Examen de Massage

Je voulais éviter à ma maman de passer une journée complète à se faire du mourron pour moi. C’est pour cette raison évidente que lorsque j’ai appris que mon examen était avancé, je ne lui ai pas communiqué l’information. Elle le découvrira donc par elle-même en lisant ce post.

Mon examen s’est plutôt bien passé. Et, généralement, mes estimations sont fiables. Tenez, pendant mes études d’RP ou de Logo, quand je disais à ma famille « Avec un peu de chance, ça passe », c’était bien que celle-ci était nécessaire pour obtenir plus de 9/20. Alors ici, puisque j’ai envie de dire « Ça a été », il n’y a pas de doute possible : l’examen s’est bien passé.

J’étais un peu perturbée par des éléments extérieurs au massage : Comme le parlophone qui sonnait sans arrêt, ma playlist qui se retrouvait parsemée de publicités, ou qui s’arrêtait soudain sans raison apparente ou encore la prof d’à côté qui a déboulé en plein examen pour chercher quelque chose dans un placard. Mais Michel m’a dit que s’il avait un peu senti mon stress au début, il a pu sentir aussi que j’étais parvenue à le gérer. Ce qui est déjà un point positif.

Il m’a dit que le massage était bien. Que je connaissais les mouvements et les techniques. Ensuite il m’a donné un feedback constructif sur les points à améliorer :

* Primo, il trouvait que je massais trop en surface. La douceur c’était bien, mais selon lui j’aurais pu mettre plus de pression. Mieux imprimer mes mouvements. Pareil pour les étirements. Il m’a conseillé de commencer par un étirement léger pour que le massé sache à quoi s’attendre, ensuite d’étirer beaucoup plus.

* Deuxièmement, il m’a conseillé de faire un choix dans les parties du corps que je masse, pour éviter de survoler vite fait chaque partie du corps et de frustrer le massé. Pour le plaisir de la métaphore, il m’a dit que c’est un peu comme goûter à tous les plats d’un buffet, alors que certains plats donnent envie de se resservir. Quand c’est agréable, on en redemande! (Je pense qu’on peut voir ça aussi comme un point positif)

* Enfin, il m’a dit que je mettais beaucoup trop d’huile. Le risque c’est que le massé prenne froid. (C’est exactement ce qu’il s’est passé le weekend dernier!) et il m’a redonné des pistes pour pouvoir en utiliser moins. Comme d’aborder le massé avec la paume de ma main plutôt qu’avec mes doigts quand je parcours une partie du corps.

Verdict final le 23/11, lors de la raclette chez Laure.

Massages : quelques nouvelles

Salut à tous!

Ça fait longtemps que je ne vous ai pas donné des nouvelles de mon cours de massage.

Pas mal de changement parmi les élèves :

Chaimae, Laure, Jamel, Elodie et Elodie sont encore là. Audric et Michel, nos profs, sont toujours là eux aussi.

Aziza n’est venue que 3-4 fois, et je n’ai pas revu Bouchra après la première leçon. (Du coup, je n’ai pas pu en profiter pour apprendre l’arabe traditionnel, tant pis, ce sera pour une autre fois!)

Par contre, notre groupe a accueilli en cours de route : Fabrice, déjà adepte de Raiki, méditation et pleine conscience; Mélissa dont le copain vivait près du Welness Helena et qui m’a ramené quelques fois chez moi ; Patrick-le-français qui avait manqué quelques cours lors de la dernière promo et qui vient en « rattrappage »; et enfin, depuis peu, Elise, qui vient en vélo et avec qui je fais volontiers équipe car elle craint d’avoir transpiré quand je crains de puer des pieds. ^^

Patrick est depuis rentré en France, Mélissa et Jamel ont arrêté, Elise est absente depuis quelques cours parce qu’elle est en Thailande pour les vacances, et les deux Élodie viennent quand elles peuvent car avec leur job d’infirmière à domicile, elles ont parfois de dures journées.

Pour ce qui est des massages à proprement parler, j’ai appris tellement de choses que si je vous mets tout dans un texte continu, ça va vous sembler lourd. Je vais plutôt vous décrire toutes les techniques que j’ai apprises sous forme de petit syllabus. Évidemment, ce n’est pas du tout structuré comme un cours, je laisse ça à Audric et Michel. Simplement, je décris ci-dessous ce que j’en retiens maintenant, pour m’en souvenir pour plus tard. (et tant mieux si ça peut aider d’autres élèves à réviser avant l’examen de novembre)

J’ai essayé de prendre quelques vidéos de certains cours, pour les élèves absents. Hélas, mon téléphone n’a pas une très bonne prise de son. Et l’image toute seule, ben,… bon. Je ne vais pas publier ça ici de toute manière. (Ne serait-ce que par pudeur pour mes camarades de classe. Vous n’avez qu’à suivre des cours, vous aussi, si vous voulez voir à quoi ça ressemble! En plus, non seulement on apprends, mais en plus on reçoit… Bref, c’est tout bénef, c’est moi qui vous le dit!)

Contenu

Massage assis (habillé)
Massage des jambes et techniques de drainage
Massage du dos
Massage des bras
Massage du visage
Massage sportif
Lavage des pieds et massage au beurre
Massage aux pierres chaudes
Massage latéral (dit « de femme enceinte »)
Massage au miel
Massage du ventre
Drappage
Massage Hawaien
Massage aquatique
Massage aux bambous
Massage octopus
Massage marseillais
Massage au talc
Massage Mickey
Massage aux ventouses
Massage malvoyants

 

Massage des jambes et techniques de drainage

On a appris plein de techniques de massage! Au second cours, on a massé les jambes (client couché sur le ventre) avec des techniques de drainage. C’est déconseillé pour les personnes atteintes de cancer car ça favorise les métastases. En revanche, ça fait beaucoup de bien aux personnes corpulentes qui font régime car ça aide à la reconstruction des fibres. Audric nous a présenté différents mouvements: la mouette, les becs de canard, le retour plus enveloppant. Il nous apprennait déjà à travailler très lentement. Et c’est assez intéressant de constater que plus on est massé lentement, plus le temps semble s’écouler lentement aussi.



Massage du dos

Au troisième cours, on a appris les techniques de massage du dos : les mêmes que pour le massage assis, mais cette fois, à même la peau, et avec de l’huile. Audric nous a montré une chouette manière d’étaler l’huile : on place notre main à plat sur le dos du massé, et on verse un peu d’huile sur le dos de notre main à l’aide d’un biberon. Ça donne au massé la sensation que l’huile « suinte » de notre main. C’est moins agressif que de recevoir des gouttes d’huile directement sur le dos.




Massage aux pierres chaudes

Juste après, lors de la même séance de cours, on a fait un massage aux pierres chaudes, mais je ne suis pas convaincue de l’intérêt de ce type de massage. L’idée c’est que les pierres gardent la chaleur plus longtemps et la diffusent lentement. Mais je trouve que c’est compliqué à gérer. Parce que les grosses pierres semblent vite brûlantes, et les petites deviennent rapidement plus fraîches. Dans un premier temps, on peut poser les pierres par dessus les vêtements ou alors dans les mains. Puis, quand elles fraichissent, on peut les faire glisser sur le dos du massé avec la tranche, ou avec le plein, ou encore les deux à la fois. Ça fait une sensation de chatouille.




