Formation Bikablo

Bonjour à tous.

Ceux qui me connaissent déjà savent que j’ai une excellente maîtrise de la suite Microsoft Office. Excel, Word, PowerPoint,… n’ont pratiquement plus de secrets pour moi. Mis à part le VBA que je suis encore en train d’apprendre, je fais faire ce que je veux à ces outils. Taille, forme, couleur, épaisseur, positionnement, je maîtrise tout ça fièrement, comme un dompteur de fauves au cirque. Au point que lorsque je vois un PowerPoint par exemple, dont les différents éléments ne sont pas parfaitement agencés les uns par rapport aux autres, ça me saute aux yeux comme une vilaine faute d’orthograffe. (oui, c’est fait exprès les deux « f » au lieu de « ph ». C’est pour illustrer mon propos)

Alors, forcément, quand je souhaite donner une formation à mes collègues, je saute sur mon pc pour préparer quelques dias. Là où je bloque parfois, c’est pour trouver les illustrations appropriées. Quelle galère. J’ai une idée assez précise de la métaphore que je veux employer, mais pas moyen de trouver les bons mots-clefs à taper dans Bing ou Google image.

Vous aussi, vous avez déjà vécu cette situation frustrante, où vous cherchez cinq, dix minutes après une illustration, et que finalement vous la retirez parce que hors contexte, on ne comprendrait pas ce qu’elle fout là? Alors laissez-moi vous raconter comment j’ai découvert l’univers de Bikablo.

Par un beau matin d’une journée de travail, alors que je parcourais les annonces de la page d’accueil de SHiNE (notre intranet) pour me tenir au courant des dernières news du coin, j’ai appris que l’ANMC organisait une formation « Bikablo – Comment donner de l’impact à nos présentations ? »

Intriguée, je fonce sur e-Learn, notre plateforme de gestion des formations, et je lis plus en détail la description. On dirait bien que ça pourrait m’intéresser. Je ne suis pas sûre de vraiment comprendre de quoi il retourne, mais une formation en communication, ce n’est jamais perdu. Surtout quand on a déjà étudié dans ce domaine, et qu’on donne régulièrement du support et des formations bureautique aux collègues. Je décide de m’inscrire. De toute façon Jurgen (mon manager) doit approuver. S’il estime que ça n’a rien à voir avec mon taf, il peut toujours refuser mon inscription. Ça ne me coûte rien d’essayer. Les ressources humaines me demandent de lui donner trois objectifs que cette formation pourrait m’aider à atteindre. Je cherche des arguments, des liens avec mes objectifs… C’est pas hyper-évident mais je parviens à argumenter. C’est passé visiblement, parce que Jurgen approuve mon inscription à la formation.

Alors, en quoi consiste-elle, finalement cette formation Bikablo?

Mercredi matin, alors que le thermomètre avait déjà atteint les vingts degrés celcius, Charles-Louis de Maere nous reçoit dans une salle on ne peut plus banale. Mur blancs, des chaises disposées en cercle, et au centre, du matériel de dessin. (planchettes, feuilles de papier, marqueurs…) Mais on remarque déjà les flipcharts de part et d’autre. L’un présente le programme de la journée. L’autre, je ne sais plus. Je me souviens seulement m’être dis « wow. C’est pas mal. Combien de fois a-t-il dû recommencer son affiche pour arriver à un résultat pareil? » Je constaterai durant la journée que ce que j’ai à ce moment sous les yeux vient d’être réalisé en deux temps, trois mouvements. Sans ratures, ni brouillons préliminaires. À ce moment, je ne le sais pas encore, mais à la fin de la journée j’aurai reçu les outils et la formation nécessaire pour faire quelque chose d’aussi classe, et même encore plus classe que ce que je vois à ce moment, car le poster sur le flipchart est déjà très lisible, très compréhensible, mais il sera complété au fur et à mesure de la journée. Avec des ombres, des couleurs, des pictogrammes, des encadrements,… En fait, au fur et à mesure qu’on apprendra les techniques, elles seront directement appliquées à nos posters « programme », « règles du jeu », etc.

Alors que je suis tellement fière de ma maîtrise de PowerPoint, je m’aperçois rapidement à quel point des slides peuvent être lisses et imperméables, dénuées de personnalité. Justement parce rien ne ressemble plus à un PowerPoint qu’un autre PowerPoint, et qu’au bout de vingt slides, vous ne vous demandez plus qu’une chose : « Il y en a encore combien, des slides comme ça? »

Les flipcharts captent l’attention. Peut-être que c’est justement ce côté « imparfait » qui attire le regard, ce côté humain, et en même temps ce côté artistique, cette fascination pour du dessin fait main plutôt que sorti d’une machine. Ça « sonne vrai ». C’est à la fois authentique et époustouflant. Et ça, c’est beau. Et tout le monde est attiré par ce qui est beau. En ayant un beau support, vous attirez donc l’attention de votre auditoire sur celui-ci.

De plus, le côté « à main levée » nous autorise à nous foutre royalement de la notion de perfection. On ne cherche pas ici quelque chose de parfait sur le plan graphique. On cherche plutôt des images qui ont un réel impact. Dont le lien entre signifiant et signifié est intuitif. On réutilise le dessin comme écriture. C’est presque de la bd. Le dessin, la disposition et la mise en évidence des éléments raconte quelque chose en soi. Le résultat est époustouflant. Le flipchart prend vie sous les yeux de tous, devient un personnage à part entière. Même un PowerPoint animé n’atteint pas ce résultat.

Alors comment atteint-on ce résultat en une journée à peine?

Ch.-L. nous propose de commencer par raconter à notre voisin à quoi ressemble selon nous une bonne présentation. Celui-ci doit alors retranscrire ce qu’on a dit, sous forme de dessins, sur les blocs de feuilles A4. Première leçon : on part de sa planète. C’est-à-dire qu’on est tolérant envers soi-même. On ne nous demande pas d’être Léonard de Vinci ni même Jean-Claude Servais ou Willy Vandersteen. On a le droit de faire des bonhommes-alumette ou des bonhommes-patates, comme en maternelle. En gros, on a le droit de dessiner comme nous-mêmes.

Ensuite, il attire notre attention sur les marqueurs qu’on vient d’utiliser. Certains ont une mine pinceau, d’autres une mine ronde, d’autre encore une mine biseautée. Il nous montre la trace laissée par chaque mine sur le papier, et les effets de style qu’on peut produire avec des combinaisons. Par exemple, si on fait tourner la mine du marqueur biseauté pendant qu’on marque le trait on obtient une ligne de plus en plus fine ou de plus en plus épaisse.

Sur du papier A0 fixé aux murs, nous nous prêtons au jeu. Je crois qu’on s’est tous sentis replonger en enfance. Comme en maternelle quand on apprend les formes de base qui serviront ensuite à l’écriture. Des lignes droites horizontales, verticales, des lignes pointillées, tiretées, brisées,…
On se rend compte que dessiner debout n’est pas évident, mais qu’on peut fléchir les genoux, et prendre du recul. Hors de question de prendre une latte pour tracer nos lignes. On se fiche d’avoir des lignes parfaitement droites. Ce qui compte ici, c’est de parvenir à transmettre le concept de ligne droite! (Mais bon, c’est sûr que si on s’applique un peu c’est plus ressemblant) Après les lignes, on passe aux formes de bases : carré, triangle, cercle.

Puis on apprend à dessiner des conteneurs. C’est-à-dire des encadrements stylés. Qui évoquent une plaque de marbre, un post-it, un papier tenu par du collant, par des épingles, un cadre de type tableau suspendu, des banderoles, des phylactères ou des pensées…

Ensuite on apprend à dessiner les ombrages, au gros feutre gris clair.

