Scoutisme à la Polonaise

Bonjour à tous.

Dans un désir chaque jour plus grand d’apprendre le polonais, j’ai décidé de passer quelques heures par semaines en immersion totale… c’est-à-dire : entourée d’enfants. Comme je travaille déjà en semaine, j’ai cherché une activité disponible le week-end. Tant qu’à faire, une activité un peu sportive, et qui m’obligerait à quitter mon lit pas vraiment douillet…

Il n’y a pas vraiment de suspense, tout est dans le titre : le scoutisme.

Avant mon départ, j’animais déjà en Belgique les scouts de La Roche-en-Ardenne. J’ai consulté le site de « l’asbl les scouts » à propos des « erasmus scouts« , et j’ai contacté le 21 pour savoir comment procéder. P1030064 Une fois bien installée en Pologne, j’ai simplement repris contact avec Anne Mondy qui a entrepris toutes les démarches pour moi. Elle a contacté Bartek Szczepaniak, responsable des scouts en Pologne. On s’est rencontré autour d’un jus de fruits fraîchement pressé, et il m’a expliqué le fonctionnement du scoutisme en Pologne, ainsi que son rôle. Il m’a également parlé du mini-camp de ce week-end à Tuzyn ainsi que de l’intercamp à Nyce en mai.

Bartek Szczepaniak m’a mise en contact avec Bartek Cota (qui est disons « chef d’unité » de Lodz ouest), qui organisait le mini-camp de ce week-end. Quand je dis mini-camp, comprenons-nous bien. Un camp de deux jours. Mais avec une flopée d’enfants. Imaginez un mini camp pour tous les scouts de Namur…

À son tour, Bartek Cota m’a présenté Michał, un routier prêt à s’occuper de moi tout le week-end.


Le samedi, nous avons eu droit à un grand jeu de 7h dans les bois.

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Il fallait retrouver différents postes, retracer les chemins sur la carte et participer aux activités proposées… chacune durait trois bons quarts d’heure. Nous n’avons eu le temps de n’en faire que 3 : une à propos des transfusions sanguines et d’organes; la seconde était un coin cuisine qui tombait à pic; et la troisième concernait l’histoire de la Pologne. Après ça, nous avons cherché un autre poste mais nous avons marché beaucoup trop loin, nous nous sommes un peu perdus et Michał nous a fait sortir du bois pour nous ramener à l’école où on logeait par la route.

 

Au soir, on a eu droit à de la danse. Chaque groupe avait préparé une chorégraphie sur une chanson liée à l’Afrique. Le gymnase était complet. Je me suis bien amusée.

 

Le lendemain a été beaucoup plus statique, mais tout de même fort agité. Nous avons eu droit cette fois à des jeux de rôles machiavéliques. Dans le premier, on recevait chacun un papier avec un nom de métier (j’en ai appris quelques-uns du coup). Apocalypse due à une invasion de zombies. Seules 8 personnes pourront être sauvées. Sur base du métier de chacun, on doit décider quels seront les élus, et qui restera sur place. Beaucoup de fous-rires, d’argumentation… De remise en question de la pertinence de chacun à la lumière de nouveaux éléments. Par exemple, on avait choisi de sauver le fermier pour qu’il puisse nous nourrir dans ce nouveau monde, mais en apprenant qu’il est homosexuel, on s’est dit que pour la survie de notre espèce, il valait peut-être mieux privilégier des personnes capables d’assurer notre reproduction. C’est beau la discrimination… Le plus débile c’est qu’on l’a remplacé par la fleuriste, qui s’y connait aussi en plantes du coup, mais qui est une femme, donc point de vue reproduction… un homo ou une femme, il nous fallait surtout un homme qui se reproduise… et de toute façon, un seul homme dans le groupe eut été suffisant… ^^ De même le super-héros à été écarté lorsqu’on a appris qu’il était en fait malade mental, puis récupéré parce qu’il était peut-être le seul à connaître le code pour ouvrir le sas et nous libérer de notre bunker. Et puis parce que s’il était schizophrène, on sauverait « plus de monde » en une seule place. Enfin bref, … on est vraiment des saligauds, car on a procédé par élimination plutôt que sur base des qualités de chacun… Le chirurgien à été finalement mis de côté car il portait peut-être le virus EBOLA, le groupe des laissés pour compte n’en voulait pas non plus, mais je les ai convaincus qu’EBOLA ou les zombies, … ils mourraient de toute façon… et qu’avec un peu de chance, les zombies mourraient du virus EBOLA…

Ce genre de jeu permet de comprendre comment des comportements extrêmes du style le nazisme peuvent germer même dans la tête de braves gens. Wow. Ça fait peur. En fait, je crois que tout part de là : la peur. … et l’idée qu’il faut se battre pour sauver sa peau, et chacun pour soi, tant pis pour les autres. Diviser pour mieux régner… la règle de base de tout despote qui se respecte.