Massage des bras

Massage sur le dos. On a besoin de place autour de la table de massage. On va faire des étirements des bras.
Audric nous propose de d’abord prendre le patient par la main. Pour un premier contact doux. Ensuite de poser une main sous le poignet du patient pour le soutenir, et de l’autre main, faire un massage drainant du poignet à l’épaule. Ensuite on peut revenir sur la main, enrober le bras du patient et l’étirer gentiment. Puis on va poser l’avant bras du patient sur le nôtre, pour le soulever et le déplacer plus facilement. Une fois que le bras est levé on peut jouer avec des pressions comme pour boucher les trous d’une flûte à bec. On peut malaxer le muscle avec la technique dite « des becs de canard ». Finalement, on continue le mouvement d’ouverture et on vient amener la main du côté de la tête. On en profite pour masser au niveau de l’aisselle, par un mouvement de rotation du poignet dans le creux de l’aisselle (c’est super agréable parce qu’on n’a vraiment pas l’habitude d’être touché à ce niveau-là). Pour finir, on va rembobiner le film pour ramener le bras le long du corps. Au moment de reposer la main du patient sur la table, on peut effectuer une pression progressive et relâcher doucement avant de passer à l’autre bras.




Massage du visage

On a appris aussi à masser la nuque, le visage et le crâne.

Dans un premier temps, on peut masser la nuque. Le patient est couché sur la table, à plat ventre. Idéalement sa tête repose sur un petit coussin. On va alors glisser doucement le long de la nuque et aller chercher la clavicule et l’étirer. On peut alors faire glisser tout notre avant bras le long de la nuque d’avant en arrière comme si on jouait du violoncelle, puis prolonger le mouvement d’un bras avec celui de l’autre bras. Comme pour le massage assis, on peut aussi croiser les doigts sur la nuque et effectuer des petits mouvements de rotation.

Dans un second temps, on peut d’abord faire des grosses pressions sur le crâne en ayant dans le creux d’une main l’occipital et dans le creux de l’autre main le frontal. Ou bien aussi à gauche et à droite. L’idée étant de faire une pression très progressive mais une bonne pression tout de même. Ce sont des os solides. Au moment de relâcher la pression si on le fait très doucement aussi, c’est plus savoureux.

Ensuite, on peut détendre les muscles du visage en étirant la peau de l’intérieur vers l’extérieur du visage (en partant du centre du front, ou du sommet du nez ou du menton en remontant vers les oreilles dans un sourire,…) On peut masser les lobes d’oreilles et derrière les pavillons. On peut masser les sourcils et même les paupières!

On peut terminer le massage crânien par un shampoing en glissant nos doigts dans sa chevelure en des mouvements de va et vient doux et désordonnés (tant pis si on le décoiffe!) et enfin, on peut tirer très légèrement sur les cheveux pour les décoller du crâne.

À chaque cours, Audric et Michel nous rappellent d’aller très lentement, et de respirer profondément et audiblement, pour aider le client, par mimétisme, à respirer profondément.




Massage sportif

Ici l’idée est de faire un massage qui va chauffer les muscles avant l’effort. Et on va légèrement pincer le muscle en suivant ses contours.




Lavage des pieds et massage au beurre

On a eu droit à un rituel de lavage des pieds à l’eau chaude parfumée de lavande. C’était très chouette. Comme quand j’étais enfant dans mon bain et que maman essorait un gant de toilette d’eau chaude par dessus mon dos, sauf que là, c’était sur les pieds. C’est intéressant lorsqu’on reçoit des clients qui sortent juste de leur travail, qui ont marché toute la journée, car on peut à la fois détendre leurs pieds et les laver. (#pieds_qui_puent) La lavande a en plus des propriétés aseptisantes, donc ça permet de travailler les pieds de manière hygiénique.

Une fois les pieds lavés, on les a massé avec du beurre de carité, et des petits bols en cuivre ou en laiton. L’avantage de ces matières c’est qu’elles tuent les bactéries. Le bol, grâce à sa surface arrondie va pouvoir suivre l’arrondi de la plante du pied, tout en restant à la fois doux et dur.




Massage latéral

On a vu aussi comment faire un massage latéral, qu’on appelle aussi « massage femme enceinte », parce que c’est un massage qu’on peut facilement leur proposer. Là, on propose à la personne massée de mettre un gros boudin entre ses jambes et ses bras (comme si elle faisait un câlin au boudin), et on masse doucement.




Massage au miel

Plus récemment, on a eu l’occasion aussi de remplacer l’huile par du miel. Ce sont des sensations intéressantes, et le rituel se déroule en trois phases :

1) On étale le miel, comme on le ferait avec de l’huile
2) Le miel commence à « plekker » un peu, et on peut jouer avec cet aspect aussi pour décoller un peu les tissus.
3) On passe un gant de toilette mouillé d’eau chaude sur le massé. Ça permet de redonner une consistance liquide au miel, et on sait facilement le retirer.

Ouh là là, mais j’ai déjà appris plein de trucs, moi, en fait!




Massage du ventre

La personne est couchée sur le dos. On utilise de l’huile. Et comme il y a toujours une petite bedine au niveau du ventre, on va masser plus en profondeur. Pour ça, au lieu d’utiliser le plat de la main, on peut utiliser les poings. Les profs nous ont appris un chouette mouvement de rotation du poignet à faire autour du nombril qui permet de masser tantôt à plat (donc en douceur, en surface) et dans la continuité du mouvement, de masser avec le poing. On commence la main à plat ventre, puis on glisse notre pouce dans le poing et les autres doigts vers l’extérieur. Toujours dans le sens horloger pour favoriser la digestion. On peut aussi faire des tous petits ronds autour du nombril pour dénouer les tensions.




Drappage

Audric et Michel nous ont apporté une trentaine de draps dont les textures étaient chaque fois particulières. Doux, chaud, froid, soie, laine, corde, cotton, pilou, ficelle, … Je ne me rappelle pas de tous les tissus qu’on a testé, mais je sais que c’était marrant comme cours. Eux se servent de ces tissus avec les clients habitués pour varier un peu le massage. Et proposent ça en tout début de massage. Ils déposent d’abord le drap sur la personne des pieds à la tête (avec si possible un effet drappé, c’est-à-dire qu’on pose le drap un peu en accordéon sur la personne). Et puis, ils s’installent sur un tabouret au niveau des pieds, et tirent tout doucement sur le drap pour le faire glisser sur la peau du massé. Certains tissus donnaient vraiment l’impression d’avoir une rivière sur soi, c’était trop chouette.




Massage Hawaien

C’est un massage déjà classique, mais pendant lequel on va un peu étirer la peau. La personne est couchée sur le dos. On met de l’huile sur son ventre et on va utiliser nos avant-bras pour la masser, en faisant comme des mouvements de brasse sur son corps, depuis le côté.  En étirant légèrement la peau et on revient sur les hanches et les épaules.




Massage aquatique

Ça c’était un cours extra. Audric et Michel nous ont invités à suivre cette activité « extra-scolaire » un samedi. Ils avaient invité plusieurs de leurs élèves, aussi des cours précédents. J’ai fais la connaissance de Claude et j’ai revu Bruna, qui a fait son stage chez Michèle, au Welness Helena. Le massage se déroule en maillot de bain (ou bikini, c’est plus confortable) dans une piscine chauffée. On doit surtout veiller à ce que le nez et la bouche du massé soient hors de l’eau, mais les yeux peuvent être fermés et immergés, et les oreilles aussi. En fait on va simplement balader le corps de l’autre à travers la piscine chauffée. Et on va le faire tourner autour de nous. Une main sous sa nuque, l’autre au niveau du sacrum. On dessine un arc de cercle autour de nous et on fait aller et venir le corps du massé le long de cet arc. On peut aussi l’approcher et l’éloigner de nous.