Puis les pictogrammes, à l’aide d’une combinaison de formes simples, comme par exemple les lettres UZMO qui bien agencées peuvent représenter une ampoule, et donc le concept de lumière, d’idée, … On assemble le tout et on se retrouve à écrire « décision » dans un pictogramme en forme de bombe pour montrer que c’est une décision explosive, ou qu’elle va causer du dégât. Ou dans un ballon gonflé à l’hélium pour montrer que c’est une décision légère. Ou dans un cadre qui évoque une plaque de marbre pour montrer que c’est une décision solide, …

Rapidement, on apprend aussi à redessiner un cadre autour de notre poster pour clôturer une idée qu’on vient de développer. Il ne s’agit pas forcément de dessiner un rectangle parfait non plus. On peut interrompre le trait et faire sortir un concept du cadre. Et rajouter des éléments de contexte autour du cadre principal.

Dans l’après-midi, on apprend encore à dessiner des bonhommes. Pas des bonhommes-allumettes ou des messieurs-patates. Plutôt des bonhommes-ponts. Un grand U à l’envers, un cercle qui flotte par-dessus, et voilà notre bonhomme dessiné en deux coups de marqueur seulement! On peut lui ajouter des accessoires s’ils sont significatifs. Par exemple, des cheveux courts ou longs pour distinguer hommes-femmes, une casquette pour représenter un jeune, un chapeau ou une cravate pour représenter quelqu’un d’important. Oui, ce sont des clichés. Bien sûr qu’on utilise des stéréotypes, puisqu’ils permettent de faire comprendre en une image un ensemble d’idées.

On découvre alors l’utilisation de la couleur pour donner du corps ou du relief aux objets. À nouveau, on peut tester différents matériels : marqueurs, pastel…

Nous apprenons que la couleur ne doit pas nécessairement correspondre à la réalité. On peut colorier la mer en vert si l’ensemble de notre poster est dans les tons verts.

Nous arrivons à la fin de la journée avec un nouvel exercice en binôme. Cette fois, il s’agit de représenter sur un poster à quoi ressemble une journée de rêve pour notre binôme. Nous avons plus de temps (je crois cinq chansons au lieu de dix minutes) et à la fin, on a tous créé des posters magnifiques. On peut se balader le long des quatre murs de la salle et voir autant de journées de rêve que de participants. Beaucoup de posters représentent du sport, la nature, le cercle famille-amis, le réveil-matin qui ne sonne pas, la musique autour d’un barbecue… Tout ça avec quelques mots-clefs bien encadrés, bien mis en évidences par des ombres et des couleurs, le tout sur fond pastel… Les résultats sont de véritables œuvres d’art. Rien à voir avec notre premier dessin de la journée, dont on était pourtant déjà contents.

On est encore invité à donner du feedback sur la journée. Et là, on est plusieurs à demander une seconde journée, pour aborder la calligraphie, les codes couleurs, d’autres choses peut-être… Pour prendre notre mal en patience, nous recevons de Charles-Louis un kit avec quelques marqueurs et quelques livrets reprenant ce qu’on a appris.

Dès le lendemain, j’essaye de mettre en pratique ce que j’ai appris. Sur du papier A4 et avec du matériel de bureau. Je ne suis pas tellement fière de moi. Allez, c’est pas mal, mais maintenant que je sais que je peux mieux faire, le résultat me semble un peu bof… Je suis critique avec moi-même. Et zut, j’ai mal posé mes ombres…Dans ma tête, la voix de Charles-Louis me dit de ne pas être si critique envers moi-même, et de partir de ma planète.

Ma collègue Anabel me dit que c’est bien dessiné mais quand je lui demande ce qu’elle comprend de l’affiche, elle me dit qu’elle n’a pas fait attention au contenu en soi. Hé zut! Tant pis. Je vais profiter du weekend pour m’entraîner. 🙂

Bref. Si comme moi, vous êtes souvent amenés à prendre la parole devant un groupe de personnes pour leur transmettre des idées, je vous recommande de suivre cette formation. Charles-Louis donne une formation de 2 jours en public à Bruxelles les 9 et 10 septembre 2019 (il reste 4 places) https://www.workshopbutler.com/public/event/ssWJ0yhM et à Paris en octobre https://www.workshopbutler.com/public/event/ngpRjtVE. 

Bien à vous,

 

Cath

Montagnes Russo-Italiennes

Après la visite de Santa Caterina Del Sasso, nous avons repris un bateau en direction de Stresa avec les plus jeunes de nos seniors : Daniel, Isabelle, Jocelyne, le peintre de l’UCL dont je ne connais toujours pas le nom, et deux autres couples. De là, le téléphérique, puis on aurait pu prendre un télésiège mais Pierre-Yves n’aime pas tellement avoir les pieds dans le vide. Alors on a mangé notre pique-nique puis on a grimpé les cent mètres restants à pied. Daniel et le peintre préféraient manger au sommet. Et on s’est séparé du reste du groupe. Il faisait un temps magnifique et j’étais bien contente d’avoir un chapeau. Arrivés au sommet de la montagne, a Motarone, nous avions un superbe panorama. Nous sommes restés boire un verre et profiter des rayons du soleil.

Là au dessus, il y a également un genre de montagne russe installé sur la montagne : AlpyLand. Il s’agit d’un parcours en luge sur rail. On peut se mettre à deux par luge, avec une ceinture de sécurité, et le passager arrière peut régler la vitesse. Pierre-Yves n’est pas trop fan des parcours dans les airs, mais il m’a quand même accompagné, à condition d’être le passager arrière. Il préfère pouvoir freiner que de se prendre le danger de face. Ça m’arrange car j’avais envie d’en prendre plein la vue. Sa curiosité l’a quand même poussé à piquer une petite pointe de vitesse. J’étais ravie.

Le panneau publicitaire Alpyland

Puis nous sommes redescendus, les bras chargés de soleil et avons repris un bateau piblic vers Intra. Il faisait un arrêt sur chaque ilot du coin, un peu comme un bus. Pour vous donner une idée, Stresa-Intra en bateau public, c’est un peu comme La Roche – Marloie en TEC. On prend une heure pour faire un trajet de 20 minutes. Mais bon, ça permet une première approche des iles Borromee, alors c’est plutôt sympa.

Santa Caterina del Sasso

Ce matin, le car nous a conduit jusqu’à l’embarcadère d’Intra. Le village dans lequel se trouve notre hôtel. De là, nous avons pris le bateau jusqu’à Santa Caterina del Sasso pour visiter l’ermitage éponyme. Sainte Catherine est née princesse d’Alexandrie en 294. Comme c’est une princesse, on la représente souvent très belle, bien habillée, bien coiffée. Elle est aussi très instruite. Lorsqu’elle rencontre l’empereur Maximin II Daïa, celui-ci est impressionné par son verbiage. Fervante Catholique, elle tente de le convertir. Celui-ci tombe à court d’arguments contre elle et fait venir tous les savants de son royaume en promettant une forte récompense à celui qui parviendrait à contrer les arguments de Catherine. À chaque fois qu’un savant échoue contre les arguments de Catherine, l’empereur, fâché, fait exécuter plusieurs personnes déjà converties au Christianisme. Catherine est belle et intelligente, l’empereur à plusieurs reprises veut la forcer à devenir sa femme. Celle-ci refuse à chaque fois, car elle est déjà promise à Dieu. Lorsqu’elle est enfermée dans un cachot sans nourriture, Dieu lui vient en aide. Une colombe lui apporte tous les jours de la nourriture céleste, et les anges soignent ses plaies. À tel point que lorsque l’empereur la sort du cachot pour renouveller sa demande, elle est encore plus belle. Comme elle se refuse à lui une fois de plus, il veut l’attacher à une roue, mais Dieu intervient, la roue cède avec une telle puissance que plusieurs païens meurent au passage. L’empereur fait trancher la gorge de Catherine avec une épée, et c’est du lait qui jailli de ses veines, plutôt que du sang.

Notre guide, Martia, nous a expliqué que pour cette raison, sainte Catherine était souvent représentée avec une épée et une roue.