Le jeu suivant avait plus des airs de « Loup-garou » mais en plus complexe. Au lieu d’avoir 2 équipes (les loups VS les villageois) il y en avait 4 : les indiens, les shérifs, les bandits et les aliens… je n’ai pas bien compris les intérêts de chacun, mais ça argumentait encore dans tous les sens.

Ensuite, il y a eu une cérémonie d’au moins une heure. Avec un côté très « militaire » (uniformes impecs, saluts officiels, garde à vous et repos…) pendant laquelle les plus méritants ont été félicités. À ma grande surprise, on a reçu un badge, pour avoir été les meilleurs au jeu de 7h… Jadija a aussi reçu un jeu de société et des ciseaux pour des découpes amusantes. D’autres ont reçu des raquettes de badminton, des diplômes, … On a aussi reçu un prix pour la soirée danse.

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Point de vue immersion, j’espérais beaucoup plus. J’ai passé peu de temps avec les enfants au final, et Michał  me traduisait chaque fois le plus important. (Thank you Michał for all the translations. And dont worry. I can assure you that you can speak english very well and that I could understand you without any problem) Après tout, c’est sans doute mieux ainsi : il m’a réexpliqué le fonctionnement du scoutisme, mais en partant cette fois des sections. Il m’a aussi parlé des uniformes et m’a questionné sur le scoutisme en Belgique.

Au retour, j’ai tout de même été près des enfants (faut dire qu’on était tellement nombreux dans ces bus que je ne pouvais pas vraiment y échapper ^^), je me suis présentée en Polonais, je leur ai dit que je venais de Belgique et que je ne comprenais pas le polonais… Je leur ai demandé de m’apprendre les couleurs, et les parties du corps. C’était très chouette. Les enfants étaient fiers de pouvoir m’apprendre quelques mots, … et n’hésitaient pas à m’apprendre les plus rigolos, qu’ils me demandaient en retour en anglais et en français.
Je croyais avoir un accent pas trop mauvais, mais vu le nombre de fois qu’ils m’ont rit au nez, en m’entendant répéter, je devrais être plus modeste.

De ce que j’ai compris, un tel rassemblement à lieu deux à trois fois par an. Généralement, chacun anime de son côté.

La cigarette électronique

J’ai remarqué que l’on peut voir beaucoup de cigarettes électroniques, ici, en Pologne : dans les rues bien sûr, mais aussi dans les cafés et les trams. Ça me fait bizarre d’assister au grand retour de la fumée dans les lieux publics. On dirait le grand méchant loup qui devient chien d’aveugle… Quand j’ai quitté Bruxelles, on commençait seulement à en parler. Elles étaient alors présentées comme une alternative de la cigarette habituelle, moins nocive, aidant à l’arrêt du tabac… C’était parfois même présenté comme le cadeau idéal à offrir à tous nos amis fumeurs. Là, je suis sceptique.

L’heure est donc venue pour moi  de me positionner par rapport à la « vapoteuse ».

Les pours :

– C’est beaucoup moins nocif qu’une cigarette classique;
– Ça ne pue pas (ça peut même être parfumé façon chicha);
– Fini les mégots jetés au sol, puis mangés par des pigeons ou rejetant leurs toxines dans nos rivières.

Les contres :

– Ça reste nocif, même si ça l’est beaucoup moins;
– C’est une manière insidieuse de réintroduire la cigarette et la fumée dans les lieux publics, alors que le vapotage passif est, lui aussi, mauvais pour la santé.
– Seul le tabac est interdit aux moins de 18 ans. Rien n’interdit donc un enfant de se procurer ce type de cigarettes. Ou comment re-permettre aux jeunes de fumer… Bravo les gars, bien joué!

Je serais heureuse que la cigarette classique disparaisse au profit d’une cigarette électronique provisoire, mais la loi doit être adaptée à ces nouvelles venues, de manière à lutter encore activement pour une meilleure santé publique et contre toute forme de dépendance nocive. Je redoute aussi qu’une cigarette moins nocive re-banalise l’acte de fumer, amenant la population concernée à fumer plus souvent, pendant plus longtemps, et sans modération ou gène vis-à-vis d’elle-même ou des jeunes dont elle sert d’exemple.

Les tabacologues, eux, semblent plutôt réceptifs à la vapoteuse. Certains affirment même que ce n’est pas nocif du tout. Je vous invite à écouter le docteur Philippe Presles, tabacologue,  qui insiste sur la nécessité de distinguer vapoteur et fumeur :
http://www.europe1.fr/mediacenter/emissions/l-invite-actu/videos/la-cigarette-electronique-n-est-pas-dangereuse-du-tout-2333023

et je vous suggère aussi ces quelques articles :

http://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-e-cigarette-le-vapotage-passif-est-il-nocif-_14261.html

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2013/08/26/21166-effets-controverses-cigarette-electronique

Po Ptakach

Le mois d’avril commence avec Po ptakach, un spectacle de Chorea. « Po ptakach » signifie « après les oiseaux ». Je n’ai pas vraiment perçu d’oiseaux dans cette pièce. Tout juste quelques plumes.