Au bout d’un moment, on va pouvoir profiter de l’eau pour faire facilement des manipulations en 3 dimensions. Il me semble qu’on était deux autour du massé pour cet exercice. L’un veille à ce que la tête puisse respirer et l’autre va sur le coté proposer doucement des torsions dans un sens puis dans l’autre (en fait on fait pivoter le bassin et le torse) en passant le bras sous la première jambe et en posant la main du même bras sur la seconde cuisse, l’autre bras enveloppant le ventre.




Massage aux bambous

On avait trois tailles de bambous du format « bic » au format « rouleau à patisserie ». L’idée c’était de « pétrir le ventre » avec les gros bambous, et d’utiliser les petits pour masser autour des doigts et doigts de pieds. Entre les doigts, sous les articulations, un peu en oblique aussi. C’est surtout intéressant pour le massage des pieds quand on a affaire à quelqu’un dont les orteils sont en mauvais état (genre champignons), et qu’on a pas tellement envie d’y toucher directement. Avec les bambous de tailles moyenne (si ma mémoire est bonne, ils sont un peu plus gros que les gros crayons qu’on trouve dans les boutiques souvenirs) on peut masser la plante du pied.




Massage octopus
Excellent. Ce que je connais de meilleur au monde juste après les cookies que je viens de sortir du four. L’octopus c’est la pieuvre. Et une pieuvre, c’est plein de tentacules. Ce qu’on appelle le massage octopus c’est donc un massage donné par plein de monde à la fois. Et c’était vraiment divin à recevoir et chouette à donner. On était je crois quatre ou cinq à masser l’un de nous (en comptant Michel et Audric parmi les masseurs) Les masseurs massaient chaque fois la partie du corps face à eux, et tournaient progressivement autour du massé.

Pour la personne qui reçoit c’est chouette car chacun des masseurs a des idées différentes pour masser la même partie du corps. Certains vont faire des pressions, d’autres un massage drainant, d’autres en surface, etc… Et il y a tellement de mains sur la personne massée qu’elle ne sait plus à la fin qui la masse où. Ça permet au massé de vraiment décrocher de l’intellectualisation, de l’ici et maintenant et de se laisser aller à ses émotions,  à ce qu’il ressent.




Massage marseillais

Massage sans huile. Je n’étais pas présente pour ce cours mais j’ai eu l’occasion de tester lors du massage aveugle. L’idée c’est qu’on utilise des balles de tailles, texture, souplesses différentes pour jouer avec les sensations que ça procure. Par exemple, on peut balader une grosse balle molle tentaculaire sur le visage, des balles de golf sur la plante du pied, des balles de tennis sur le ventre. En faisant attention à ne pas utiliser une balle trop solide (trop dure) sur les zones du corps qui sont peu charnues.




Massage au talc
On remplace simplement l’huile par du talc. Il faut y aller beaucoup plus doucement car le talc est abrasif, en revanche comme c’est une matière sèche, les parties du corps qui ne sont pas massées n’ont pas froid. C’est un massage un peu « peeling ».




Massage Mickey
Assez marrant aussi. C’est un massage qu’on fait sans huile. Seulement avec des gants. Tantôt des gants tout doux comme en pilou, et tantôt des gants rêches comme en crin de cheval. Comme pour le massage aux balles, l’idée est de jouer avec les sensations que cela procure. Sachant que le massage au crins peut vite être abrasif (mais on le sent aussi sur soi-même) il faut y aller tout doucement, et alors ça procure plutôt une sensation de chatouilles. Je pense que ce n’est pas mal pour finir le massage car ça réveille un peu.




Massage aux ventouses.


Alors là, … je peux vous dire que j’avais des appréhensions quand ils nous ont annoncé ça… Vous voyez ce que c’est un suçon? Une sangsue? Voilà. Vous avez l’idée générale. On fait ce massage à l’huile. On a quatre tailles de ventouses. Les grosses pour les parties du corps où l’on sait aspirer beaucoup de peau, les moyennes (de la taille d’une cup menstruelle pour celles qui connaissent ^^) pour l’ensemble du dos, les petites (sur le front, ça fait un peu licorne) pour les zones qui ont moins de chair comme la nuque, les omoplates ou le front et les minis (de la taille d’un capuchon de bic) pour les zones sensibles du visage comme par exemple les paupières et les cernes. L’intérêt, c’est de revasculariser la surface de la peau. D’après Audric et Michel, ça permet aussi de libérer les toxines.

Oui, mais… si on a pas de toxines, alors, il se passe quoi?

Hé bien, on a simplement de la peau aspirée dans une ventouse à cause du vide qui est créé au moment de la pause par pression sur la ventouse. Plus on fait de vide dedans, plus elle va aspirer de peau (logique). Au bout d’un certain temps, la personne sur laquelle les ventouses sont posées va ressentir des picotements à ce niveau. Plus on laisse longtemps, et plus le sang va revenir à la surface de la peau.

Personnellement, je n’ai pas tellement aimé ce massage. Avoir des ventouses sur le corps m’a directement rappelé les examens électrocardio que je passais étant petite, et du coup je me suis sentie un peu mélancolique. Chaimae en revanche s’est bien amusée, et Fabrice avec qui elle était en duo est rentré chez lui avec du chorizo dans le dos… (Google vous aidera à comprendre ce que je veux dire). Il a promis de nous envoyer une évolution au jour le jour mais à mon avis, 24 heures ne seront pas suffisantes pour qu’on puisse voir une différence significative. De mon côté, j’ai eu droit à une ventouse licorne, et même si elle est restée moins d’une minute sur mon front, et sans que beaucoup de vide n’ait été fait, la marque est toujours présente après 4 jours.




Massage aveugles. 

Encore une activité extra scolaire. La ligue braille organisait un salon des technologies liées à la cécité et à la malvoyance. Dans ce contexte, Audric et Michel ont invité leur élèves à offrir des massages aux visiteurs du salon.
J’ai trouvé ça très chouette parce que j’ai pu masser des personnes aux profils très différents de ceux que je connais. En classe, on se masse toujours entre nous, et nous ne sommes que des jeunes gens en bonne santé. Ici, j’ai pu masser des personnes âgées, des personnes handicapées, des enfants agités ou effrayés par l’ambiance tamisée, … j’ai pu réviser plein de techniques de massage, (apprendre comment utiliser les balles pour le massage marseillais) transmettre aussi mon savoir aux accompagnants. Je n’ai eu que des retours positifs de la part des personnes que j’ai massées. Certains m’ont fait de la réclame auprès des autres participants du salon, d’autres sont même revenus, et en ont redemandé encore et encore… Le plus beau compliment dont je pouvais rêver. Une autre élève a même eu droit à un câlin de la part de la vieille dame qu’elle a massé. Bref, c’était une très chouette activité. Et le faire bénévolement me semble donner d’autant plus de sens à la pratique.

 

J’espère avoir suscité votre curiosité, et vous avoir donné l’envie d’un bon massage relaxant

À bientôt,

Cathy.

 

Baptême FOA et pièce de théâtre

Salut à tous,

Connaissez-vous la Flèche d’Or d’Anderlecht, bvd Sylvain Dupuis? Cet endroit sent bon Bruxelles. Le vrai Bruxelles, fieu! Ou les sympatieke peyes et les shoene mokkes se retrouvent pour bander (leurs arcs) et tirer (leur flèches)…(mais keske t’avais encore en tête, stoeme kleût?)