De gauche a droite : Sainte Lucie était très convoitée pour ses jolis yeux, alors pour qu’on lui fiche la paix et qu’on arrête d’essayer de la marier, elle se les arrachés. On peut voir ses yeux représentés sur sa tunique. C’est la patronne des aveugles. Sainte Madelaine au centre et Sainte Catherine à droite, qu’on reconnait au fragment de roue.

 

 

Dans le dessin déchiré du bas, on peut voir au dessus à gauche un demi Christ en croix
La presse pour le vin, les olives, … et d’autres
Au premier étage (au dessus des arcades) vivaient les soeurs
Comme dans saint Victor, les murs et les plafonds sont peints. Nous ne sommes pas resté longtemps à l’interieur de l’église car une messe y était donné en Italien par les Franciscains de Bettanie. C’est un ordre un peu particulier. Mixte, et on est libre de prononcer ses voeux ou non. Les frères et les soeurs portent une toge bleu ciel et des sandales foncées, hiver comme été.
Ce gisant, c’est Alberto Besozzi. Quand l’ermitage fut laissé à l’abandon à cause de la trop petite quantité de monde, il est venu vivre là en ermitage. On l’a rappellé en ville pour qu’il vienne chasser les loups.

Martia nous a expliqué que le surnom « del sasso » veut dire « des pierres ». Parce qu’il y a eu un miracle, à savoir que la falaise s’est un peu écroulée mais certaines pierres sont restées à quelques mètres de hauteur au lieu de débouler sur les moines. Bien plus tard, on a quand même entrepris des traveaux pour retirer les rochers menaçants.

Premières visites

Notre chambre a une vue sur l’un des jardins. La pelouse est superbe et l’on voit un puit semblable à celui auquel Blanche-Neige fait le voeu de rencontrer un prince charmant dans le Disney.

Mais bon, personellement, j’ai déjà un jeune homme charmant qui partage ma vie donc je n’ai pas besoin d’adresser une prière de cet ordre-là au puit.

Derrière le jardin, il y a un hangar délabré. J’apprendrai dans la journée qu’il s’agit d’une ancienne fabrique de tissus du Suisse qui a racheté le cloitre avant qu’il n’appartienne à l’hôtel. Et juste derrière, on aperçoit le clocher en cuivre d’une église, qui ressemble du coup à Saint Aubin de Namur.


Au petit déjeuner, je fais la connaissance de Pierre (aka Indiana Jones, c’est le surnom que je lui donnais avant de savoir comment il s’appellait) et son épouse Monique. J’aperçois une dame toute seule à une autre table, et je lui propose de se joindre à nous. Elle s’appelle Marie-Louise et elle a l’air sympa. Isabelle et Daniel se joignent à nous également. Isabelle s’étonne que les menus soient écrits en Italien, Allemand, Français et Anglais mais pas en Néerlandais. « … Pourtant Intersoc organise aussi des visites à Verbania pour les flamands! » nous dit-elle. Peut-être craint-elle une certaine forme de discrimination envers son mari, car Daniel est Flamand. Je pense plutôt que l’hôtel écrit ses menus dans la langue des pays limitrophes. J’ai essayé de le lui expliquer mais il y avait du bruit dans le réfectoire. Il est possible qu’elle ait mal compris. Le personnel de l’hôtel nous distribue ensuite deux feuilles par table. L’une avec le menu de midi (« Déjeuner »), l’autre avec le menu du soir (« Diner »). On nous demande de noter quelle entrée et quel plat on veut pour chaque repas. La pauvre Isabelle avait décidément bien du mal à comprendre comment faire part de ses choix. (peut-être à cause des appellations françaises) On avait beau lui dire qu’il fallait choisir une entrée et un plat principal par feuille, elle nous a répété au moins trois fois : « C’est une feuille pour nous et une pour vous? »

À 10h, le patron de l’hôtel, Luciano, nous a présenté les lieux en français avec une présentation powerpoint (ou plutôt une vidéo muette reprennant une série de photos, qu’il met régulièrement sur pause) Il nous explique que notre hôtel, il Chiostro, est un ancien cloître racheté par un suisse alemanique. Ce qui ressemble à Saint Aubin, c’est la basilique Saint Victor. Nous sommes entrés à l’intérieur cet après-midi Pierre-Yves et moi, et j’ai été impressionnée par la qualité des fresques murales. Même si elles semblent usées et noircies, on peut voir dans les dessins de tels reliefs qu’on pourrait les prendre pour des statues. Les vitraux sont très beaux aussi, et avec le soleil qu’on a, ils sont très lumineux. La basilique fait un appel aux dons pour restaurer les murs qui sont assombris avec le temps.

Luciano dans sa présentation nous a également montré quelques endroit-clés des environs, et Colette nous disait lesquels étaient prévus, et lesquels pouvaient être fait lors d’un après-midi.

Ensuite nous avons pris un apéritif puis le diner. À table, j’ai essayé de faire la connaissance de participants dont je ne connaissais pas encore le nom. (Ben oui, je cherche toujours à marquer des points) Cette fois, j’étais entourée de Gaby et Charles. Il était dur de la feuille et semblait désorienté. En recevant son poisson pané, il a renvoyé le serveur en lui disant que non, lui, il avait demandé du poisson, « pomidor ». On lui présente alors les pennes sauce tomate et mozzarella, mais il n’a pas l’air satisfait. Gaby lui répète gentiment :

« Charles, tu avais demandé le poisson ou les pâtes? »

« Je voudrais les frites. »

Finalement, il a mangé les pâtes.

J’étais déjà un peu assommée d’avoir bu plus d’alcool que d’ordinaire quand Colette annonça que ce serait bien qu’on garde nos places pour les repas. Parce que pour certaines personnes, c’est plus rassurant d’être toujours assis à la même place. J’ai tout de même trouvé assez d’énergie pour demander à ce qu’on puisse un peu changer de table d’une journée à l’autre. Et nous avons obtenu de pouvoir changer de place à notre table.

Avec le changement de température, de parfums, de musiques (le clocher de st Victor par exemple), de langue ; la visite du cloître, les conversations sur la musique des années 70 (au cas où on se souviendrait de leur jeunesse) et mes règles qui avaient atteint leur paroxysme, j’étais vraiment claquée. J’ai zappé le dessert pour pouvoir me reposer un peu.

Dans l’après midi, après la visite de Saint Victor, nous sommes allés près du Lac Majeur, d’abord en le longeant par la gauche, puis après un rapide passage à l’hôtel pour reprendre de l’eau, nous sommes allés en direction du théâtre en forme de galets. Là, on a vu plein de jeunes torses nus jouer au beach volley (Ou du moins essayer). On aurait bien aimé déguster une glace en terrasse mais il n’y avait plus que des machins industriels, alors on s’est ravisés.

De retour à l’hôtel pour le souper on a pu s’asseoir en bout de table et discuter avec des seniors bien plus vifs de corps et d’esprit. Ouf! J’ai senti une légère réticence de la part de Pierre dont la place était dès lors légèrement décalée par rapport à midi. Et Daniel et Isabelle n’avaient pas l’air tellement enchantés de se retrouver à nos places… mais finalement ça a été pour eux, ils bavardent facilement.

Demain, il est prévu de prendre le bateau au matin pour visister Santa Caterina del Sasso. Ensuite, on a le choix entre pique-niquer sur place et puis de faire un peu de grimpette. Ou bien rentrer à l’hôtel pour le repas de midi et puis faire ce qu’on veut. Je ne suis pas tellement sportive, mais je pense que faire un peu de grimpette avec des seniors en bonne santé physique et mentale est une option raisonnable.

À demain pour les nouvelles.

Voyage à Verbania

Cette année, nous partons en vacances à Verbania, une commune située sur le lac Majeur, en Italie, avec Intersoc. Comme nous sommes tous les deux membres de la Mutualité Chrétienne, nous avons droit au tarif préférentiel.