La scène est plongée dans le noir. Le public se retrouve de part et d’autre de celle-ci (à gauche et à droite). À l’arrière de la scène, se trouve une plateforme surélevée, éclairée. Une jeune femme y sied, immobile.

De sous la plateforme, arrivent alors trois types, casqués comme des aviateurs du siècle dernier, et qui se baladent, une échelle sous le bras. Une fois au milieu de la scène, ils s’agrippent non plus aux montants, mais aux échelons de l’échelle, qui reste horizontale. Ils font mine de l’escalader et une fois arrivés au bout, ils la remontent mais de l’autre côté. Ils tournent donc en rond autour de cette échelle comme pour montrer qu’ils vont de plus en plus haut.

La jeune femme se lève alors et pousse un petit cri strident. « NI! »
Les aviateurs, l’air surpris, se mettent alors à courir dans tous les sens. La jeune femme descend dans une pirouette, et pousse un nouveau cri strident. Cette fois, deux des types passent leur tête entre deux échelons et supportent l’échelle avec leurs épaules, tandis que le troisième, au milieu, passe tout son torse entre les échelons, et se retrouve ainsi porté par les deux autres. Ses jambes s’agitent à 60 cm au dessus du sol. Il fait des mouvement amples. Les deux autres se mettent à courir dans tout les sens, donnant ainsi l’impression que celui du milieu court allègrement, comme si son poids était moindre à tel point qu’il pouvait courir sur des nuages, léger comme une plume. Encore un cri strident. Les pitreries s’arrêtent. Les trois types reprennent leur échelle normalement, sans cesser de courir, et finissent par la perdre, par devant la scène.

La plateforme est à présent dans l’ombre, mais on aperçoit alors de la lumière, s’échappant de l’imposte d’une porte située dessous.

Une quatrième personne entre alors en scène. Il s’agit d’un homme (Pawel), vêtu d’un long manteau bleu, et ayant des airs inquiétants d’exhibitionniste. Il s’agite, lui aussi, dans tous les sens. Il s’adresse au public. Tout à coup, le reste de la troupe débarque, marchant d’un pas ferme, pressé, sans prêter attention au personnage en bleu. Je reconnais alors un des exercices réalisés lors de mon premier atelier. Le groupe tout entier reproduit la même séquence de pas aux quatre coins de la scène. Le groupe va de plus en plus vite, et se retrouve à piétiner le personnage vêtu de bleu.

Soudain, l’un des membres du groupe s’arrête et se retourne sur le pauvre gars qui s’est fait marcher dessus lamentablement. Il le regarde, s’approche de lui… Pour lui donner un coup de pied et lui cracher au visage. La scène se répète plusieurs fois, mais à un moment donné, le personnage en bleu se retrouve porté par le reste du groupe et, le spot étant dirigé en plein sur lui, il a des airs de christ en croix, il récite d’ailleurs des paroles ressemblant à celles des prêtres lors des messes classiques.

Puis, le groupe se retrouve guidé par ? Elina ? Le tout a des airs de « chaise musicale » ou de « petit poisson rouge » Tout le monde bouge tant qu’elle chante, et quand elle s’arrête, tout le monde s’écroule, s’étale au sol. Et attend sans bouger qu’elle se remette à chanter. Seules quelques personnes se permettent de bouger au milieu des autres, comme si le temps s’était arrêté pour tout le monde sauf pour elles.

Jusqu’ici, je ne comprends vraiment rien. Heureusement, parallèlement à ce drôle de bazar, se joue une autre histoire. Parmi les privilégiés ayant le droit de se déplacer, il y a Tomasz, mon supérieur, qui semble jouer le rôle d’un futur marié et une dame vêtue de rouge qui semble jouer sa promise. Voilà qui pourrait expliquer toute l’agitation du début. L’arrêt du temps permet peut-être de se focaliser sur le personnage capable de bouger pour comprendre ce qu’il ressent, ou peut-être, ce dont il rêve, allongé au milieu des autres. L’histoire se poursuit. Le groupe se divise en deux, les uns sur la plateforme du fond, les autres sur le rebord du mur de devant la scène. Chaque groupe chante quelque chose de son côté, et on dirait qu’ils se répondent.

Je ne parviens plus à remettre de l’ordre dans mes souvenirs. Je me souviens qu’Adam a fait un truc très rigolo sur la plateforme (mais je ne sais plus quoi ^^), que Tomasz et la femme en rouge ont dansé sur scène, et que deux autres acteurs faisaient de même sur la plateforme, comme pour montrer l’exemple.  Je me souviens aussi que les acteurs descendaient de la plateforme de manière incroyable : ils se mettaient à 4 pattes sur le bord, s’agrippaient à celui-ci et faisait un genre de culbute en avant pour descendre de celle-ci.

