Formation Bikablo

Bonjour à tous.

Ceux qui me connaissent déjà savent que j’ai une excellente maîtrise de la suite Microsoft Office. Excel, Word, PowerPoint,… n’ont pratiquement plus de secrets pour moi. Mis à part le VBA que je suis encore en train d’apprendre, je fais faire ce que je veux à ces outils. Taille, forme, couleur, épaisseur, positionnement, je maîtrise tout ça fièrement, comme un dompteur de fauves au cirque. Au point que lorsque je vois un PowerPoint par exemple, dont les différents éléments ne sont pas parfaitement agencés les uns par rapport aux autres, ça me saute aux yeux comme une vilaine faute d’orthograffe. (oui, c’est fait exprès les deux « f » au lieu de « ph ». C’est pour illustrer mon propos)

Alors, forcément, quand je souhaite donner une formation à mes collègues, je saute sur mon pc pour préparer quelques dias. Là où je bloque parfois, c’est pour trouver les illustrations appropriées. Quelle galère. J’ai une idée assez précise de la métaphore que je veux employer, mais pas moyen de trouver les bons mots-clefs à taper dans Bing ou Google image.

Vous aussi, vous avez déjà vécu cette situation frustrante, où vous cherchez cinq, dix minutes après une illustration, et que finalement vous la retirez parce que hors contexte, on ne comprendrait pas ce qu’elle fout là? Alors laissez-moi vous raconter comment j’ai découvert l’univers de Bikablo.

Par un beau matin d’une journée de travail, alors que je parcourais les annonces de la page d’accueil de SHiNE (notre intranet) pour me tenir au courant des dernières news du coin, j’ai appris que l’ANMC organisait une formation « Bikablo – Comment donner de l’impact à nos présentations ? »

Intriguée, je fonce sur e-Learn, notre plateforme de gestion des formations, et je lis plus en détail la description. On dirait bien que ça pourrait m’intéresser. Je ne suis pas sûre de vraiment comprendre de quoi il retourne, mais une formation en communication, ce n’est jamais perdu. Surtout quand on a déjà étudié dans ce domaine, et qu’on donne régulièrement du support et des formations bureautique aux collègues. Je décide de m’inscrire. De toute façon Jurgen (mon manager) doit approuver. S’il estime que ça n’a rien à voir avec mon taf, il peut toujours refuser mon inscription. Ça ne me coûte rien d’essayer. Les ressources humaines me demandent de lui donner trois objectifs que cette formation pourrait m’aider à atteindre. Je cherche des arguments, des liens avec mes objectifs… C’est pas hyper-évident mais je parviens à argumenter. C’est passé visiblement, parce que Jurgen approuve mon inscription à la formation.

Alors, en quoi consiste-elle, finalement cette formation Bikablo?

Mercredi matin, alors que le thermomètre avait déjà atteint les vingts degrés celcius, Charles-Louis de Maere nous reçoit dans une salle on ne peut plus banale. Mur blancs, des chaises disposées en cercle, et au centre, du matériel de dessin. (planchettes, feuilles de papier, marqueurs…) Mais on remarque déjà les flipcharts de part et d’autre. L’un présente le programme de la journée. L’autre, je ne sais plus. Je me souviens seulement m’être dis « wow. C’est pas mal. Combien de fois a-t-il dû recommencer son affiche pour arriver à un résultat pareil? » Je constaterai durant la journée que ce que j’ai à ce moment sous les yeux vient d’être réalisé en deux temps, trois mouvements. Sans ratures, ni brouillons préliminaires. À ce moment, je ne le sais pas encore, mais à la fin de la journée j’aurai reçu les outils et la formation nécessaire pour faire quelque chose d’aussi classe, et même encore plus classe que ce que je vois à ce moment, car le poster sur le flipchart est déjà très lisible, très compréhensible, mais il sera complété au fur et à mesure de la journée. Avec des ombres, des couleurs, des pictogrammes, des encadrements,… En fait, au fur et à mesure qu’on apprendra les techniques, elles seront directement appliquées à nos posters « programme », « règles du jeu », etc.