Lors de la réservation, la dame au bout du fil en notant nos numéros NISS me prévient. Nous sommes largement sous la moyenne d’âge. Personnellement, j’aime bien voyager avec des personnes plus  âgées. Elles marchent calmement, discutent sans crier et ont généralement de la culture générale à partager. En plus, on est facilement considérés comme des mascottes, et j’aime bien ça. Je vérifie auprès de Pierre-Yves. Ça lui convient aussi.

Jeudi 30 mai. Alors que le soleil ne s’est pas encore levé, Pierre-Yves et moi ne pouvons pas dormir. Est-ce l’euphorie du départ? La crainte d’oublier quelque chose d’essentiel? Rien à faire. Après une nuit complète à essayer de dormir nous nous résignons. Il est près de 4h du matin lorsque nous entammons notre petit déjeuner. Notre train est à 6:20 à Braine-le-Comte. Ça nous laisse le temps de finir un film commencé plus tôt dans la nuit.
Le train n’affiche aucun retard. Ce que je considère comme une bénédiction. Arrivé à Bruxelles-Midi, nous repérons quelques sexagénaires. Probablement notre groupe. J’essaye de deviner leur noms. Il y aura probablement un ou une Michel(e), un Christian ou une Christiane, peut-être une Myriam, un Daniel ou un Thierry, un Jean-quelque chose, peut-être une autre Catherine.

Colette, notre accompagnatrice, arrive et met un peu de temps à comprendre qu’on fait partie du groupe. Tout le monde est là, nous pouvons suivre notre chauffeur jusqu’au car. Nous faisons la connaissance de Nathalie et Jean-Paul (Yes! Un point)
Première pause à Namur pour prendre d’autres passagers.
Seconde pause à Arlon pour changer de chauffeur.
Et puis c’est parti pour l’aventure! Nous passons à proximité de la forêt noire, au Luxembourg, puis en France, près de Strasburg, ou nous faisons vers 10:30 une petite halte pour nous dégourdir les jambes. Nous faisons une pause de midi en France, vers 14h (ce qui fait qu’on trouve facilement une place assise). J’en profite pour acquérir un couvre-chef qui complétera certainement à merveille la tenue que je portais à Pâques, et que j’ai hâte de remettre à l’assomption. Nous faisons alors plus ample connaissance avec Daniel et Isabelle (Yes, encore un point!)

Puis vers 16:00, nous éteignons nos gsm pour traverser la Suisse car il n’y a pas le même système de tarification que dans l’Union Européenne, et qu’on risque de douiller si on reçoit quelque chose de Belgique.

Enfin, vers 20:00, nous arrivons en Italie. La petite route qui mène à Verbania ressemble à la route Marche-La Roche (la flotte en contrebas à gauche et la roche tout contre nos flancs à droite) mais en plus impressionnant, évidemment. Les routes sont étroites. Pas facile de s’y croiser. Quand on a croisé un autre autocar on était bien contents d’être du côté des rochers. Toutes ces montagnes sont belles, majestueuses. On y voit plein de petites maisons quatre façades peintes en jaune, rose, saumon…
Et le lac Majeur est beau aussi. On y voit des îlots (les trois iles Borromee, du nom de leur propriétaires et l’ile aux pêcheurs) et beaucoup de petits bateaux. J’ai essayé de prendre des photos, mais à contre-jour, c’est trop moche par rapport à la beauté que c’est en réalité. Je préfère profiter du paysage et acheter des cartes postales avec des belles photos dessus. En plus, forcément, ça ressemble aux photos que j’avais prises lors de mon voyage à Lugano avec Bonne-Maman, Louise et Gaetane. Donc, pas la peine d’en refaire. ^^
Nous arrivons à l’hôtel Il Chiostro, dans le village de Intra. Le souper (Qu’ils appellent « diner »  dans la version française du menu) est copieux. Nous y faisons la connaissance de Martine, Annie et Alfred. (zut, pas de point en plus cette fois-ci.)
Notre chambre est petite et coquette avec deux matelas simples sur un lit double. On va bien dormir.

Examen de Massage

Je voulais éviter à ma maman de passer une journée complète à se faire du mourron pour moi. C’est pour cette raison évidente que lorsque j’ai appris que mon examen était avancé, je ne lui ai pas communiqué l’information. Elle le découvrira donc par elle-même en lisant ce post.

Mon examen s’est plutôt bien passé. Et, généralement, mes estimations sont fiables. Tenez, pendant mes études d’RP ou de Logo, quand je disais à ma famille « Avec un peu de chance, ça passe », c’était bien que celle-ci était nécessaire pour obtenir plus de 9/20. Alors ici, puisque j’ai envie de dire « Ça a été », il n’y a pas de doute possible : l’examen s’est bien passé.

J’étais un peu perturbée par des éléments extérieurs au massage : Comme le parlophone qui sonnait sans arrêt, ma playlist qui se retrouvait parsemée de publicités, ou qui s’arrêtait soudain sans raison apparente ou encore la prof d’à côté qui a déboulé en plein examen pour chercher quelque chose dans un placard. Mais Michel m’a dit que s’il avait un peu senti mon stress au début, il a pu sentir aussi que j’étais parvenue à le gérer. Ce qui est déjà un point positif.

Il m’a dit que le massage était bien. Que je connaissais les mouvements et les techniques. Ensuite il m’a donné un feedback constructif sur les points à améliorer :

* Primo, il trouvait que je massais trop en surface. La douceur c’était bien, mais selon lui j’aurais pu mettre plus de pression. Mieux imprimer mes mouvements. Pareil pour les étirements. Il m’a conseillé de commencer par un étirement léger pour que le massé sache à quoi s’attendre, ensuite d’étirer beaucoup plus.

* Deuxièmement, il m’a conseillé de faire un choix dans les parties du corps que je masse, pour éviter de survoler vite fait chaque partie du corps et de frustrer le massé. Pour le plaisir de la métaphore, il m’a dit que c’est un peu comme goûter à tous les plats d’un buffet, alors que certains plats donnent envie de se resservir. Quand c’est agréable, on en redemande! (Je pense qu’on peut voir ça aussi comme un point positif)

* Enfin, il m’a dit que je mettais beaucoup trop d’huile. Le risque c’est que le massé prenne froid. (C’est exactement ce qu’il s’est passé le weekend dernier!) et il m’a redonné des pistes pour pouvoir en utiliser moins. Comme d’aborder le massé avec la paume de ma main plutôt qu’avec mes doigts quand je parcours une partie du corps.

Verdict final le 23/11, lors de la raclette chez Laure.

Massages : quelques nouvelles

Salut à tous!

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas donné des nouvelles de mon cours de massage.

Pas mal de changement parmi les élèves :

Chaimae, Laure, Jamel, Elodie et Elodie sont encore là. Audric et Michel, nos profs, sont toujours là eux aussi.

Aziza n’est venue que 3-4 fois, et je n’ai pas revu Bouchra après la première leçon. (Du coup, je n’ai pas pu en profiter pour apprendre l’arabe traditionnel, tant pis, ce sera pour une autre fois!)

Par contre, notre groupe a accueilli en cours de route : Fabrice, déjà adepte de Raiki, méditation et pleine conscience; Mélissa dont le copain vivait près du Welness Helena et qui m’a ramené quelques fois chez moi ; Patrick-le-français qui avait manqué quelques cours lors de la dernière promo et qui vient en « rattrappage »; et enfin, depuis peu, Elise, qui vient en vélo et avec qui je fais volontiers équipe car elle craint d’avoir transpiré quand je crains de puer des pieds. ^^

Patrick est depuis rentré en France, Mélissa et Jamel ont arrêté, Elise est absente depuis quelques cours parce qu’elle est en Thailande pour les vacances, et les deux Élodie viennent quand elles peuvent car avec leur job d’infirmière à domicile, elles ont parfois de dures journées.