Plus tard, Tomasz semblait avoir des difficultés à faire sa demande… la femme en rouge longeait le mur de devant, un voile blanc devant les yeux, pendant que Tomasz avançait vers elle sur la scène en ayant la lumière de la lucarne dans son dos. Une fois face-à-face, ils s’observaient quelques instants, puis Tomasz enfermait sa partenaire entre ses bras et le mur contre lequel il se laissait presque tomber, violemment. La scène s’est peut-être répétée 5 fois. C’était comme si Tomasz était violent d’avoir trop bu, et que sa partenaire le rejetait pour cette raison. Mais bon, je n’ai peut-être rien compris, parce que je ne vois toujours pas le rapport avec les oiseaux.

Peut-être devrais-je me renseigner sur « les oiseaux » d’Aristophane. 

Vous voulez vous faire une idée de ce que ça donne? C’est par ici (trailer) et  ici (exraits) !

Code de la route polonais

Au mois dernier, je pensais encore qu’après quelques temps d’adaptation à mes nouveaux lieux de vie et de travail, je pourrais profiter de mon temps libre pour m’exercer un peu à la conduite automobile. Bien sûr, tant qu’à faire, j’attendrais la fin de l’hiver.

Et puis, si globalement, ça a l’air pareil qu’en Belgique, ce ne serait peut-être pas un mauvais plan de tout de même apprendre le code d’ici. En bonne autodidacte, je tâche de capter les différences majeures entre le code belge et le polonais. Voici, pour vous, une liste non-exhaustive des principales différences à connaître entre la conduite en Belgique et la conduite en Pologne.fond ecran Gaston Lagaffe 06

1) Les véhicules ont tous l’air vieux de 50 ans. Ils ne possèdent pas d’enjoliveurs. Ils ont des vieux freins qui crissent. Ils rejettent tant de CO2 qu’on peut voir le gaz d’échappement. Si en Belgique, on a parfois une gadoue brunâtre, sachez qu’ici, à la fin de la journée, la neige fraîche du matin est noire.

2) Le feu pour piétons attend systématiquement que mon tram soit parti avant de passer au vert.
– Vous connaissez ces petits boutons à proximité des passages piéton, et qui permettent de demander le vert? Il y en a ici aussi. Est-ce une bonne nouvelle? Ils sont aussi efficaces qu’en Belgique!

3) Les conducteurs d’automobiles se moquent pas mal des passages piétons. Même lorsque le feu piéton est vert, une voiture peut venir de gauche à toute allure, et vous couper la route.

4) En Belgique l’ordre des feux est simple :
– vert : tu peux y aller
– orange : ralenti pour pouvoir freiner
– rouge : tu ne passes pas.

En Pologne, après le rouge, ils repassent par l’orange, comme pour dire : tu peux remettre le moteur en marche.

5) Il existe un feu piéton orange. Mais je pense qu’il s’adresse aux voitures du point trois.

6) Le feu piéton couine lorsqu’il est vert. Peut-être pour les personnes malvoyantes. Mais vu le point trois, …

7) Les feux pour voitures, ont parfois, comme en Belgique des flèches, selon la bande sur laquelle on se trouve. Sauf qu’ici c’est flèche noire sur fond coloré. Et quand on a le choix entre tout droit et à gauche, la flèche va en bas et à gauche… Alors qu’à côté de ça, les panneaux bleus indiquant une voie à sens unique, ont comme chez nous une flèche blanche vers le haut.

Mais qu’est-ce qu’on attend pour établir un code de la route Européen? Avec la libre circulation en Europe, ça devrait être une des premières choses à mettre en oeuvre, bien avant de changer les plaques des voitures!

8) Plaque d’immatriculation au format européen? Ils ne connaissent pas! Ou alors, c’est parce qu’ils gardent leur véhicule beaucoup plus longtemps que nous.


 

Je ferais peut-être mieux de commencer par apprendre le polonais.

Retour à Lodz après une semaine bien chargée à Varsovie.

C’est le matin, je me réveille.

Chouette! me dis-je. Il n’est que 7h… J’ai tout le temps devant moi pour m’apprêter avant d’aller au boulot.

Quelques minutes plus tard, j’arrive à l’arrêt de tram. Quelques voitures du siècle dernier passent devant moi, recouvertes d’un fin manteau de neige.

Zut alors, je croyais que l’hiver était fini!

Peu de monde sur la route ce matin. C’est curieux. D’accord, je me suis levée tôt mais tout de même. Et puis, le tram est déjà passé trois fois dans l’autre sens,…

Qu’est-ce qu’il se… Bon Sang!