Ça fait presque un an que j’étais membre adhérante. Mais hier, la FOA a invité le pas-si-grand Saint Nicolas à l’occasion du baptême des membres adhérants. Après que Saint Nicolas nous ait offert à tous un paquet de bonbons, André à appelé tous les futurs baptisés et leurs parrains. Soutenus par nos parrains et marraines respectifs-ives, nous étions douze à passer les trois épreuves suivantes :

  1. « La main dans le sac » :
    Pour la petite histoire, le chien de Jean-Paul avait malencontreusement avalés quelques objets, qui l’ont rendu malade. Jean Paul a pris soin de disposer la chiasse de son chien dans douze petits sacs en plastique et notre mission était de plonger la main dans le sac en question pour récupérer ces objets. Heureusement que nous pouvions compter sur nos parrains/marraines respectifs pour nous aider à nettoyer ces objets, parce que Jean-Paul tenait à ce qu’on les nettoie à la bouche… Désolée pour toi, Aky.
  2. « Banana split » :
    Un peu plus glamour cette fois-ci, une banane au chocolat entrouverte et suspendue à un fil, à manger sans faire usage de ses mains. Une fois de plus, j’ai pu compter sur le soutien d’Akylas, mon parrain. Je vous laisse admirer le résultat. (Qui a dit qu’on ne peut pas jouer avec la nourriture?)
  3. « Forte tête » :
    Parrain et filleule devaient parcourir une certaine distance en maintenant un ballon entre leur têtes. Arrivés à destinations, ils devaient ensuite pousser de toutes leurs forces sur le ballon jusqu’à ce qu’il explose.

Akylas, mon parrain m’a soutenue dans ces épreuves, et tout s’est bien passé. 🙂 Me voici donc officiellement membre de la Flèche d’Or d’Anderlecht. J’ai même reçu un blason pour l’occasion, à coudre où je peux sur les vêtements que je porterai lors des cérémonies officielles telle que le banquet de fin d’année. En principe, les hommes portent l’uniforme officiel et les femmes s’habillent comme elles veulent. Je pense que je vais voir à adapter le costume masculin. Normalement, il s’agit d’un pantalon gris, une chemise bleue claire, un veston bleu marine et une cravate rayée jaune et noire.
Je peux chercher pour une robe bleue claire, un leggins gris, un blouson bleu marine et un foulard jaune et noir 🙂

Ensuite, tous les archers présents ont participé au tir au ballon. Chacun a mis l’une de ses flèches dans une jarre. Ensuite, notre bien-aimé président les a jetées au sol comme un jeu de Mikado géant, et les a ensuite ramassées au fur et à mesure pour former six équipes de 5 à 7 joueurs. Devant les cibles, un tas de ballons de baudruche multicolores attendaient d’êtres transpercés de flèches pour libérer leurs formidables cadeaux. Équipe après équipe, nous allions donc sur le pas de tir, à dix-huit mètres des cibles (douze pour les 5 plus jeunes archers) avec une flèche chacun pour tenter de remporter de beaux cadeaux. Parmi les cadeaux les plus simples (comme des fruits ou des friandises), se cachaient 9 cadeaux plus importants. : six boites de pralines et trois bons d’achats pour du matériel d’archerie.
Je n’ai pas obtenu de cadeaux extraordinaires, mais j’ai la fierté d’avoir tiré le dernier ballon, juste après Dalila, qui vient d’emporter le championnat du monde de tir à l’arc à Marrakech. 😀

Je terminerai par une proposition que m’a faite ma toute nouvelle colocataire, Nadia, ce samedi matin (avant le baptême de la FOA, donc). Son amie Chachou voudrait monter une pièce de théâtre, et Nadia m’a invitée à en faire partie. Je suis impatiente de rencontrer les cinq membres actuelles de cette troupe, et d’en savoir plus sur le public visé, le style de théâtre, et les modalités pratiques, du type où et quand se réunir pour les répétitions.

À très bientôt pour les nouvelles,
Bisous,

Cath (Catheke pour mes amis archers)

It’s a small word after all

Salutations,

Vous souvenez-vous des retrouvailles logopédiques – ou presque – dans mon salon, autour d’un spaghetti sans fromage et d’une partie de billard? Non? Alors n’hésitez pas à relire cet épisode de mes aventures ici.

À cette occasion, Céline nous avait expliqué qu’on lui manquait terriblement (je la comprends), mais que d’un point de vue financier, ce n’était pas toujours évident de venir jusqu’en Belgique (ce que je comprends aussi). Elle nous avait donc toutes invitées à venir passer un séjour chez elle, et une journée magique à Disneyland Paris. Une journée magique? Fichtre, voilà une expérience à ne pas manquer. Surtout quand, comme moi, on cherche à accroître sa magie.

J’ai donc repris contact avec elle pour voir si son offre tenait toujours. J’avais aussi très envie de profiter de mon séjour en France pour revoir Dominique. Alors Céline et moi, on s’y est mises à deux pour la motiver à se joindre à nous. Dominique craignait la pluie, ou de ne pas aimer les mêmes attractions que nous, mais progressivement, on est parvenue à l’apaiser, puis à la convaincre qu’on passerait un chouette moment ensemble.

Ce fut un week-end bien chargé :

Je me suis d’abord rendue à Nivelles, le vendredi soir, pour voir la nouvelle pièce de la compagnie du Comble. J’avais invité mes collocataires à se joindre à moi et Pierre-Yves a répondu présent. J’avais assisté, il y a quelques années, à une représentation « d’Un beau salaud », dont le rôle principal était joué par le très talentueux François Collard. Aussi, en me rendant à Nivelles ce soir-là, je savais qu’on allait bien m’amuser. De fait, c’était encore une fois très amusant. Louise Collard était simplement épatante. Éblouissante, même. Autant dans son rôle de diseuse de bonne aventure / danseuse du ventre que dans celui de bourgeoise aspirant à plus de noblesse. Comme le temps passe quand on s’amuse ! … Le dernier train aussi ! Heureusement, pour nous, j’ai plus d’un tour dans mon sac! À la fin de la représentation, je me suis placée près de la sortie avec mon plus beau sourire et les initiales « BXL » rapidement griffonnées au dos du programme, bien visibles. Dans le public, des amis d’Olivier qui rentraient justement par là, nous ont offert le trajet.

Plus tôt dans la journée, j’étais passée dans une grande surface acheter des tas de produits bien belges à offrir aux parents de Céline qui me recevraient le lendemain. Et aussi un paquets de chocolats « merci ». J’ai regardé le paquet, puis je l’ai montré à Pierre-Yves, et il était d’accord. Ce qui fait qu’on a pu remercier les amis d’Olivier sitôt arrivés sur Bruxelles.

Le lendemain matin, je me suis levée de bonne heure, avec dans mon sac le restant de mes provisions : des spéculoos, des Napoléons (aussi appelés « bonbons-aparte »), des cuberdons, et des chocotoffs. Direction la gare du Midi où je prendrais bientôt le Thalys. (Vers l’infini et au-delà!)

Il s’agit de prouver que j’ai plus d’une corde à mon arc!

Hello Guys! I hope you are fine. From my side, everything is going all right.

Salut tout le monde ! J’espère que vous allez bien. Pour moi, tout est niquel!

You may be don’t know that since few months I am doing some archery. I had ever tried before, few years ago, in my home city, during one year. Therefore when my lovely flatmate invited me to join him, I accepted cheerfully.