Pour ce qui est des massages à proprement parler, j’ai appris tellement de choses que si je vous mets tout dans un texte continu, ça va vous sembler lourd. Je vais plutôt vous décrire toutes les techniques que j’ai apprises sous forme de petit syllabus. Évidemment, ce n’est pas du tout structuré comme un cours, je laisse ça à Audric et Michel. Simplement, je décris ci-dessous ce que j’en retiens maintenant, pour m’en souvenir pour plus tard. (et tant mieux si ça peut aider d’autres élèves à réviser avant l’examen de novembre)

J’ai essayé de prendre quelques vidéos de certains cours, pour les élèves absents. Hélas, mon téléphone n’a pas une très bonne prise de son. Et l’image toute seule, ben,… bon. Je ne vais pas publier ça ici de toute manière. (Ne serait-ce que par pudeur pour mes camarades de classe. Vous n’avez qu’à suivre des cours, vous aussi, si vous voulez voir à quoi ça ressemble! En plus, non seulement on apprends, mais en plus on reçoit… Bref, c’est tout bénef, c’est moi qui vous le dit!)

Contenu

Massage assis (habillé)
Massage des jambes et techniques de drainage
Massage du dos
Massage des bras
Massage du visage
Massage sportif
Lavage des pieds et massage au beurre
Massage aux pierres chaudes
Massage latéral (dit « de femme enceinte »)
Massage au miel
Massage du ventre
Drappage
Massage Hawaien
Massage aquatique
Massage aux bambous
Massage octopus
Massage marseillais
Massage au talc
Massage Mickey
Massage aux ventouses
Massage malvoyants

 

Massage des jambes et techniques de drainage

On a appris plein de techniques de massage! Au second cours, on a massé les jambes (client couché sur le ventre) avec des techniques de drainage. C’est déconseillé pour les personnes atteintes de cancer car ça favorise les métastases. En revanche, ça fait beaucoup de bien aux personnes corpulentes qui font régime car ça aide à la reconstruction des fibres. Audric nous a présenté différents mouvements: la mouette, les becs de canard, le retour plus enveloppant. Il nous apprennait déjà à travailler très lentement. Et c’est assez intéressant de constater que plus on est massé lentement, plus le temps semble s’écouler lentement aussi.



Massage du dos

Au troisième cours, on a appris les techniques de massage du dos : les mêmes que pour le massage assis, mais cette fois, à même la peau, et avec de l’huile. Audric nous a montré une chouette manière d’étaler l’huile : on place notre main à plat sur le dos du massé, et on verse un peu d’huile sur le dos de notre main à l’aide d’un biberon. Ça donne au massé la sensation que l’huile « suinte » de notre main. C’est moins agressif que de recevoir des gouttes d’huile directement sur le dos.




Massage aux pierres chaudes

Juste après, lors de la même séance de cours, on a fait un massage aux pierres chaudes, mais je ne suis pas convaincue de l’intérêt de ce type de massage. L’idée c’est que les pierres gardent la chaleur plus longtemps et la diffusent lentement. Mais je trouve que c’est compliqué à gérer. Parce que les grosses pierres semblent vite brûlantes, et les petites deviennent rapidement plus fraîches. Dans un premier temps, on peut poser les pierres par dessus les vêtements ou alors dans les mains. Puis, quand elles fraichissent, on peut les faire glisser sur le dos du massé avec la tranche, ou avec le plein, ou encore les deux à la fois. Ça fait une sensation de chatouille.




Massage des bras

Massage sur le dos. On a besoin de place autour de la table de massage. On va faire des étirements des bras.
Audric nous propose de d’abord prendre le patient par la main. Pour un premier contact doux. Ensuite de poser une main sous le poignet du patient pour le soutenir, et de l’autre main, faire un massage drainant du poignet à l’épaule. Ensuite on peut revenir sur la main, enrober le bras du patient et l’étirer gentiment. Puis on va poser l’avant bras du patient sur le nôtre, pour le soulever et le déplacer plus facilement. Une fois que le bras est levé on peut jouer avec des pressions comme pour boucher les trous d’une flûte à bec. On peut malaxer le muscle avec la technique dite « des becs de canard ». Finalement, on continue le mouvement d’ouverture et on vient amener la main du côté de la tête. On en profite pour masser au niveau de l’aisselle, par un mouvement de rotation du poignet dans le creux de l’aisselle (c’est super agréable parce qu’on n’a vraiment pas l’habitude d’être touché à ce niveau-là). Pour finir, on va rembobiner le film pour ramener le bras le long du corps. Au moment de reposer la main du patient sur la table, on peut effectuer une pression progressive et relâcher doucement avant de passer à l’autre bras.




Massage du visage

On a appris aussi à masser la nuque, le visage et le crâne.

Dans un premier temps, on peut masser la nuque. Le patient est couché sur la table, à plat ventre. Idéalement sa tête repose sur un petit coussin. On va alors glisser doucement le long de la nuque et aller chercher la clavicule et l’étirer. On peut alors faire glisser tout notre avant bras le long de la nuque d’avant en arrière comme si on jouait du violoncelle, puis prolonger le mouvement d’un bras avec celui de l’autre bras. Comme pour le massage assis, on peut aussi croiser les doigts sur la nuque et effectuer des petits mouvements de rotation.

Dans un second temps, on peut d’abord faire des grosses pressions sur le crâne en ayant dans le creux d’une main l’occipital et dans le creux de l’autre main le frontal. Ou bien aussi à gauche et à droite. L’idée étant de faire une pression très progressive mais une bonne pression tout de même. Ce sont des os solides. Au moment de relâcher la pression si on le fait très doucement aussi, c’est plus savoureux.

Ensuite, on peut détendre les muscles du visage en étirant la peau de l’intérieur vers l’extérieur du visage (en partant du centre du front, ou du sommet du nez ou du menton en remontant vers les oreilles dans un sourire,…) On peut masser les lobes d’oreilles et derrière les pavillons. On peut masser les sourcils et même les paupières!

On peut terminer le massage crânien par un shampoing en glissant nos doigts dans sa chevelure en des mouvements de va et vient doux et désordonnés (tant pis si on le décoiffe!) et enfin, on peut tirer très légèrement sur les cheveux pour les décoller du crâne.

À chaque cours, Audric et Michel nous rappellent d’aller très lentement, et de respirer profondément et audiblement, pour aider le client, par mimétisme, à respirer profondément.




Massage sportif

Ici l’idée est de faire un massage qui va chauffer les muscles avant l’effort. Et on va légèrement pincer le muscle en suivant ses contours.




Lavage des pieds et massage au beurre

On a eu droit à un rituel de lavage des pieds à l’eau chaude parfumée de lavande. C’était très chouette. Comme quand j’étais enfant dans mon bain et que maman essorait un gant de toilette d’eau chaude par dessus mon dos, sauf que là, c’était sur les pieds. C’est intéressant lorsqu’on reçoit des clients qui sortent juste de leur travail, qui ont marché toute la journée, car on peut à la fois détendre leurs pieds et les laver. (#pieds_qui_puent) La lavande a en plus des propriétés aseptisantes, donc ça permet de travailler les pieds de manière hygiénique.

Une fois les pieds lavés, on les a massé avec du beurre de carité, et des petits bols en cuivre ou en laiton. L’avantage de ces matières c’est qu’elles tuent les bactéries. Le bol, grâce à sa surface arrondie va pouvoir suivre l’arrondi de la plante du pied, tout en restant à la fois doux et dur.




Massage latéral

On a vu aussi comment faire un massage latéral, qu’on appelle aussi « massage femme enceinte », parce que c’est un massage qu’on peut facilement leur proposer. Là, on propose à la personne massée de mettre un gros boudin entre ses jambes et ses bras (comme si elle faisait un câlin au boudin), et on masse doucement.




Massage au miel

Plus récemment, on a eu l’occasion aussi de remplacer l’huile par du miel. Ce sont des sensations intéressantes, et le rituel se déroule en trois phases :

1) On étale le miel, comme on le ferait avec de l’huile
2) Le miel commence à « plekker » un peu, et on peut jouer avec cet aspect aussi pour décoller un peu les tissus.
3) On passe un gant de toilette mouillé d’eau chaude sur le massé. Ça permet de redonner une consistance liquide au miel, et on sait facilement le retirer.