Alors que je suis tellement fière de ma maîtrise de PowerPoint, je m’aperçois rapidement à quel point des slides peuvent être lisses et imperméables, dénuées de personnalité. Justement parce rien ne ressemble plus à un PowerPoint qu’un autre PowerPoint, et qu’au bout de vingt slides, vous ne vous demandez plus qu’une chose : « Il y en a encore combien, des slides comme ça? »

Les flipcharts captent l’attention. Peut-être que c’est justement ce côté « imparfait » qui attire le regard, ce côté humain, et en même temps ce côté artistique, cette fascination pour du dessin fait main plutôt que sorti d’une machine. Ça « sonne vrai ». C’est à la fois authentique et époustouflant. Et ça, c’est beau. Et tout le monde est attiré par ce qui est beau. En ayant un beau support, vous attirez donc l’attention de votre auditoire sur celui-ci.

De plus, le côté « à main levée » nous autorise à nous foutre royalement de la notion de perfection. On ne cherche pas ici quelque chose de parfait sur le plan graphique. On cherche plutôt des images qui ont un réel impact. Dont le lien entre signifiant et signifié est intuitif. On réutilise le dessin comme écriture. C’est presque de la bd. Le dessin, la disposition et la mise en évidence des éléments raconte quelque chose en soi. Le résultat est époustouflant. Le flipchart prend vie sous les yeux de tous, devient un personnage à part entière. Même un PowerPoint animé n’atteint pas ce résultat.

Alors comment atteint-on ce résultat en une journée à peine?

Ch.-L. nous propose de commencer par raconter à notre voisin à quoi ressemble selon nous une bonne présentation. Celui-ci doit alors retranscrire ce qu’on a dit, sous forme de dessins, sur les blocs de feuilles A4. Première leçon : on part de sa planète. C’est-à-dire qu’on est tolérant envers soi-même. On ne nous demande pas d’être Léonard de Vinci ni même Jean-Claude Servais ou Willy Vandersteen. On a le droit de faire des bonhommes-alumette ou des bonhommes-patates, comme en maternelle. En gros, on a le droit de dessiner comme nous-mêmes.

Ensuite, il attire notre attention sur les marqueurs qu’on vient d’utiliser. Certains ont une mine pinceau, d’autres une mine ronde, d’autre encore une mine biseautée. Il nous montre la trace laissée par chaque mine sur le papier, et les effets de style qu’on peut produire avec des combinaisons. Par exemple, si on fait tourner la mine du marqueur biseauté pendant qu’on marque le trait on obtient une ligne de plus en plus fine ou de plus en plus épaisse.

Sur du papier A0 fixé aux murs, nous nous prêtons au jeu. Je crois qu’on s’est tous sentis replonger en enfance. Comme en maternelle quand on apprend les formes de base qui serviront ensuite à l’écriture. Des lignes droites horizontales, verticales, des lignes pointillées, tiretées, brisées,…
On se rend compte que dessiner debout n’est pas évident, mais qu’on peut fléchir les genoux, et prendre du recul. Hors de question de prendre une latte pour tracer nos lignes. On se fiche d’avoir des lignes parfaitement droites. Ce qui compte ici, c’est de parvenir à transmettre le concept de ligne droite! (Mais bon, c’est sûr que si on s’applique un peu c’est plus ressemblant) Après les lignes, on passe aux formes de bases : carré, triangle, cercle.

Puis on apprend à dessiner des conteneurs. C’est-à-dire des encadrements stylés. Qui évoquent une plaque de marbre, un post-it, un papier tenu par du collant, par des épingles, un cadre de type tableau suspendu, des banderoles, des phylactères ou des pensées…

Ensuite on apprend à dessiner les ombrages, au gros feutre gris clair.