Vous ignorez peut-être encore que, depuis quelques mois, je me suis remise au tir à l’arc. J’avais déjà eu l’occasion d’en faire pendant un an, parmi les archers du comte Henri, à La Roche-en-Ardenne. Aussi, lorsque mon charmant colocataire m’a proposé de me joindre à lui, j’ai accepté son offre avec joie.

I first came a bit like a tourist, eager to know if I had kept a good level. The atmosphere was really nice, and lots of used archers came to advice me. It gave me the envy to come back, then to buy my own bow.

Je suis d’abord venue un peu en touriste, curieuse de savoir si j’avais gardé un niveau raisonnable. L’ambiance était très agréable, et beaucoup d’habitués sont venus me donner des conseils. Ça m’a donné l’envie de revenir, puis bientôt d’acquérir mon propr’ arc.

In a first time, I dreamed to buy a long bow, beacause it is at the same time simple and noble. Daniel advised me to try Patricia’s bow. While discussing with her, I realized that this kind of bow, because it is less powerful, is rather to use on small distances. But there are only three close targets, and those are often used. (By newcomers, but also by used archers that want to try another material in safety conditions.)

Dans un premier temps, je rêvais d’acheter un « longbow » pour le côté à la fois simple et noble. Daniel m’a conseillé d’essayer celui de Patricia. En discutant avec elle, j’ai réalisé que ce type d’arc, parce qu’il est moins puissant, convient plutôt pour du tir sur courte distance. Or, il n’y a que trois cibles rapprochées dans la salle, et elles sont très prisées. (Par les nouveaux, mais aussi par les bons tireurs, lorsqu’ils changent de matériel, par exemple, le temps de s’habituer à la puissance de l’arc ou à son comportement.)

I prefer to progress quickly. Therefore, I forgot the idea of the long bow for now. Last Saturday, Pierre-Yves went with me to Marie-Claire, in Vilvoorde to help me buying a bow that would at the same time fit and seduct me. I opted for a recurve in aluminum. I am joyful and opt for blue and pink material. I am sure it will fit to the club’s T-shirt. 

J’ai envie de progresser rapidement. J’oublie donc l’idée du longbow pour l’instant. Samedi dernier, Pierre-Yves m’a accompagné chez Marie-Claire, à Vilvoorde pour m’aider à choisir un arc qui convienne à la fois à mes besoins et à mes envies. J’opte donc pour un « recurve », en aluminium. Je me sens d’humeur joyeuse et opte pour une palette de couleurs vives entre le bleu et le rose. Ça ira bien avec le mauve anderlechtois du t-shirt. 🙂

 

During the next training, Flupke reminds me how to shoot a good way, in order that I get directly use to the good reflexes with my brand new bow. He also offer me to choose some feathers for my arrows. I opt again for blue and pink ones. Akilas becomes officialy my mentor, and Pierre-Yves shows me how to paste the tips. Tomorrow, he will also show me how to paste the feathers. For sure, I am well surrounded.

Lors de l’entraînement suivant, Flupke veille à ce que j’adopte dès le départ les bons réflexes avec mon nouvel arc. Il me montre plusieurs fois de quelle façon lâcher ma corde. Il me propose également de choisir des plumes pour mes flèches. J’opte une fois de plus pour du rose et du bleu. Akilas officialise son parrainage et Pierre-Yves m’apprends à coller les pointes de mes flèches. Demain, il me montrera également comment coller les plumes. Le moins qu’on puisse dire, c’est que je suis bien entourée.

 

Et voilà l’empennage d’une flèche terminé. Well done!

 

 

Professionally speaking, I progressively make my boxes. The Group HR departure will actually move to the building across the street. Mentally, i also prepare myself to leave the company, as my temporary job is supposed to end at the beginning of April. I would prefer to stay. Since I work at Puratos, I discovered, via SuccessFactors, the Human Resources universe, and more specifically, how to deal with talents. My field of vision is enlarging to other HR aspects, such as « Learning & Development », or « Recruitment ». I’d like to know what does the corresponding modules look like. I would like also to keep this contact with the world, and keep teaching to colleagues how do those modules work. Furthermore, I start to feel comfortable enough with Dutch to may follow a conversation, even by phone. I would consider as a real pity to stop there this linguistic immersion at the time it become really interesting.

Côté professionnel, je fais tout doucement mes cartons. En effet, le département « Group HR » déménage dans le bâtiment d’en face. Mentalement, je me prépare aussi à quitter la boîte pour de bon, car mon contrat d’intérim devrait prendre fin début avril. Je n’ai pas envie de partir. Depuis que je travaille chez Puratos, j’ai découvert, entre autre via SuccessFactors, le monde des ressources humaines, et plus particulièrement la gestion des talents. Mon champ de vision s’ouvre vers d’autres aspects des R.H., comme la formation continue et le recrutement. J’ai envie de savoir à quoi ressembleront les modules qui s’y rapportent. Je voudrais aussi garder ce contact avec le monde, et avoir de nouvelles occasions d’enseigner à mes collègues le fonctionnement des différents outils RH. De plus, je commence enfin à me sentir à l’aise lors d’une conversation en néerlandais, même au téléphone et je trouverais vraiment dommage de mettre fin à cette immersion linguistique au moment où elle commence tout juste à porter ses fruits.

Never mind! My bow has got more than one string. Here again, I am well surrounded. Working in HR aware you about the job opportunities, and gives you the best notices ever. Guess who passed the master level of the Hudson tests? 

See you soon, and thanks for following my adventures.

Hugs, 

Cath.

Qu’à cela ne tienne! J’ai plus d’une corde à mon arc. Ici aussi, je suis bien entourée. Travailler en RH, ca permet d’être rapidement au courant de l’ouverture de certains postes, et de recevoir des conseils avisés de la part des collègues. Devinez qui a récemment réussi les tests Hudson niveau master?

À très bientôt, et merci de suivre mes aventures.

Bisous,

Cath.

Nord de la Pologne

Bonjour à tous. Pardon d’avoir tardé à donner de mes nouvelles. Il faut bien avouer que, sans les photos sous les yeux, la tâche est moins simple. Je dois tout me repasser en mémoire, et ce n’est pas un exercice auquel je suis habituée. Peut-être ferais-je des fautes chronologiques tout au long de ma narration (1).

Vendredi : Hel

Vendredi matin, au milieu de la nuit, une cacophonie retentit d’un bout à l’autre de l’appart. Nos gsm, branchés (pour être bien chargés!), loin de nos lits (pour qu’on soit obligées de se lever !) nous réveillent. La tête dans le cul, on se dirige Francesca et moi vers la cuisine pour boire du thé, et manger un petit quelque chose avant de partir. On appelle Fanny pour vérifier qu’elle est bien réveillée et on finit nos bagages. Nos paupières sont encore lourdes, mais déjà un sourire se dessine sur nos lèvres comme pour dire : « Je vois que toi aussi, tu aurais bien dormi quelques heures de plus ».

Fanny appelle à son tour. Elle est en bas de notre immeuble et le taximan qui a tout compris se rapproche. Francesca et moi, on enfile nos doudounes, on ferme tout et on descend. Je mets mon gros sac à dos dans le coffre. Les copines, moins confiantes, préfèrent garder leur sac auprès d’elles et, bien qu’il y ait trois sièges sur la banquette arrière, je me retrouve sur le siège passager de devant, en mode copilote.