Ouh là là, mais j’ai déjà appris plein de trucs, moi, en fait!




Massage du ventre

La personne est couchée sur le dos. On utilise de l’huile. Et comme il y a toujours une petite bedine au niveau du ventre, on va masser plus en profondeur. Pour ça, au lieu d’utiliser le plat de la main, on peut utiliser les poings. Les profs nous ont appris un chouette mouvement de rotation du poignet à faire autour du nombril qui permet de masser tantôt à plat (donc en douceur, en surface) et dans la continuité du mouvement, de masser avec le poing. On commence la main à plat ventre, puis on glisse notre pouce dans le poing et les autres doigts vers l’extérieur. Toujours dans le sens horloger pour favoriser la digestion. On peut aussi faire des tous petits ronds autour du nombril pour dénouer les tensions.




Drappage

Audric et Michel nous ont apporté une trentaine de draps dont les textures étaient chaque fois particulières. Doux, chaud, froid, soie, laine, corde, cotton, pilou, ficelle, … Je ne me rappelle pas de tous les tissus qu’on a testé, mais je sais que c’était marrant comme cours. Eux se servent de ces tissus avec les clients habitués pour varier un peu le massage. Et proposent ça en tout début de massage. Ils déposent d’abord le drap sur la personne des pieds à la tête (avec si possible un effet drappé, c’est-à-dire qu’on pose le drap un peu en accordéon sur la personne). Et puis, ils s’installent sur un tabouret au niveau des pieds, et tirent tout doucement sur le drap pour le faire glisser sur la peau du massé. Certains tissus donnaient vraiment l’impression d’avoir une rivière sur soi, c’était trop chouette.




Massage Hawaien

C’est un massage déjà classique, mais pendant lequel on va un peu étirer la peau. La personne est couchée sur le dos. On met de l’huile sur son ventre et on va utiliser nos avant-bras pour la masser, en faisant comme des mouvements de brasse sur son corps, depuis le côté.  En étirant légèrement la peau et on revient sur les hanches et les épaules.




Massage aquatique

Ça c’était un cours extra. Audric et Michel nous ont invités à suivre cette activité « extra-scolaire » un samedi. Ils avaient invité plusieurs de leurs élèves, aussi des cours précédents. J’ai fais la connaissance de Claude et j’ai revu Bruna, qui a fait son stage chez Michèle, au Welness Helena. Le massage se déroule en maillot de bain (ou bikini, c’est plus confortable) dans une piscine chauffée. On doit surtout veiller à ce que le nez et la bouche du massé soient hors de l’eau, mais les yeux peuvent être fermés et immergés, et les oreilles aussi. En fait on va simplement balader le corps de l’autre à travers la piscine chauffée. Et on va le faire tourner autour de nous. Une main sous sa nuque, l’autre au niveau du sacrum. On dessine un arc de cercle autour de nous et on fait aller et venir le corps du massé le long de cet arc. On peut aussi l’approcher et l’éloigner de nous.

Au bout d’un moment, on va pouvoir profiter de l’eau pour faire facilement des manipulations en 3 dimensions. Il me semble qu’on était deux autour du massé pour cet exercice. L’un veille à ce que la tête puisse respirer et l’autre va sur le coté proposer doucement des torsions dans un sens puis dans l’autre (en fait on fait pivoter le bassin et le torse) en passant le bras sous la première jambe et en posant la main du même bras sur la seconde cuisse, l’autre bras enveloppant le ventre.




Massage aux bambous

On avait trois tailles de bambous du format « bic » au format « rouleau à patisserie ». L’idée c’était de « pétrir le ventre » avec les gros bambous, et d’utiliser les petits pour masser autour des doigts et doigts de pieds. Entre les doigts, sous les articulations, un peu en oblique aussi. C’est surtout intéressant pour le massage des pieds quand on a affaire à quelqu’un dont les orteils sont en mauvais état (genre champignons), et qu’on a pas tellement envie d’y toucher directement. Avec les bambous de tailles moyenne (si ma mémoire est bonne, ils sont un peu plus gros que les gros crayons qu’on trouve dans les boutiques souvenirs) on peut masser la plante du pied.




Massage octopus
Excellent. Ce que je connais de meilleur au monde juste après les cookies que je viens de sortir du four. L’octopus c’est la pieuvre. Et une pieuvre, c’est plein de tentacules. Ce qu’on appelle le massage octopus c’est donc un massage donné par plein de monde à la fois. Et c’était vraiment divin à recevoir et chouette à donner. On était je crois quatre ou cinq à masser l’un de nous (en comptant Michel et Audric parmi les masseurs) Les masseurs massaient chaque fois la partie du corps face à eux, et tournaient progressivement autour du massé.

Pour la personne qui reçoit c’est chouette car chacun des masseurs a des idées différentes pour masser la même partie du corps. Certains vont faire des pressions, d’autres un massage drainant, d’autres en surface, etc… Et il y a tellement de mains sur la personne massée qu’elle ne sait plus à la fin qui la masse où. Ça permet au massé de vraiment décrocher de l’intellectualisation, de l’ici et maintenant et de se laisser aller à ses émotions,  à ce qu’il ressent.




Massage marseillais

Massage sans huile. Je n’étais pas présente pour ce cours mais j’ai eu l’occasion de tester lors du massage aveugle. L’idée c’est qu’on utilise des balles de tailles, texture, souplesses différentes pour jouer avec les sensations que ça procure. Par exemple, on peut balader une grosse balle molle tentaculaire sur le visage, des balles de golf sur la plante du pied, des balles de tennis sur le ventre. En faisant attention à ne pas utiliser une balle trop solide (trop dure) sur les zones du corps qui sont peu charnues.




Massage au talc
On remplace simplement l’huile par du talc. Il faut y aller beaucoup plus doucement car le talc est abrasif, en revanche comme c’est une matière sèche, les parties du corps qui ne sont pas massées n’ont pas froid. C’est un massage un peu « peeling ».




Massage Mickey
Assez marrant aussi. C’est un massage qu’on fait sans huile. Seulement avec des gants. Tantôt des gants tout doux comme en pilou, et tantôt des gants rêches comme en crin de cheval. Comme pour le massage aux balles, l’idée est de jouer avec les sensations que cela procure. Sachant que le massage au crins peut vite être abrasif (mais on le sent aussi sur soi-même) il faut y aller tout doucement, et alors ça procure plutôt une sensation de chatouilles. Je pense que ce n’est pas mal pour finir le massage car ça réveille un peu.




Massage aux ventouses.


Alors là, … je peux vous dire que j’avais des appréhensions quand ils nous ont annoncé ça… Vous voyez ce que c’est un suçon? Une sangsue? Voilà. Vous avez l’idée générale. On fait ce massage à l’huile. On a quatre tailles de ventouses. Les grosses pour les parties du corps où l’on sait aspirer beaucoup de peau, les moyennes (de la taille d’une cup menstruelle pour celles qui connaissent ^^) pour l’ensemble du dos, les petites (sur le front, ça fait un peu licorne) pour les zones qui ont moins de chair comme la nuque, les omoplates ou le front et les minis (de la taille d’un capuchon de bic) pour les zones sensibles du visage comme par exemple les paupières et les cernes. L’intérêt, c’est de revasculariser la surface de la peau. D’après Audric et Michel, ça permet aussi de libérer les toxines.

Oui, mais… si on a pas de toxines, alors, il se passe quoi?

Hé bien, on a simplement de la peau aspirée dans une ventouse à cause du vide qui est créé au moment de la pause par pression sur la ventouse. Plus on fait de vide dedans, plus elle va aspirer de peau (logique). Au bout d’un certain temps, la personne sur laquelle les ventouses sont posées va ressentir des picotements à ce niveau. Plus on laisse longtemps, et plus le sang va revenir à la surface de la peau.