Un rapide coup d’œil sur mon G.S.M. a vite fait de dissiper le moindre doute.
Vous me connaissez bien. Vous avez donc deviné. Hé oui! On était dimanche.


 

Comment expliquer qu’une jeune femme, pourtant bien réveillée et de bonne heure de surcroît, ait pu prendre un dimanche pour un lundi? Plusieurs facteurs entrent ici en jeu:

– La dite jeune fille est d’origine belge. Elle est donc habituée à prendre le train le dimanche soir, pour rentrer au kot;
– Comme elle étudiait encore il y a peu, la logopédie à Marie Haps, on peut supposer sans trop s’avancer qu’elle avait oublié le concept même de « grasse matinée »;
– Enfin, le samedi de son retour était particulièrement ensoleillé. On sait que la jeune fille communique principalement en anglais avec ses collègues. Quoi de plus normal, donc, que d’avoir pris un « sunny day » pour un « Sunday »? Et par conséquent un dimanche pour un lundi.


 

Ceux d’entre vous qui me connaissent depuis longtemps savent qu’autrefois, je n’aurais remarqué ma méprise qu’au dernier moment. Je ne peux donc que me réjouir de l’issue de cette mésaventure. D’autant plus que cette envie d’aller travailler, même un dimanche matin, ne dénote finalement rien d’autre qu’un amour certain pour mon boulot.

Varsovie 05/05

Au matin, on a fait différents petits jeux, comme par exemple celui du guide et de l’aveugle. Ce n’était pas exactement le même que lors du team-building de février, à Tyminieckiego 3. En effet, la dernière fois, on n’avait pas le droit de se parler, et en plus, les guides changeaient régulièrement, et il fallait chaque fois se réadapter. Cette fois-ci, on pouvait d’abord choisir la manière dont on allait procéder et puis on pouvait encore se parler. C’était beaucoup plus confortable. C’était chaque fois un jeu d’aveugle et de guide, mais le but derrière le jeu était bien différent : à Tyminieckiego, le but était d’apprendre à lâcher prise et à faire confiance « aveuglément » aux gens qui nous entourent; dans la version de Varsovie, l’idée était plutôt de nous montrer l’intérêt de communiquer avec son partenaire avant de se lancer quelque part « les yeux fermés », et l’intérêt de communiquer également sur les besoins qui apparaissaient en cours de route, alors qu’on ne les avait pas prévu.

Jusqu’ici, la formation était vraiment « ludique et éducative ».  Mais alors qu’on venait une fois de plus de bien rigoler, nous avons été invités à réfléchir par deux à ce que représentait l’EVS pour nous, ce qu’on voulait en faire, ce qu’on voulait acquérir. Chacun de nous a eu sa minute d’introspection.
Sournoisement, une certaine tension s’est installée parmi nous. Nous étions alors tellement concentré chacun sur notre parcours avant d’arriver en Pologne, que nous n’avions pas remarqué à quel point nous vivions tous la même expérience. Nombre d’entre nous a ressentit alors une sorte de gêne.

Zut alors! Au fond, c’est vrai! Qu’est-ce que je compte en faire de cet EVS ? Chez moi, tout le monde me félicitait, m’enviait cette opportunité, comme si c’était la meilleure des choses qui puisse arriver à un jeune de mon âge. Et voilà que ça m’apparaît comme une simple année de travail à l’étranger. Travail pas trop difficile, pas trop contraignant. Une petite vie pépère, en somme. Logée et nourrie, avec un peu d’argent de poche en prime. Trop bien! me dirait-on. Et je répondrais « Oui, en plus ça me fait de l’expérience et c’est plus sympa que d’envoyer des lettres de candidature à longueur de journée »

À écouter mon entourage, j’ai le sentiment d’avoir gagné le grand prix à la loterie nationale. Je ne sais pas comment, mais l’EVS jouit d’une excellente réputation auprès du grand public. Quand je pense à tous les efforts que j’ai fait pendant mes études de logopédie, à toutes les soirées que j’ai consacrées à des préparations de séances logopédiques inutiles,  à tout ce temps, toute cette énergie dépensée pendant les vacances à étudier… en vain! Et voilà que sans le moindre effort, on m’offre le monde sur un plateau? Wow! C’est vraiment très bizarre.

Finalement, l’effort ne paye pas. Ni la persévérance. Ça n’amène que déception et sentiment d’infériorité. Quand on a tout essayé, qu’on a donné le meilleur de soi-même, entendre un prof vous dire qu’il est grand temps de se bouger, comme si on avait simplement rien fait depuis le début, c’est destructeur, mais d’une force! Même en me doppant, j’arrivais à de piètres résultats. Alors pourquoi, m’offre-t-on cela, à moi, qui sur le coup, ait le sentiment d’être une ratée, une losseuse totale? À moi qui ait abandonné mes études sans même avoir la force de finir l’année? Un sentiment de profonde injustice m’envahit alors.