Nous voilà arrivées à la gare. 10 zloty. C’est moins cher qu’annoncé. Le weekend commence bien. 🙂 Le polskibus est déjà là. Je crois qu’il vient de Cracovie parce qu’il y a déjà du monde dedans. On se demande à quelle heure ils sont partis de là bas. Fanny et Francesca montent me garder une place le temps que je mette mon gros sac à dos dans le coffre, et c’est partit pour 5 heures de route en direction du Nord de la Pologne!

Au bout d’un moment, la pluie s’invite. Fanny craint un weekend tout pourri… En grande experte de la pluie (24 ans sur le sol Belge, quand même) je la rassure : « Il va pleuvoir pendant les 5 heures de route, et puis tout sera tombé et on sera tranquilles » (prononcez [trãkij], comme à La Roche; j’aime bien sensibiliser Fanny au charme de la culture Belge)… En tout cas, j’espère avoir raison; mais là dessus, je me fais confiance : j’ai toujours été sensible à la pression atmosphérique. La pluie tombe bien, ça ne durera pas.

5 heures de tentative de dodo plus tard, nous voilà arrivées à la gare des bus de Gdańsk. On rejoint la gare des trains. Je taquine un peu Fanny. En guise de « va te faire foutre », elle me dit, en anglais (pour que Francesca comprenne) « Go to Hell ». Ça tombe bien, lui dis-je, c’est la qu’on va! (humour, humour!) Voilà le guichet… c’est à mon tour de jouer! J’ai le plaisir d’être considérée par mes amies comme la plus débrouillarde en Polonais. « Chciałabymy jechac pociągiem do Helu » (« Nous voudrions aller en train à Hel ». Il va de soi qu’on veut y aller en train! ; je ne le précise que pour le plaisir de l’exercice et pour épater mes copines avec une phrase complète, héhé 🙂 –mégalomanie, le retour-) Nous flânons dans le sous-sol de la gare en attendant l’arrivée de notre train. Il y a un bureau du tourisme et nous y  récoltons quelques trésors (gratuits, cela va de soi) : une carte de la ville de Gdańsk avec les meilleurs restos et loisirs du coin (qu’on ne visitera pas parce qu’ils sont forcément trop chers), des cartes postales publicitaires un peu  moches, mais sur lesquelles il est écrit Gdańsk.

Il est temps de s’inquiéter de retrouver la bonne voie et le bon perron. Il y a quelques TV dans la gare, mais elles n’indiquent que la destination finale, pas les étapes, et puis, il faut s’assurer qu’on prend l’IC et pas le régional… parce que non seulement ça prendrait plus de temps, mais en plus, c’est pas la même compagnie, donc nos billets ne seraient pas valables. Quelques exercices de step plus tard, on trouve le bon quai, et on interroge les gens qui attendent déjà, histoire d’être sûres. C’est l’heure pour moi de redescendre de mon piédestal. Je ne comprends pas la moitié de ce que ces braves polonais me disent… Heureusement, il y a la gestuelle, et puis, on peut montrer nos billets…
« Tak, tak, tu. Tutaj. 🙂  » C’est plutôt rassurant. On reste là. Une fois le train en gare, on interroge cette fois le contrôleur avant de monter pour être certaines.
-Dzien dobry. To jest pociąg do Helu?
– Tak.
– C’est bon les filles, en voiture! Okay girls, let’s go!

Ça y est. Première réelle étape du week-end: Hel. Il fait beau. On s’arrête direct pour manger. Le poisson ne sera sans doute pas cher, on le trouve juste à côté. Évidemment, on ne comprend pas grand chose au menu, sinon les dessins des différentes sortes de poissons. L’échelle n’est pas respectée bien sûr, et nos connaissances en la matière sont relativement basiques, voire même moins que ça, … personnellement, c’est à peine si je sais distinguer un saumon d’une truite.

Je reconnais le mot « śmietana ». Je me dis que peu importe le poisson, du moment qu’il y a de la crème, ça ne doit pas être mauvais. Tiens? Du harang! À peu près le seul truc que je sais traduire. Mais c’est quoi ça déjà, comme poisson? Francesca commande le même plat que moi. On est servies rapidement. Fanny d’abord. Elle a un beau filet grillé. Mmmh ça à l’air bon. Puis Francesca et moi on reçoit une assiette pratiquement vide. Trois patates en chemise, un petit ravier avec la fameuse crème, quelques légumes… quoi? mais il est où notre poisson? … Apparemment, il est dans le ravier. Je ne me souvenais pas que le hareng était un tout petit poisson. On goûte. C’est salé. Très salé. Écœurément salé! Je comprends mieux Goscinny et Chesterfild.

tuniques bleues
Willy Lambil et Raoul Cauvin, Les Tuniques bleues , T.37 « Duel dans la manche », éditions DUPUIS 1995. Chesterfild détourne l’attention du vendeur en lui redemandant du poisson le temps que Blutch trouve de quoi payer. L’estomac de ce premier n’apprécie guère.
acidenitrix
Acidenitrix, personnage tertiaire de la bande dessinée « Astérix », de Uderzo et Goscinny, dans l’album « Le grand Fossé ». Tout au long de la BD, les personnages qui le croisent s’étonnent de l’odeur de hareng flottant dans l’air.

We are so disapointed! Francesca et moi on envie le plat de Fanny qui a l’air bien meilleur. Mais elle nous « rassure »… Il y a plus de peau que de chair dans son poisson.

L’appétit coupé, nous partons à la découverte de la presqu’île…

Hel
Il y a beaucoup de soleil et beaucoup de vent. (C’est normal qu’il y ait du vent, on est à la mer, et même au beau milieu)

 

 

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Les dunes ici sont assez fragiles,… Interdit de marcher dedans. Une sorte de ponton est mit en place pour que les touristes puissent tout de même observer la mer de près.

 

 

hel_plaza_2
Il y a aussi une plage, sur laquelle on peut aller sans problème, qui ressemble à un dépôt de bittes d’amarrage. Curieux. Limite artistique.

 

Et enfin, il y a un « fokarium« . Un genre d’aquarium avec des phoques, si vous préférez. On n’a pas visité mais j’aurais bien voulu. Sur les vitrines, on pouvait voir des panneaux de sensibilisation à la pollution des mers. Nombre de canettes, cigarettes, et tout un tas de trucs retrouvés chaque année sur la plage, photos d’animaux souffrant de la pollution … Les gens cherchent des endroits paradisiaques où passer leurs vacances, et au lieu de veiller à ce que ça reste un bel endroit, ils le polluent. C’est tout de même con! Est-ce-que ramasser ses capsules et canettes de bières, ses papiers plastiques, le bâton de sucette du gamin, les mégots de cigarette, ça demande un effort surhumain? Non. Je ne crois pas. Faut croire que c’est dans la nature humaine que de vouloir laisser une trace de son passage… Comportement déplorable. 🙁

Heureusement, le long de la passerelle dans les dunes, il y a moins de déchets, et la promenade fut agréable. Sur la plage, je me suis risquée à mettre les pieds dans l’eau. Elle était froide, mais c’était tout de même agréable. J’ai aussi été surprise par la couleur de l’eau. Pour ceux qui ne me connaissent pas, il faut savoir que j’ai toujours passé mes vacances d’été à la mer du Nord, où l’eau est plutôt brunâtre que bleue. Même si un ami m’avait déjà affirmé que l’eau en Croatie était bleue, je restais persuadée que l’eau de mer bleue était une sorte de mensonge photoshopé des catalogues publicitaires aux destinations de vacances paradisiaques. Bon, c’était pas non plus vraiment très bleu, mais on était loin de l’espèce de vase de la vlaamse kust.