Puis les pictogrammes, à l’aide d’une combinaison de formes simples, comme par exemple les lettres UZMO qui bien agencées peuvent représenter une ampoule, et donc le concept de lumière, d’idée, … On assemble le tout et on se retrouve à écrire « décision » dans un pictogramme en forme de bombe pour montrer que c’est une décision explosive, ou qu’elle va causer du dégât. Ou dans un ballon gonflé à l’hélium pour montrer que c’est une décision légère. Ou dans un cadre qui évoque une plaque de marbre pour montrer que c’est une décision solide, …

Rapidement, on apprend aussi à redessiner un cadre autour de notre poster pour clôturer une idée qu’on vient de développer. Il ne s’agit pas forcément de dessiner un rectangle parfait non plus. On peut interrompre le trait et faire sortir un concept du cadre. Et rajouter des éléments de contexte autour du cadre principal.

Dans l’après-midi, on apprend encore à dessiner des bonhommes. Pas des bonhommes-allumettes ou des messieurs-patates. Plutôt des bonhommes-ponts. Un grand U à l’envers, un cercle qui flotte par-dessus, et voilà notre bonhomme dessiné en deux coups de marqueur seulement! On peut lui ajouter des accessoires s’ils sont significatifs. Par exemple, des cheveux courts ou longs pour distinguer hommes-femmes, une casquette pour représenter un jeune, un chapeau ou une cravate pour représenter quelqu’un d’important. Oui, ce sont des clichés. Bien sûr qu’on utilise des stéréotypes, puisqu’ils permettent de faire comprendre en une image un ensemble d’idées.

On découvre alors l’utilisation de la couleur pour donner du corps ou du relief aux objets. À nouveau, on peut tester différents matériels : marqueurs, pastel…

Nous apprenons que la couleur ne doit pas nécessairement correspondre à la réalité. On peut colorier la mer en vert si l’ensemble de notre poster est dans les tons verts.

Nous arrivons à la fin de la journée avec un nouvel exercice en binôme. Cette fois, il s’agit de représenter sur un poster à quoi ressemble une journée de rêve pour notre binôme. Nous avons plus de temps (je crois cinq chansons au lieu de dix minutes) et à la fin, on a tous créé des posters magnifiques. On peut se balader le long des quatre murs de la salle et voir autant de journées de rêve que de participants. Beaucoup de posters représentent du sport, la nature, le cercle famille-amis, le réveil-matin qui ne sonne pas, la musique autour d’un barbecue… Tout ça avec quelques mots-clefs bien encadrés, bien mis en évidences par des ombres et des couleurs, le tout sur fond pastel… Les résultats sont de véritables œuvres d’art. Rien à voir avec notre premier dessin de la journée, dont on était pourtant déjà contents.

On est encore invité à donner du feedback sur la journée. Et là, on est plusieurs à demander une seconde journée, pour aborder la calligraphie, les codes couleurs, d’autres choses peut-être… Pour prendre notre mal en patience, nous recevons de Charles-Louis un kit avec quelques marqueurs et quelques livrets reprenant ce qu’on a appris.

Dès le lendemain, j’essaye de mettre en pratique ce que j’ai appris. Sur du papier A4 et avec du matériel de bureau. Je ne suis pas tellement fière de moi. Allez, c’est pas mal, mais maintenant que je sais que je peux mieux faire, le résultat me semble un peu bof… Je suis critique avec moi-même. Et zut, j’ai mal posé mes ombres…Dans ma tête, la voix de Charles-Louis me dit de ne pas être si critique envers moi-même, et de partir de ma planète.

Ma collègue Anabel me dit que c’est bien dessiné mais quand je lui demande ce qu’elle comprend de l’affiche, elle me dit qu’elle n’a pas fait attention au contenu en soi. Hé zut! Tant pis. Je vais profiter du weekend pour m’entraîner. 🙂

Bref. Si comme moi, vous êtes souvent amenés à prendre la parole devant un groupe de personnes pour leur transmettre des idées, je vous recommande de suivre cette formation. Charles-Louis donne une formation de 2 jours en public à Bruxelles les 9 et 10 septembre 2019 (il reste 4 places) https://www.workshopbutler.com/public/event/ssWJ0yhM et à Paris en octobre https://www.workshopbutler.com/public/event/ngpRjtVE. 