Personnellement, je n’ai pas tellement aimé ce massage. Avoir des ventouses sur le corps m’a directement rappelé les examens électrocardio que je passais étant petite, et du coup je me suis sentie un peu mélancolique. Chaimae en revanche s’est bien amusée, et Fabrice avec qui elle était en duo est rentré chez lui avec du chorizo dans le dos… (Google vous aidera à comprendre ce que je veux dire). Il a promis de nous envoyer une évolution au jour le jour mais à mon avis, 24 heures ne seront pas suffisantes pour qu’on puisse voir une différence significative. De mon côté, j’ai eu droit à une ventouse licorne, et même si elle est restée moins d’une minute sur mon front, et sans que beaucoup de vide n’ait été fait, la marque est toujours présente après 4 jours.




Massage aveugles. 

Encore une activité extra scolaire. La ligue braille organisait un salon des technologies liées à la cécité et à la malvoyance. Dans ce contexte, Audric et Michel ont invité leur élèves à offrir des massages aux visiteurs du salon.
J’ai trouvé ça très chouette parce que j’ai pu masser des personnes aux profils très différents de ceux que je connais. En classe, on se masse toujours entre nous, et nous ne sommes que des jeunes gens en bonne santé. Ici, j’ai pu masser des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants agités ou effrayés par l’ambiance tamisée, … j’ai pu réviser plein de techniques de massage, (apprendre comment utiliser les balles pour le massage marseillais) transmettre aussi mon savoir aux accompagnants. Je n’ai eu que des retours positifs de la part des personnes que j’ai massées. Certains m’ont fait de la réclame auprès des autres participants du salon, d’autres sont même revenus, et en ont redemandé encore et encore… Le plus beau compliment dont je pouvais rêver. Une autre élève a même eu droit à un câlin de la part de la vieille dame qu’elle a massé. Bref, c’était une très chouette activité. Et le faire bénévolement me semble donner d’autant plus de sens à la pratique.

 

J’espère avoir suscité votre curiosité, et vous avoir donné l’envie d’un bon massage relaxant

À bientôt,

Cathy.

 

Baptême FOA et pièce de théâtre

Salut à tous,

Connaissez-vous la Flèche d’Or d’Anderlecht, bvd Sylvain Dupuis? Cet endroit sent bon Bruxelles. Le vrai Bruxelles, fieu! Ou les sympatieke peyes et les shoene mokkes se retrouvent pour bander (leurs arcs) et tirer (leur flèches)…(mais keske t’avais encore en tête, stoeme kleût?)

Ça fait presque un an que j’étais membre adhérante. Mais hier, la FOA a invité le pas-si-grand Saint Nicolas à l’occasion du baptême des membres adhérants. Après que Saint Nicolas nous ait offert à tous un paquet de bonbons, André à appelé tous les futurs baptisés et leurs parrains. Soutenus par nos parrains et marraines respectifs-ives, nous étions douze à passer les trois épreuves suivantes :

  1. « La main dans le sac » :
    Pour la petite histoire, le chien de Jean-Paul avait malencontreusement avalés quelques objets, qui l’ont rendu malade. Jean Paul a pris soin de disposer la chiasse de son chien dans douze petits sacs en plastique et notre mission était de plonger la main dans le sac en question pour récupérer ces objets. Heureusement que nous pouvions compter sur nos parrains/marraines respectifs pour nous aider à nettoyer ces objets, parce que Jean-Paul tenait à ce qu’on les nettoie à la bouche… Désolée pour toi, Aky.
  2. « Banana split » :
    Un peu plus glamour cette fois-ci, une banane au chocolat entrouverte et suspendue à un fil, à manger sans faire usage de ses mains. Une fois de plus, j’ai pu compter sur le soutien d’Akylas, mon parrain. Je vous laisse admirer le résultat. (Qui a dit qu’on ne peut pas jouer avec la nourriture?)
  3. « Forte tête » :
    Parrain et filleule devaient parcourir une certaine distance en maintenant un ballon entre leur têtes. Arrivés à destinations, ils devaient ensuite pousser de toutes leurs forces sur le ballon jusqu’à ce qu’il explose.

Akylas, mon parrain m’a soutenue dans ces épreuves, et tout s’est bien passé. 🙂 Me voici donc officiellement membre de la Flèche d’Or d’Anderlecht. J’ai même reçu un blason pour l’occasion, à coudre où je peux sur les vêtements que je porterai lors des cérémonies officielles telle que le banquet de fin d’année. En principe, les hommes portent l’uniforme officiel et les femmes s’habillent comme elles veulent. Je pense que je vais voir à adapter le costume masculin. Normalement, il s’agit d’un pantalon gris, une chemise bleue claire, un veston bleu marine et une cravate rayée jaune et noire.
Je peux chercher pour une robe bleue claire, un leggins gris, un blouson bleu marine et un foulard jaune et noir 🙂

Ensuite, tous les archers présents ont participé au tir au ballon. Chacun a mis l’une de ses flèches dans une jarre. Ensuite, notre bien-aimé président les a jetées au sol comme un jeu de Mikado géant, et les a ensuite ramassées au fur et à mesure pour former six équipes de 5 à 7 joueurs. Devant les cibles, un tas de ballons de baudruche multicolores attendaient d’êtres transpercés de flèches pour libérer leurs formidables cadeaux. Équipe après équipe, nous allions donc sur le pas de tir, à dix-huit mètres des cibles (douze pour les 5 plus jeunes archers) avec une flèche chacun pour tenter de remporter de beaux cadeaux. Parmi les cadeaux les plus simples (comme des fruits ou des friandises), se cachaient 9 cadeaux plus importants. : six boites de pralines et trois bons d’achats pour du matériel d’archerie.
Je n’ai pas obtenu de cadeaux extraordinaires, mais j’ai la fierté d’avoir tiré le dernier ballon, juste après Dalila, qui vient d’emporter le championnat du monde de tir à l’arc à Marrakech. 😀

Je terminerai par une proposition que m’a faite ma toute nouvelle colocataire, Nadia, ce samedi matin (avant le baptême de la FOA, donc). Son amie Chachou voudrait monter une pièce de théâtre, et Nadia m’a invitée à en faire partie. Je suis impatiente de rencontrer les cinq membres actuelles de cette troupe, et d’en savoir plus sur le public visé, le style de théâtre, et les modalités pratiques, du type où et quand se réunir pour les répétitions.

À très bientôt pour les nouvelles,
Bisous,

Cath (Catheke pour mes amis archers)

It’s a small word after all

Salutations,

Vous souvenez-vous des retrouvailles logopédiques – ou presque – dans mon salon, autour d’un spaghetti sans fromage et d’une partie de billard? Non? Alors n’hésitez pas à relire cet épisode de mes aventures ici.

À cette occasion, Céline nous avait expliqué qu’on lui manquait terriblement (je la comprends), mais que d’un point de vue financier, ce n’était pas toujours évident de venir jusqu’en Belgique (ce que je comprends aussi). Elle nous avait donc toutes invitées à venir passer un séjour chez elle, et une journée magique à Disneyland Paris. Une journée magique? Fichtre, voilà une expérience à ne pas manquer. Surtout quand, comme moi, on cherche à accroître sa magie.

J’ai donc repris contact avec elle pour voir si son offre tenait toujours. J’avais aussi très envie de profiter de mon séjour en France pour revoir Dominique. Alors Céline et moi, on s’y est mises à deux pour la motiver à se joindre à nous. Dominique craignait la pluie, ou de ne pas aimer les mêmes attractions que nous, mais progressivement, on est parvenue à l’apaiser, puis à la convaincre qu’on passerait un chouette moment ensemble.