Le soir, on a dormi dans une auberge de jeunesse. On avait deux lit doubles pour trois. Fanny a joué à pile ou face celle de nous qui dormirait seule. J’ai eu ce privilège. Nos voisins célébraient un anniversaire et nous ont invité à se joindre à eux, mais on était claquées par notre demi nuit dans le bus, nos trajets en train et à pied avec nos sacs…  Nous avons décliné poliment, pris une douche et dormi comme des loirs.

Qu’Hel aventure! Et ça ne fait que commencer.

Samedi : Gdynia et Sopot 

Malgré la fatigue de la veille, je me suis réveillée de bonne heure. J’en ai profité pour écrire mes cartes postales. À propos de cartes postales, il faudra qu’on m’explique cette manie qu’ont les vendeurs de cartes postales de ne jamais proposer le timbre qui va avec, et encore moins un timbre européen. Pff! Soit. J’ai petit-déjeuné avec les « choco-princes » de Fanny (ou plutôt des « Hit » mais en soi, c’est pareil.) Ensuite, on a replié bagage, on a avalé un choco chaud puis on a repris le train vers Gdynia.

On a déjeuné à grand coup de pizza, puis on est parties à la découverte de la ville. Gdynia est un peu plus au sud de Hel. C’est une ville portuaire, alors on a surtout regardé les bateaux. Beaucoup étaient hors de l’eau, et c’était bizarre de voir la partie normalement immergée. Ça semblait beaucoup plus grand. On s’est aussi un peu arrêtées sur la plage pour retrouver notre âme d’enfant : Francesca savourait le chant des vagues, Fanny faisait des pâtés de sable, et moi je partais à la chasse au coquillages exotiques. Quelques oeuvres d’arts plus tard, on est reparties vers Sopot. Grosso-modo, c’était encore la même chose : la mer, plus ou moins accessible, … Mais il y avait cette étrange galerie commerciale, digne de l’architecte Numerobis, ou comme sortie tout droit d’un roman de Lewis Caroll…

1624-Sopot-krzywy-dom

Et puis, ce ponton allant loin dans la mer, sur lequel on a pris pleins de photos tant bien que mal, car il y avait du monde.

sopot ponton

Une fois la lune levée et le soleil couché, on a diné au Greenway puis repris le train une fois de plus pour Gdańsk, où nous avons rencontré Oscar, l’ami de Marta. Denouveau, deux lits doubles. Sauf que c’était quand même sa chambre. Bien sûr, ça ne le dérangeait pas de partager son lit avec l’une d’entre nous, mais puisqu’il y avait des tapis de yoga et de la place pour improviser un autre lit au sol, on a préféré choisir à pile ou face celle de nous qui dormirait au sol. Francesca était enchantée de dormir pour la première fois de sa vie dans un sac de couchage à même le sol… Mais pendant la nuit, je l’ai quand même vu remuer pas mal de fois, histoire de trouver une position confortable. Lol. Elle s’en est bien sortie. 🙂

Dimanche : Gdańsk

La ville de Gdansk est la sixième plus importante de Pologne. Et son port est le plus important du pays. Certains bâtiments de la ville m’évoquent le quartier du Grognon, la place d’Armes et la Halle al Chair de Namur. Les autres ont davantage des airs d’Antwerpen. Je ne sais pas pourquoi, il y a quelque chose de similaire dans l’architecture. Peut-être est-ce juste dû au canal. Enfin, par moment, il y a dans les toits des cercles, qui me rappellent carrément les cerceaux du qwiddich.


(1) Fanny si tu passes par ici, n’hésite pas à me rafraîchir la mémoire 😉

Pour l’instant, mon article est illustré avec des photos issues d’Internet (principalement Wikipédia), j’attends les photos de Fanny pour vous montrer quelque chose de plus personnel (et pour récupérer des souvenirs).

 


Merci à tous les internautes qui m’ont suivie dans cette aventure. Tous vos commentaires m’ont fait plaisir (même si je ne les ai pas toujours affichés) Je suis toujours contente d’apprendre qu’un de mes articles est apprécié. J’ai eu beaucoup de plaisir à écrire également, et je pense que je vais essayer de continuer, mais je ne sais pas encore à quel sujet. Pour les mois qui viennent, je vais reprendre l’animation scoute à La Roche, reprendre des cours d’autoécole, peut-être m’inscrire à un conservatoire de musique, et j’aimerais aussi reprendre la tapisserie.

… Ah! et, accessoirement, je vais reprendre ma recherche d’emploi aussi. 😉

Et pour ce qui est d’entretenir mes connaissances en anglais (voire en polonais, mais j’ai un doute), ça va beaucoup dépendre de mon job, parce que Wallangues c’est bien beau, c’est très bien foutu, mais les langues, ça s’apprend par la pratique.

 


 

Fin de mon EVS en Pologne.

Envie de te lancer à ton tour dans l’aventure? Viens surfer par ici:  https://europa.eu/youth/be/article/46/3269_en

 

 

Wrocław

Bonjour à tous,

Ce weekend, avec Sashi et Fanny, nous avons été à Wrocław (prononcez « vrotswaf »), rendre visite à quelques copains rencontrés lors de notre mid-term training (à savoir : Alex, David, José, Marcio). C’est une ville située à 160 km au sud-ouest de Łódź. C’est aussi la 4ème ville la plus importante de Pologne, après Warsovie, Cracovie et Lodz. Enfin, Wroclaw est la capitale européenne de la culture de 2016, titre qu’elle partage avec St Sébastien, en Espagne.

Wrocław - Łódź

Les nombreux cours d’eau de la ville lui ont valu le surnom de « Venise Polonaise » ou encore « Venise du Nord ». Hé oui, comme Bruges! Je me demande combien de pays ont leur Venise rien que parce qu’il s’y trouve beaucoup de rivières.  L’architecture est par ailleurs assez semblable à ce qu’on trouve dans le plat pays.

 

Wroclaw est aussi une ville parsemée de nains, souvent en rapport avec les lieux. Par exemple, celui derrière les barreaux de la fenêtre est à proximité de la prison.

Alex, qui vit sur place,  s’est proposé d’être notre guide.  C’est-à-dire, qu’il nous a entraîné aux quatre coins de la ville. Et comme toujours avec Alex, c’était dynamique! Hop hop, la cathédrale! Hop hop, le pont aux cadenas! Hop hop, le lac! Hop hop, les meilleures glaces de Wroclaw! Hop hop, hop…

(Merci à Fanny et Sashi pour les photos)

Au soir, nous nous sommes donné rendez-vous auprès des fontaines, pour un spectacle son et lumière.

Fanny a fait une vidéo, mais elle est trop importante pour être postée ici. Je vais donc essayer de vous décrire le spectacle d’un point de vue plus technique.

spot fontaineDans l’eau, plusieurs jets de fontaines, chaque fois entouré de spots lumineux colorés, et je crois, orientables. Les techniciens jouaient ainsi avec les couleurs, et la puissance des jets d’eau pour faire un véritable spectacle, du style « waves bars » dans Windows Media Player.

À un moment donné, on avait un véritable rideau d’eau devant les yeux, et des images y étaient projetées. (Comme au festival Spirou de l’an dernier).