Bien à vous,

 

Cath

Île de Saint Jules

Arrivés à l’ile de Saint Jules, nous découvrons que La basilique est fermée. Dommage, mais on fait tout de même un tour de l’ile.
On raconte ici que la première chapelle date du 4eme siècle après Jésus Christ. Deux frères sont venus de Grèce et ont voulu construire leur cinquième église ici. Les habitants leur ont dit : « Non! n’allez pas là! Il y a un dragon et des serpents! » Mais les frères ont mis leur manteau dans l’eau, ont nagé à la rame jusqu’à l’île et ont tué le dragon. Ils sont devenu les héros du village.
Dans cette île, il y a une seule ruelle. On ne risque pas de s’y perdre. De part et d’autre de la ruelle, on trouve
beaucoup de petits bâtiments construits pour les 22 prêtres avec 3 chambres et jardin.
Au centre il y a un cloitre. Les moines restent dans le cloître. Il y avait 3 soeurs, mais à présent, il y en a 70. Selon qu’on marche dans la ruelle dans le sens horloger ou anti-horloger, on lui donne le nom de Ruelle de méditation ou Ruelle du silence, à cause des petites sentences thématiques accrochées sur les murs. Toutes ensembles forment un texte complet, dans un sens ou l’autre. Un lieu idéal pour méditer.

Après la visite de l’île de Saint Jules, nous sommes restés quelque temps dans le village d’Orta. Celui-ci a su conserver le style architectural du Moyen-Age. Vous pouvez même visiter la maison la plus ancienne, qui date de 1300. Après une brève visite, je me suis laissée séduire par le charme de l’endroit et j’ai fait quelques emplettes : du savon pour mon frère Guillaume, qui a été plus que serviable lors de la venue à La Roche des parents de Pierre-Yves, ainsi qu’un tablier de cuisine en guise de souvenir pour moi-même.

Dans l’après-midi, nous avons échangé Gaia contre Martia, qui nous a fait visiter des jardins botaniques de via Pallensa. On y trouve beaucoup de plantes tropicales. Aujourd’hui on les considère comme des plantes locales parce qu’elles se sont bien acclimatées, mais à la base, elles ont été importées du japon par des personnes riches lorsque le tourisme a commencé à se développer (grâce à Napoléon)

Dégustation de vin et fromage à Oira

Nous reprennons le car en direction d’Oira, où nous pourrons goûter du vin et du fromage local. J’espère que ce ne sera pas comme à l’hôtel, où les repas sont locaux et nutritifs sans pour autant être savoureux. En chemin, notre guide, Gaïa, nous explique que la commune de Verbania, d’un bout à l’autre, fait 8 km. Elle reprend plusieurs hameaux comme celui d’Intra, où se trouve l’hôtel où nous logeons. Le nom Intra vient du fait que ce hameau esy situé entre deux cours d’eau. Gaïa nous apprend ensuite que l’Italie est le plus grand exportateur de riz long dans l’union européenne. On y fait aussi du riz plus court, utilisé dans le rizotto. Celui que j’ai goûté à l’hôtel était servi en entrée, plutôt gras, parsemé de minuscules dés de fraises, histoire de dire que ce n’était pas que du risotto. J’ai trouvé le plat un peu fade. La région est aussi réputée pour le chocolat ferrero (désolée Geneviève, je n’en ai pas ramené, mais je suis sûre que tu en trouveras aussi en Belgique, et puis, quand on travaille chez Puratos, on ne risque pas de manquer de chocolat 😉 ), elle est aussi connue pour les vins, les fromages, le pain…
Le Piemont est la deuxième plus grande région d’Italie. Le nord est connu pour le ski, le centre pour ferrero et le sud pour les vignes.