De son côté, Mia, ma compagne de chambre, m’explique sur un ton révolté qu’elle est dégoûtée par la tournure qu’a pris sa vie. Elle a passé son temps à étudier pour un p**** de diplôme d’ingénieur, et aujourd’hui, il n’y a pas de travail pour elle. On lui propose de suivre une formation de fleuriste. Elle m’explique que si seulement elle avait su, elle se serait amusée pendant ses études, et serait devenue fleuriste directement.

 

Ce qui paye bien par contre, c’est la sérendipité, l’opportunisme. Car c’est ça qui m’a conduite à cet EVS. La curiosité et cet espèce de « après tout pourquoi pas », « qui n’essaye rien n’a rien », « on verra bien où ça me mène ». Cette mentalité « Allez, soyons fous ».

Alors pourquoi suis-je ici? Parce que j’ai le goût de l’aventure. Pas question de rester enfermée dans ma chambre devant mon ordi à collectionner les offres d’emploi. Je veux bouger, faire quelque chose de mes journées, apprendre encore, ne pas rester sur un échec. Je veux rencontrer du monde, découvrir de nouvelles cultures et d’autres langues, perfectionner celles que je connais déjà!

Je suis alors dans un tel état d’esprit que tous ces beaux projets me paraissent creux, inutiles, bouche-trous! Une grande tristesse s’est alors emparée de moi. J’essaye de me rassurer :

 Come on ! Depuis le temps que je voulais partir à l’étranger en Erasmus, mais que j’avais peur de ne pas pouvoir étudier dans une langue étrangère… Cet EVS, c’est une opportunité!

J’étais tellement nerveuse ce soir là que j’ai parlé dans mon sommeil.

Qu’est-ce que je compte faire de cet EVS? En profiter à fond! Je vais acquérir de l’expérience, la connaissance de la langue et de la culture polonaise, mais je vais aussi prendre du bon temps, après 6 années d’étude continue, j’ai facilement 8 mois de grandes vacances à rattraper.

Vous connaissez le youtubeur Gui-home? Dans une de ses vidéos, il imite un étudiant en pleine panique lors d’un examen « Et si je laissais tout tomber? Là! Tout de suite?  Et que je partais à l’autre bout du monde? » Je l’ai souvent pensée cette phrase. Hé bien ça y est. C’est exactement ce que je fais, mon ami! Je m’enfuis à l’étranger, le temps de … heu… de retrouver confiance en moi.

 

Nous n’étions pas encore remis de nos émotions quand du matériel a été mis à notre disposition pour exprimer nos idées. C’était un travail pour nous-même. Comme je n’avais pas encore trouvé de mots à ce moment-là, j’ai juste réalisé une planche de bd seulement avec des couleurs. Pour exprimer mon ressenti. Pas de texte. Pas vraiment de dessin. Et pour la dernière case, j’ai laissé un grand vide, car ce qu’il va m’arriver est encore un mystère.

Puis Agnesca nous a expliqué qu’on devait s’attendre à un pic d’humeur. Après son explication, tout le monde était un peu désenchanté à l’idée de ne rien pouvoir faire contre ce coup de blues. Je pense qu’on a tous détesté devoir remettre en question notre présence ici. Je pense aussi qu’avec le recul, on y verra tous plus clair.

Varsovie 04/05

Hello. Ce matin, après le petit déjeuner, nous étions invités à nous rendre directement près de la réception, prêts à partir. Nous avons visité le tout nouveau musée juif. Il retrace 1000 ans d’histoire juive. Ça fait du bien de pouvoir apprendre autre chose des juifs que WWII (même si bien sûr, c’était présent). Le musée était énorme. Aux murs, on pouvait lire des explications en polonais et en anglais. L’audio-guide n’est encore disponible qu’en anglais, polonais et hébreu. J’avoue m’être sentie un peu perdue dans la masse d’information. En effet, le texte au mur est différent de ce que l’on a dans l’audio-guide, et lorsqu’un guide passait près de moi, il disait encore autre chose. J’étais à peine arrivée au tiers de la première salle que Pati m’a dit de me dépêcher un peu, car le musée était grand, et que l’on n’avait que jusque 12h10 pour le visiter. Le problème c’est que lorsqu’on se dépêche, dans un musée… hé bien, on ne lit plus rien. Et donc on n’apprend rien non plus, aussi interactif que puisse être le musée. Si quelqu’un qui aime l’histoire et les musées vient me rendre visite en Pologne, ça me plairait d’y retourner. (gratuit le jeudi).

Dans l’après-midi, nous avons présenté nos recherches sur la culture polonaise (donc la musique en ce qui concernait mon groupe). J’ai épaté mon groupe par ma maîtrise du logiciel PowerPoint (alors que ce n’est même pas la version que je maîtrise le mieux 😀 ) Point de vue contenu, par contre, J’aurais aimé présenter un meilleur travail, mais notre groupe ne disposait que de 6 heures de recherches, on n’a pas vraiment pu brasser toutes les informations les plus pertinentes. Enfin soit.