Je pense que ce serait vraiment épatant d’avoir un tel spectacle le jour de la finale du fantôme, à La Roche. Imaginez, vous êtes dans le parc de Rompré, ou sur le parking du casino, et vous voyez, dans l’Ourthe, un spectacle de fontaines, avec Berthe qui apparaît sur le rideau d’eau, et dans le ciel, un feu d’artifice! Du spectacle des yeux à la tête, de l’eau, du feu, du son, de la lumière. La totale, quoi! Ce serait juste énorme. 😀

Mid-term training in Kazimierz.

Hello everybody, 

Such a nice week of training in Kazimierz. I have met only nice people. I’am sad that it’s already finished. I really felt like on holliday, and it’s was thanks to all of you 🙂 I love you all. <3 <3  I am already missing each of you. Vite, vite, se revoir tous! À Wrocław ou Elbląg, ou n’importe où d’autre.

Salut à tous!

Je viens de passer une super semaine de formation à Kazimierz! J’aurais voulu que ça ne s’arrête jamais tellement c’était bien. C’est bien simple, on n’arrivait pas à se dire au revoir tellement on avait envie de rester ensemble encore un petit peu. On s’est dit au revoir à chaque bus qui arrivait à l’arrêt, jusqu’à ce que le nôtre arrive enfin.

Kazimierz est un village près de Cracovie. Une légende dit que le diable s’y était installé et volait toutes les poules et coqs de la région, et que l’arrivée de moines combinée à l’impossibilité pour Satan de voler un dernier coq noir l’a complètement dégoûté de rester là. Depuis on trouve peluches et pâtisseries en forme de coq sur le marché du village. Une autre légende dit que le roi Kazimierz était amoureux d’une jeune fille juive et que parce qu’elle était juive, elle n’avait pas le droit d’être anoblie et donc de devenir reine. Les amants se voyaient donc en cachette par un souterrain. Le roi n’a jamais eu d’héritier légitime.

On était installé dans un hôtel en pleine nature. Un cadre vraiment idyllique. Fallait monter les escaliers dans la forêt pour y arriver. Ça m’a rappelé qu’un peu de sport ne me ferait pas de tort. 🙂 (à ce propos, je compte enseigner la natation à ceux qui le souhaitent, ici, à Lodz, mais je vais d’abord vérifier auprès de Kobiety Office si c’est le genre de projet qu’ils sont prêts à financer.)

Pendant cette formation, on a été invité à réfléchir à qui on était. Quels étaient nos rêves étant enfants? Qu’en a-t-on fait aujourd’hui? Qu’est-ce que notre séjour en Pologne nous a apporté? Et qu’est-ce que nous avons pu apporter à notre pays d’accueil? Quels avaient été les plus beaux moments ou les plus importants jusqu’ici? Quel pourcentage de notre temps passe-t-on à différentes choses? Etc.

On a également eu une matinée workshop, où chacun pouvait se proposer d’animer un atelier pour les autres. J’ai proposé un atelier massage, David un atelier où l’on pouvait poser toutes nos questions à propos des avions, et un autre sur la guitare, Adrian un Atelier de « Yoga Dynamique »^^, José un Power-point sur l’éducation, bref, ça partait dans tous les sens. Il y avait autant de sérieux que de rigolo.

Le soir, on allait souvent au village, prendre une glace ou un verre. Et la musique nous a donné envie de danser comme des fous. Par deux fois, aussi, on a eu droit à un barbecue. Je ne sais pas de quoi sont faites les saucisses d’ici, mais elles ne sont définitivement pas les mêmes que dans mes Ardennes Belges. Après une heure par dessus les braises, toujours pas de saucisse qui chante. Par contre, de par mon expérience scoute, j’étais à peu près la seule à ne pas manger de saucisse cramée. 🙂

Pour rentrer à Lodz, on est passée par Lublin. L’architecture vaut le détour. C’est très joli. Dommage qu’on ait pas pu s’y poser un peu plus longtemps.

 

 

Cette formidable aventure se termine malheureusement par 5 heures de bus, mais pour passer le temps, nous rêvons déjà de la suivante.

Crédit : Fanny Banor
Crédit : Fanny Banor

 

Danse de la joie

Salut tout le monde! Je tiens la grande forme…

avant après coiffure

À l’heure où j’écris ces lignes, les likes pleuvent sur facebook. Bientôt, le cap des 50 likes sera passé et la photo fera le buzz sur tous les médias sociaux, même le JT en parlera! (hem, brrem, hum, … un petit délire mégalo de temps en temps, ça ne peut faire que du bien!)

Je dis chapeau bas à Anię, la coiffeuse de Salon Atelier (piotrkowska 88, Łódź, Pologne, NDLR) qui est parvenu à faire de ma chevelure indisciplinée une véritable merveille, digne des plus belles héroïnes de la bande dessinée.

Ce n’est pas la seule raison qui me fait danser de joie! Parce que oui, ça y est! Après des semaines d’attente, et alors que le doute commençait à germer dans mon esprit, la bonne nouvelle arriva soudain comme une invitation à passer un super week-end: la version française du site internet de Chorea est en ligne! On applaudit bien fort mesdames-z-et-messieurs! Car voici mon oeuvre !

 

zorglub

À part ça?

Lundi, je vais avec Fanny, Sacha et Francesca à Kazimierz, une ville dans le sud de Krakow (Cracovie) pour une semaine de formation. L’occasion de faire le point sur notre expérience en tant que volontaires Européens. On va aussi pouvoir parler du Youth Pass (un document qu’on complétera à la fin de notre expérience et qui reprendra tout ce que ça nous aura apporté)

Mais encore?

À mon retour de Kazimierz, il ne me manquera plus qu’un document pour pouvoir commencer mon auto-écolage en anglais à Łódź. Et peut-être aussi que je me lancerai dans un projet plus personnel mais je dois encore y réfléchir.

Voilà, très chers lecteurs, j’espère que cet article vous a plu. Je vous dis à bientôt pour des nouvelles de Kazimierz.

Bisous,
Cath.

 

Pour la première fois, je comprends un film en polonais, sans sous-titres

Coucou tout le monde,

Je vais toujours très bien. 🙂
Je viens d’aller voir « Uups! » avec Krzystof. C’était en polonais sans sous-titre, mais puisque c’est avant tout un dessin animé, j’ai compris le plus gros de l’histoire.

Les animaux se rassemblent devant l’arche de Noé avant l’inondation. Malheureusement, certaines espèces animales ne sont pas admises. C’est le cas du héros de cette histoire. Un jeune chépakoi qui jusqu’alors vivait avec son père dans le désert. L’espèce est plutôt douée en bricolage, et semble également plutôt aimable avec les autres animaux. Il n’y a pas vraiment de raison de les abandonner à un sort funeste… Le petit et son père parviennent tout de même à entrer dans le bateau en se déguisant en ? loups peut-être? rejoignant la louve et sa petite, qui ne sont pas très contentes de voir embarquer ces deux intrus. Mais les petits s’habituent vite l’un à l’autre et jouent ensemble sur les échafaudages tant que l’arche est à quai. …

Oups! Le niveau de l’eau grimpe, les portes se ferment, et l’arche part sans les jeunes. À bord du bateau, les parents s’inquiètent, et commencent à fouiller chaque pièce…

Beaucoup d’humour, pas mal de scènes qui plairont aux habitués des jeux vidéos (si, si, je vous assure! )
J’ai rigolé du début à la fin.

Nous avons ensuite discuté chanson autour cette fois d’une bonne (ça va de soi) frite belge.

… ça vous dit quelque chose?