Nous voici arrivés à Oira, toujours dans le Piemont. Gaïa nous conduit devant un ancien lavoir, autrefois très utilisé par les femmes et au fond duquel est écrit « les femmes parlent trop ». Gaïa nous explique que ce lavoir, comme les habitations alentours a un toit en « pierres cerise » (pas sûre de l’orthographe). De mon point de vue, ça ressemble un peu à du schiste, mais ça a l’air plus compact. Gaïa nous dit que cette pierre est très solide. Les habitants peuvent se permettre des toits en pierre car il y a peu de neige. Le toit doit seulement supporter le poids de la pluie, et la pierre permet de bien rafraîchir les habitations. Ces petites maisons au toit de pierre sont appelées « canova », ce qui signifie « nouvelles maisons ». Au 15 ième siècle l’association canova s’occupe de divulguer l’utilisation de ces pierres auprès des étudiants architectes.

Nous faisons ensuite la connaissance de Roberto. C’est chez lui que nous dégusterons le vin et le fromage tout à l’heure. Mais il veut d’abord nous faire visiter l’église Saint Matthias, construite en 1637.

{ 1637 eglise St Matthias
3eme apôtre qui a pris la place de Judas. (Matthias = Matthieu???) }

Il précise qu’il n’est pas curé. Il a les clefs de l’église, c’est tout. À l’intérieur, on peut voir quatre grandes peintures sur bois. Elles se trouvaient originellement sur l’orgue, mais elles ont été déplacées. On peut aussi apercevoir au delà de l’autel, comme dans la basilique de Saint Victor, quatre sculptures en bois couvertes d’argent et représentant des évêques. Si j’ai bien compris, ces bustes d’évêques sont typiques du Piemont et de la Lombardie, du fait que Charles Borromee ait été évêque. (Rappellez-vous : « Humilité » est la devise de la famille Borromee). Sur le sol de l’église, on peut voir quelques pierres tombales. Roberto nous explique qu’au départ, les défunts étaient enterrés au sein des villages, mais après Napoléon, on a commencé à les enterrer en dehors pour des questions sanitaires.

Roberto nous conduit ensuite à la fromagerie. Il explique que les fromageries artisanales étaient en activité jusque 1990. Aujourd’hui tout est industriel. Mais le village d’Oira a décidé de préserver une fromagerie. C’est celle que nous visitons. À l’intérieur, une rigole d’eau fraîche traverse le sol, maintenant la température de la pièce autour des dix degrés Celcius. (Aujourd’hui c’est souvent rafraîchit électriquement). La pièce est pleine de fromages (surtout de vache). Une étagère par famille. La chèvre était alors surtout envisagée comme viande. Comme les vaches paissent dans les montagnes en été, c’est surtout en hiver que l’on fait le fromage, ici.

Au premier étage, on peut voir un livre comptable calligraphié de la fromagerie. Il date de 1987. On trouve aussi le matériel nécessaire à la fabrication du fromage (selon la méthode traditionnelle) : la grosse marmitte de 10-15 kg qui se trouve dans l’âtre peut contenir 100 L de lait, de quoi faire 2 fromages de 5 kg. Une fois que le lait atteint la température de 30 degrés, on ajoute la presure. Apres 10 minutes d’ébullition, se forme alors une croûte dont on vérifie la consistance à l’aide d’une petite pelle. La pelle doit rester bien droite, en équilibre sur la croûte. Ensuite on remet la casserole sur le feu a 42 degrés et on remue avec un fouet. (dont la forme est assez éloignée de ce que connait la ménagère actuelle : il s’agit en fait d’un manche transpercé de quelques 8 demi-cercles de métal)
On laisse reposer, et on forme une boule de 10kg à la main. On met une serviette (les francais diraient « un torchon ») dans un moule, puis la demi-boule de lait dedans. (Demi-boule qui, en soi, forme tout de même une boule à part entiere, mais vous avez saisi l’idée : on ne prend que la moitié du contenu de la marmite) On recouvre ensuite d’une plaque en bois sur le torchon (la serviette, si vous préférez) et une grosse pierre par dessus pour presser le tout. On laisse comme ça 24 h. Comme il y a deux moules, ça nous fait tous les jours, deux nouveaux fromages. Les familles s’arrangent entre elles pour les tours de garde.