Ce fut un week-end bien chargé :

Je me suis d’abord rendue à Nivelles, le vendredi soir, pour voir la nouvelle pièce de la compagnie du Comble. J’avais invité mes collocataires à se joindre à moi et Pierre-Yves a répondu présent. J’avais assisté, il y a quelques années, à une représentation « d’Un beau salaud », dont le rôle principal était joué par le très talentueux François Collard. Aussi, en me rendant à Nivelles ce soir-là, je savais qu’on allait bien m’amuser. De fait, c’était encore une fois très amusant. Louise Collard était simplement épatante. Éblouissante, même. Autant dans son rôle de diseuse de bonne aventure / danseuse du ventre que dans celui de bourgeoise aspirant à plus de noblesse. Comme le temps passe quand on s’amuse ! … Le dernier train aussi ! Heureusement, pour nous, j’ai plus d’un tour dans mon sac! À la fin de la représentation, je me suis placée près de la sortie avec mon plus beau sourire et les initiales « BXL » rapidement griffonnées au dos du programme, bien visibles. Dans le public, des amis d’Olivier qui rentraient justement par là, nous ont offert le trajet.

Plus tôt dans la journée, j’étais passée dans une grande surface acheter des tas de produits bien belges à offrir aux parents de Céline qui me recevraient le lendemain. Et aussi un paquets de chocolats « merci ». J’ai regardé le paquet, puis je l’ai montré à Pierre-Yves, et il était d’accord. Ce qui fait qu’on a pu remercier les amis d’Olivier sitôt arrivés sur Bruxelles.

Le lendemain matin, je me suis levée de bonne heure, avec dans mon sac le restant de mes provisions : des spéculoos, des Napoléons (aussi appelés « bonbons-aparte »), des cuberdons, et des chocotoffs. Direction la gare du Midi où je prendrais bientôt le Thalys. (Vers l’infini et au-delà!)

Il s’agit de prouver que j’ai plus d’une corde à mon arc!

Hello Guys! I hope you are fine. From my side, everything is going all right.

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien. Pour moi, tout est niquel!

You may be don’t know that since few months I am doing some archery. I had ever tried before, few years ago, in my home city, during one year. Therefore when my lovely flatmate invited me to join him, I accepted cheerfully.

Vous ignorez peut-être encore que, depuis quelques mois, je me suis remise au tir à l’arc. J’avais déjà eu l’occasion d’en faire pendant un an, parmi les archers du comte Henri, à La Roche-en-Ardenne. Aussi, lorsque mon charmant colocataire m’a proposé de me joindre à lui, j’ai accepté son offre avec joie.

I first came a bit like a tourist, eager to know if I had kept a good level. The atmosphere was really nice, and lots of used archers came to advice me. It gave me the envy to come back, then to buy my own bow.

Je suis d’abord venue un peu en touriste, curieuse de savoir si j’avais gardé un niveau raisonnable. L’ambiance était très agréable, et beaucoup d’habitués sont venus me donner des conseils. Ça m’a donné l’envie de revenir, puis bientôt d’acquérir mon propr’ arc.

In a first time, I dreamed to buy a long bow, beacause it is at the same time simple and noble. Daniel advised me to try Patricia’s bow. While discussing with her, I realized that this kind of bow, because it is less powerful, is rather to use on small distances. But there are only three close targets, and those are often used. (By newcomers, but also by used archers that want to try another material in safety conditions.)

Dans un premier temps, je rêvais d’acheter un « longbow » pour le côté à la fois simple et noble. Daniel m’a conseillé d’essayer celui de Patricia. En discutant avec elle, j’ai réalisé que ce type d’arc, parce qu’il est moins puissant, convient plutôt pour du tir sur courte distance. Or, il n’y a que trois cibles rapprochées dans la salle, et elles sont très prisées. (Par les nouveaux, mais aussi par les bons tireurs, lorsqu’ils changent de matériel, par exemple, le temps de s’habituer à la puissance de l’arc ou à son comportement.)

I prefer to progress quickly. Therefore, I forgot the idea of the long bow for now. Last Saturday, Pierre-Yves went with me to Marie-Claire, in Vilvoorde to help me buying a bow that would at the same time fit and seduct me. I opted for a recurve in aluminum. I am joyful and opt for blue and pink material. I am sure it will fit to the club’s T-shirt. 

J’ai envie de progresser rapidement. J’oublie donc l’idée du longbow pour l’instant. Samedi dernier, Pierre-Yves m’a accompagné chez Marie-Claire, à Vilvoorde pour m’aider à choisir un arc qui convienne à la fois à mes besoins et à mes envies. J’opte donc pour un « recurve », en aluminium. Je me sens d’humeur joyeuse et opte pour une palette de couleurs vives entre le bleu et le rose. Ça ira bien avec le mauve anderlechtois du t-shirt. 🙂

 

During the next training, Flupke reminds me how to shoot a good way, in order that I get directly use to the good reflexes with my brand new bow. He also offer me to choose some feathers for my arrows. I opt again for blue and pink ones. Akilas becomes officialy my mentor, and Pierre-Yves shows me how to paste the tips. Tomorrow, he will also show me how to paste the feathers. For sure, I am well surrounded.

Lors de l’entraînement suivant, Flupke veille à ce que j’adopte dès le départ les bons réflexes avec mon nouvel arc. Il me montre plusieurs fois de quelle façon lâcher ma corde. Il me propose également de choisir des plumes pour mes flèches. J’opte une fois de plus pour du rose et du bleu. Akilas officialise son parrainage et Pierre-Yves m’apprends à coller les pointes de mes flèches. Demain, il me montrera également comment coller les plumes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis bien entourée.

 

Et voilà l’empennage d’une flèche terminé. Well done!

 

 

Professionally speaking, I progressively make my boxes. The Group HR departure will actually move to the building across the street. Mentally, i also prepare myself to leave the company, as my temporary job is supposed to end at the beginning of April. I would prefer to stay. Since I work at Puratos, I discovered, via SuccessFactors, the Human Resources universe, and more specifically, how to deal with talents. My field of vision is enlarging to other HR aspects, such as « Learning & Development », or « Recruitment ». I’d like to know what does the corresponding modules look like. I would like also to keep this contact with the world, and keep teaching to colleagues how do those modules work. Furthermore, I start to feel comfortable enough with Dutch to may follow a conversation, even by phone. I would consider as a real pity to stop there this linguistic immersion at the time it becomes really interesting.

Côté professionnel, je fais tout doucement mes cartons. En effet, le département « Group HR » déménage dans le bâtiment d’en face. Mentalement, je me prépare aussi à quitter la boîte pour de bon, car mon contrat d’intérim devrait prendre fin début avril. Je n’ai pas envie de partir. Depuis que je travaille chez Puratos, j’ai découvert, entre autre via SuccessFactors, le monde des ressources humaines, et plus particulièrement la gestion des talents. Mon champ de vision s’ouvre vers d’autres aspects des R.H., comme la formation continue et le recrutement. J’ai envie de savoir à quoi ressembleront les modules qui s’y rapportent. Je voudrais aussi garder ce contact avec le monde, et avoir de nouvelles occasions d’enseigner à mes collègues le fonctionnement des différents outils RH. De plus, je commence enfin à me sentir à l’aise lors d’une conversation en néerlandais, même au téléphone et je trouverais vraiment dommage de mettre fin à cette immersion linguistique au moment où elle commence tout juste à porter ses fruits.

Never mind! My bow has got more than one string. Here again, I am well surrounded. Working in HR aware you about the job opportunities, and gives you the best notices ever. Guess who passed the master level of the Hudson tests? 

See you soon, and thanks for following my adventures.

Hugs, 

Cath.

Qu’à cela ne tienne! J’ai plus d’une corde à mon arc. Ici aussi, je suis bien entourée. Travailler en RH, ca permet d’être rapidement au courant de l’ouverture de certains postes, et de recevoir des conseils avisés de la part des collègues. Devinez qui a récemment réussi les tests Hudson niveau master?

À très bientôt, et merci de suivre mes aventures.

Bisous,

Cath.