Au soir , on a eu une belle surprise. Ania a invité des danseurs traditionnels de Cracovie. Ils nous montraient leurs danses et nous invitaient ensuite à danser avec eux. On s’est bien marré. Marcio a reçu un diplôme car il était le meilleur des 4 garçons à faire claquer le fouet. Et 4 des filles ont du enfiler un corset, et Sacha a gagné une spatule en bois, avec un smiley.

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Tous les EVS de la formation, accompagné de danseurs et musicien traditionnels – photo de Marco

 

 

Grâce au Workshop avec Chorea, cette danse-ci m’a semblé un peu plus aisée.

Varsovie 03/05

On s’est bien marré au matin. Notre groupe a été scindé en 2. Mon groupe jouait le rôle d’explorateurs en 2012 qui cherchaient à découvrir les dernières tribus inconnues. On a pu demander ce qu’on voulait pour notre expédition. Le but était surtout d’en apprendre un maximum sur la culture de la tribu à laquelle on serait confronté. On avait quelques appréhensions: cette tribu allait-elle nous accueillir ou bien tenter de nous massacrer? Nous avons donc pris des cadeaux : chocolat, beaux tissus, fleurs… (On avait tout de même peur que ça pue la tentative amadouement, mais avait-on d’autre choix?) Tayfun pensait que prendre des armes serait une bonne idée, pour se défendre en cas d’attaque, mais le reste du groupe voulait vraiment montrer qu’on venait en amis.

Heureusement quand on est arrivé, on a rencontré une peuplade plutôt sympathique (l’autre groupe) Leur langage se constituait du seul borborygme « Frr ». Pour cette raison, nous les avons appelés « Frr-tribe ». Une prosodie proche de la nôtre combinée avec de nombreux gestes nous a tout de même permis de comprendre l’essentiel et ne ne pas commettre d’impair. Ils jouaient de la musique, nous invitaient à retirer nos chaussures. Nous avons donc tous retirés nos chaussures avant de pénétrer leur territoire. Sacha est entrée la première. Elle leur a montré du chocolat, en a mangé un morceau pour leur montrer que c’était comestible. Elle a alors été invitée à nourrir Joan et Marco. Tayfun et Marcio ont été surpris car Marta leur faisait signe de remettre leur chaussures. Il y avait visiblement une nette distinction homme-femme pour cette tribu. Ils ont été invité à s’asseoir et à retirer leurs chaussures pour mettre leurs pieds sur la chaise d’à côté. Nous avons pensé qu’il s’agissait d’une de ces vieilles tribus où l’homme domine la femme. De mon côté, j’ai offert une fleur en papier crépon à Angela, qui semblait ravie. Puis les filles se sont agenouillées devant Marco et les filles de notre groupe ont fait de même. Marco avait des vêtements dorés et mettait carrément ses pieds sur la table. Nous avons dès lors pensé qu’il était le chef. Joan de son côté se déplaçait entouré de deux filles, et nous avons pensé qu’il était un genre de chaperon, peut-être un eunuque.

Puis, Ania nous a invité à retourner chacun de notre côté. Nous devions alors noter toutes nos observations. Sans forcément nous mettre d’accord. Ensuite, nous nous sommes à nouveau retrouvés pour échanger ce que l’on avait compris les uns des autres, malgré la frontière linguistique. Éclats de rires au menu. Il y avait bien une distinction homme-femme, mais pas comme nous l’imaginions.
En fait, les femmes tiraient leur pouvoir de la divinité Terre-mère Gaïa. C’est pour acquérir du pouvoir qu’elle se mettaient à genoux. Les hommes de leur côté étaient plutôt handicapés. Ils ne pouvaient se déplacer seuls, car faibles. C’est pourquoi Joan se déplaçait à l’aide des filles et que Marco évitait à tout prix de bouger. Nous nous sommes aperçus alors que nous n’avions rien compris à leur culture.

Ania nous a expliqué que ce que l’on voit, et qui nous semble étrange est souvent la partie visible de l’iceberg, et que des comportements familiers peuvent avoir une toute autre signification. Pour éviter les malentendus, il faut tenter de comprendre ce qu’il se trouve dans la partie cachée de l’iceberg : le patrimoine, les croyances, l’héritage, …

 

Dans l’après-midi, nous avons constitué des équipes en fonction de nos centres d’intérêts. Notre groupe à choisi de présenter « la musique en Pologne ». Nous avons d’abord consulté une carte de Varsovie, pour savoir où chercher les informations utiles. Ainsi, nous nous sommes rendu à quelques mètres de notre auberge de jeunesse, dans une radio locale, pour demander quels étaient les derniers tubes polonais à la mode. Nous sommes ensuite partis en ville demander aux gens le type de musiques qu’ils écoutaient. Ce n’était pas facile. Peu de gens en Pologne osent parler l’anglais. (D’après Ania, ils ne s’estiment locuteurs que s’ils maîtrisent vraiment le vocabulaire et la grammaire d’une langue, pas question de bafouiller quelques mots). Après avoir interviewé quelques personnes, nous avons visité le musée Chopin.

