FLE pour hispanophones

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J’ai donné des cours de français à deux petits garçons hispanophones d’âges forts différents.

Le premier avait 3 ans. Mon but était de lui apprendre un maximum de français pour qu’il soit admis en français à l’école européenne. Pour cela, j’ai beaucoup joué avec lui, en verbalisant énormément ce que nous faisions. Ex.: « ouille, ouille, ouille! La locomotive du train a déraillé et les wagons sont tombés. » Je lui ai également appris des chansons, comme par exemple : « Ô grand saint Nicolas ». Cette manière de faire a porté ses fruits, car le petit garçon a pu entrer à l’école européenne pour y suivre les cours en français, et il a dû prendre par la suite des cours d’espagnol, pour apprendre également sa langue maternelle.

Avec l’autre garçon, âgé d’une dizaine d’année, il s’agissait plutôt d’une aide aux devoirs. Les parents, hispanophones tous les deux, n’avaient pas un accent français suffisamment bon que pour aider leur fils à préparer ses dictées ou ses poèmes. De plus, un vocabulaire souvent désuet ou très spécifique rendait la compréhension plus difficile. Souvent, j’invitais le jeune à lire une première fois le texte. Je pouvais ainsi m’assurer qu’il lisait correctement les mots, et qu’il les reconnaîtrait donc lors de la dictée, ou qu’il les prononcerait correctement lors de sa récitation. Je l’invitais donc à mettre en évidence les mots qu’il ne comprenait pas, puis à aller les chercher dans le dictionnaire. Cela lui permettait de réviser son alphabet, et de découvrir une partie du champ sémantique du mot. De mon côté, je lui proposais également une mise en évidence de la morphologie ou de l’étymologie du mot. Pour ce garçon, j’ai aussi mis en place un jeu d’étiquettes bilingues recto-verso. À cause du nombre d’homonymes de la langue française, je devais préciser la nature des mots (ex. : la soie, soi, soit). J’indiquais également les formes plurielles ou féminines lorsqu’elles n’étaient pas intuitives. Rapidement, j’ai du faire de même du côté espagnol de mon étiquette, pour que le jeune garçon sache ce qu’il devait traduire (canto : je chante, el canto : le chant). Il a eu beaucoup de plaisir avec ce jeu.

Ces deux expériences m’ont appris énormément de choses sur ma langue maternelle. J’ai réalisé à quel point elle était complexe. Cela m’a aussi appris que j’étais patiente et persévérante.

 

English version 🙂

I helped two young boys to learn French language, thanks to games or with their homework as a basis. With both of them it was a success.

The youngest one could speak French in such a good way after one year that he could enter European School and follow the classes in French instead of Spanish and he had to take Spanish classes because French became the easiest language for him.

The other one had a lot of pleasure with a game of bilingual recto verso sheets. I had also to help him to do his homework and to help him to study some recitation or dictation by checking his pronunciation and understanding. It was a bit harder, because we spent less time together, and he was hardly focusing on his tasks.

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