvais parler sans difficultés. Comme quoi on peut être bon dans une langue, rien n’équivaut à la maîtrise que l’on a de sa langue maternelle. Je me demande à quoi c’est dû. Peut-être faut-il s’immerger un certain temps dans une langue pour en devenir un parfait locuteur. Probablement 3 ans, puisque c’est à cet âge qu’un enfant maîtrise suffisamment sa langue maternelle que pour entrer à l’école. Ça vaudrait la peine d’étudier le sujet.
De même, c’est assez rigolo d’avoir des cours de polonais donnés en anglais. La plupart du temps, le vocabulaire est assez simple, et je peux écrire en anglais la traduction d’un mot polonais, mais parfois, je repasse par le français. C’est assez dangereux car cela augmente la probabilité de perdre des fragments de sens. Aussi, quand j’ai un peu de temps libre, je vérifie dans un dico franco-polonais que la façon dont j’ai traduit est bonne. Je me demande à quoi ressemblent les connexions neuronales dans mon cerveau face à ce genre d’exercice. De quelle manière les signifiants sont-ils reliés à leurs signifiés ? Existe-il des réseaux parallèles (un pour chaque langue) ? Et tous reliés au réseau de base ? Mais du coup quand j’apprends le polonais via l’anglais est-ce que ça donne une connexion du genre SaPL→SaEN→SaFR→Sé? Avec de temps en temps des raccourcis SaPL→SaFr→Sé ? Il y a aussi sûrement des mots en langue étrangère dont je saisi directement le sens sans repasser par le français par exemple, le mot « tak » je suppose que les connexions neuronales ressemblent à : SaPL→Sé. Je n’imagine même pas comment cartographier tout ce bazar. Encore qu’un modèle en 3D devrait pouvoir illustrer tout ça. Mais si on s’intéresse aussi aux régions qui traitent de la grammaire, ou de la culture lié à chaque langue, ou encore, aux muscles vocaux qui travaillent ou non selon la langue. Que tout cela est complexe et drôlement bien foutu. 🙂
Salut à tous, et surtout à mon plus grand fan (qui se reconnaîtra sans difficulté)!
Bonne nouvelle : j’ai fini de traduire le site web de Chorea de l’anglais au français. Il me reste à faire quelques révisions pour l’orthographe et la traduction des noms (par exemple : les noms des partenaires ou les titres des différents spectacles). Ensuite, il faudra faire appel à la personne, extérieure au théâtre, qui a créé le site web pour lui demander d’y ajouter une nouvelle option linguistique. Enfin, on pourra (moi ou une de mes collègues, je n’en sais encore rien) éditer toutes ces pages sur le site. J’espère que ça se fera dans le courant du mois de juin, mais ce genre de beau projet est parfois freiné par différents facteurs : manque de temps pour contacter les personnes appropriées, manque de moyens, ou que sais-je d’autre.
Je vais enfin pouvoir me frotter à un vrai job d’RP : établir une liste de personnes de contact pour différents théâtres francophones partageant les mêmes valeurs que Chorea (travail des mots, de la musique et du mouvement) de par le monde.
Cette liste sera analysée avec Tomasz, et je contacterai alors les compagnies théâtres qui auront retenu son attention.
Vous êtes membre d’une compagnie théâtrale
axée sur la parole, la musique et le mouvement?
Vous aimeriez établir un partenariat
avec la Pologne, Lodz, théâtre Chorea, http://www.chorea.com.pl/en/about-us/idea-en-us/ ? Faites-moi signe! (petit.cathebjmg@gmail.com)