Le soir, j’ai profité de mon temps libre pour mettre en forme les infos dans un PowerPoint. Puis nous sommes sortis entre amis dans ce pub que nous avait recommandé notre guide de la veille. J’ai été surprise quand la serveuse m’a apporté une soupe aux tomates plutôt qu’un jus. J’avais pourtant tenté de passer commande en polonais. Mais bon, au final c’était rigolo plus qu’autre chose.

 

Varsovie 02/05

Me & my project: par groupe, on a discuté de notre lieu de travail, et du genre de travail qu’on faisait, puis on a exposé notre discussion aux autres groupes.

Teambuilding: On a été dans le parc, on a imaginé que la pelouse c’était une rivière à traverser… Pour la traverser, on avait de petites barques (feuillesA3) qui devaient être en permanence en contact avec nous (autrement, elles dérivaient et on n’y avait plus accès) Il fallait donc poser les barques sur la pelouse et poser le pied dessus avant de libérer nos mains. On devait être dessus à plusieurs et progresser lentement, dans l’ordre et la discipline…Le dernier de la file (moi en l’occurrence) devait ramasser les barques et les ramener devant. Lorsqu’on perdait l’équilibre, on devait se soutenir car si l’un de nous tombait à l’eau, on devait tous recommencer.

Je crois que je proposerai cet exercice à mes scouts car il demande de réfléchir à une stratégie avant d’entamer la traversée, et il demande une adaptation une fois dans l’action (par exemple de notre côté Rosario qui avait la jambe dans le plâtre ne pouvait pas faire des mouvements aussi amples que nous. Encore moins être la queue de file qui ramasse les feuilles A3 au sol, malheureusement, on s’en est aperçu trop tard, et il a fallu recommencer.) Cet exercice demande aussi à ce que chacun fasse part de ses habilités au reste du groupe.

Visite guidée du vieux Varsovie : Un ancien EVS (dont j’ai oublié le nom parce que c’est le genre de nom auquel je ne suis pas habituée) nous a présenté le vieux Varsovie. Il nous a expliqué qu’autrefois, la capitale de la Pologne était cracovie, mais qu’un dénommé Sigmund, roi de Pologne, avait décidé après une guerre de déplacer la capitale parce que c’était plus facile de construire ailleurs que de rebâtir.  Ainsi le château de Varsovie est vieux d’une trentaine d’année. La statue de Sigmund porte un sabre, et il semblerait que si ce sabre touche le sol, ça porte malheur à la ville. (de fait, s’il touche le sol, c’est que qqn a fait choir ladite statue, ce qqn étant probablement un ennemi). Il nous a montré une cloche, qui, incapable de produire le moindre son, a été exposée sur une place, et qui aujourd’hui dit-on exauce les souhaits si l’on tourne autour à cloche pied. (3 tours pour les plus gros voeux). Sur la même place, on peut voir une minuscule façade. Celle d’un homme pauvre qui s’est vu offrir l’autorisation d’y bâtir sa maison (pour patriotisme, ou qqch comme ça)  et qui ne voulait pas payer trop de taxes – puisque c’est calculé au métrage de la façade – la façade visible depuis cette place fait peut-être 1.20m… De l’autre côté, on voit bien sûr une jolie villa. Poor but smart guy.

Quoi d’autre? Vous connaissez la sirène de Copenhagen? Sa soeur vit ici, à Varsovie, et elle en est l’emblème. Il semblerait qu’elle n’aime pas beaucoup Copenhague vu qu’elle est venu jusqu’ici et qu’en plus, elle y est restée, alors qu’un sombre individu l’y avait mise en cage en la forçant à chanter… Elle a été libérée, mais a voulu rester à Varsovie, et cette fois, elle a un bouclier et un sabre pour éviter de se faire prendre une seconde fois. La Pologne étant un pays fort Catholique, … cette sirène a gêné pas mal d’esprits. Nombreux sont ceux qui ont tenté de recouvrir le torse nu de la demoiselle. (un peu comme notre mannekenpis qui a sa petite garderobe, au palais du roi de Bruxelles) Aussi lorsqu’on la représentait, on évitait à tout prix de montrer sa poitrine, quitte à découper dans l’affiche.

Et bien sûr, notre guide nous a montré The Place To Be,  à Varsovie : le pub où l’on vend le litre de bière à 6 PLN, soit 1.50€.