À l’extérieur de la fromagerie se trouve un bâtiment datant de 1598, qui appartenait à l’arrière (arrière, arrière etc.) grand-père de Roberto, qui sert ajourd’hui de restaurant et dans lequel on va faire la dégustation. Une autre date est inscrite sur la facade : celle d’une rénovation.

Roberto nous parle de 2 ha de vignes. Ce n’est plus cultivé à la main dans les montagnes car trop difficile. On fait seulement avec les machines. Ici ce n’est qu’un stockage des futs (20 hectolitre =2m cube) pdt un an., il est produit dans le village.
le meilleur vin primero est un type de raisin typique de la vallée d’ursolo. C’est du vin rouge.

Vient alors la dégustation proprement dite : On nous sert différents alcools avec une petite assiette :

1) blanc sec et amuses gueule :
– saucisson et le lard (sirmione)
2) rouge avec fromage blanc (60 jours) et jaune (1 an)
-miel a manger avec le fromage
3) muscatto est un blanc plus doux à consommer avec des produits sucrés
4) grappa (un genre de vodka) blanc très sec.

Nous avons ramené du blanc sec et du muscatto, pour consommer avec Anne-So, Gene et Véro chez papa et maman.

Retour à Verbania.
demain ceux qui le souhaitent peuvent partir à 8:30 du matin avec Gaïa pour visiter Orta, prendre le bateau jusqu’à l’île de saint Jules, visiter la basilique, reprendre le bateau, le car, jusqu’à l’hôtel et dans l’après-midi visister avec Martia les jardins botaniques.
Au soir : pizza

Montagnes Russo-Italiennes

Après la visite de Santa Caterina Del Sasso, nous avons repris un bateau en direction de Stresa avec les plus jeunes de nos seniors : Daniel, Isabelle, Jocelyne, le peintre de l’UCL dont je ne connais toujours pas le nom, et deux autres couples. De là, le téléphérique, puis on aurait pu prendre un télésiège mais Pierre-Yves n’aime pas tellement avoir les pieds dans le vide. Alors on a mangé notre pique-nique puis on a grimpé les cent mètres restants à pied. Daniel et le peintre préféraient manger au sommet. Et on s’est séparé du reste du groupe. Il faisait un temps magnifique et j’étais bien contente d’avoir un chapeau. Arrivés au sommet de la montagne, a Motarone, nous avions un superbe panorama. Nous sommes restés boire un verre et profiter des rayons du soleil.

Là au dessus, il y a également un genre de montagne russe installé sur la montagne : AlpyLand. Il s’agit d’un parcours en luge sur rail. On peut se mettre à deux par luge, avec une ceinture de sécurité, et le passager arrière peut régler la vitesse. Pierre-Yves n’est pas trop fan des parcours dans les airs, mais il m’a quand même accompagné, à condition d’être le passager arrière. Il préfère pouvoir freiner que de se prendre le danger de face. Ça m’arrange car j’avais envie d’en prendre plein la vue. Sa curiosité l’a quand même poussé à piquer une petite pointe de vitesse. J’étais ravie.

Le panneau publicitaire Alpyland

Puis nous sommes redescendus, les bras chargés de soleil et avons repris un bateau piblic vers Intra. Il faisait un arrêt sur chaque ilot du coin, un peu comme un bus. Pour vous donner une idée, Stresa-Intra en bateau public, c’est un peu comme La Roche – Marloie en TEC. On prend une heure pour faire un trajet de 20 minutes. Mais bon, ça permet une première approche des iles Borromee, alors c’est plutôt sympa.

Santa Caterina del Sasso

Ce matin, le car nous a conduit jusqu’à l’embarcadère d’Intra. Le village dans lequel se trouve notre hôtel. De là, nous avons pris le bateau jusqu’à Santa Caterina del Sasso pour visiter l’ermitage éponyme. Sainte Catherine est née princesse d’Alexandrie en 294. Comme c’est une princesse, on la représente souvent très belle, bien habillée, bien coiffée. Elle est aussi très instruite. Lorsqu’elle rencontre l’empereur Maximin II Daïa, celui-ci est impressionné par son verbiage. Fervante Catholique, elle tente de le convertir. Celui-ci tombe à court d’arguments contre elle et fait venir tous les savants de son royaume en promettant une forte récompense à celui qui parviendrait à contrer les arguments de Catherine. À chaque fois qu’un savant échoue contre les arguments de Catherine, l’empereur, fâché, fait exécuter plusieurs personnes déjà converties au Christianisme. Catherine est belle et intelligente, l’empereur à plusieurs reprises veut la forcer à devenir sa femme. Celle-ci refuse à chaque fois, car elle est déjà promise à Dieu. Lorsqu’elle est enfermée dans un cachot sans nourriture, Dieu lui vient en aide. Une colombe lui apporte tous les jours de la nourriture céleste, et les anges soignent ses plaies. À tel point que lorsque l’empereur la sort du cachot pour renouveller sa demande, elle est encore plus belle. Comme elle se refuse à lui une fois de plus, il veut l’attacher à une roue, mais Dieu intervient, la roue cède avec une telle puissance que plusieurs païens meurent au passage. L’empereur fait trancher la gorge de Catherine avec une épée, et c’est du lait qui jailli de ses veines, plutôt que du sang.

Notre guide, Martia, nous a expliqué que pour cette raison, sainte Catherine était souvent représentée avec une épée et une roue.

De gauche a droite : Sainte Lucie était très convoitée pour ses jolis yeux, alors pour qu’on lui fiche la paix et qu’on arrête d’essayer de la marier, elle se les arrachés. On peut voir ses yeux représentés sur sa tunique. C’est la patronne des aveugles. Sainte Madelaine au centre et Sainte Catherine à droite, qu’on reconnait au fragment de roue.

 

 

Dans le dessin déchiré du bas, on peut voir au dessus à gauche un demi Christ en croix
La presse pour le vin, les olives, … et d’autres
Au premier étage (au dessus des arcades) vivaient les soeurs
Comme dans saint Victor, les murs et les plafonds sont peints. Nous ne sommes pas resté longtemps à l’interieur de l’église car une messe y était donné en Italien par les Franciscains de Bettanie. C’est un ordre un peu particulier. Mixte, et on est libre de prononcer ses voeux ou non. Les frères et les soeurs portent une toge bleu ciel et des sandales foncées, hiver comme été.
Ce gisant, c’est Alberto Besozzi. Quand l’ermitage fut laissé à l’abandon à cause de la trop petite quantité de monde, il est venu vivre là en ermitage. On l’a rappellé en ville pour qu’il vienne chasser les loups.

Martia nous a expliqué que le surnom « del sasso » veut dire « des pierres ». Parce qu’il y a eu un miracle, à savoir que la falaise s’est un peu écroulée mais certaines pierres sont restées à quelques mètres de hauteur au lieu de débouler sur les moines. Bien plus tard, on a quand même entrepris des traveaux pour retirer les rochers menaçants.

Premières visites

Notre chambre a une vue sur l’un des jardins. La pelouse est superbe et l’on voit un puit semblable à celui auquel Blanche-Neige fait le voeu de rencontrer un prince charmant dans le Disney.

Mais bon, personellement, j’ai déjà un jeune homme charmant qui partage ma vie donc je n’ai pas besoin d’adresser une prière de cet ordre-là au puit.

Derrière le jardin, il y a un hangar délabré. J’apprendrai dans la journée qu’il s’agit d’une ancienne fabrique de tissus du Suisse qui a racheté le cloitre avant qu’il n’appartienne à l’hôtel. Et juste derrière, on aperçoit le clocher en cuivre d’une église, qui ressemble du coup à Saint Aubin de Namur.


Au petit déjeuner, je fais la connaissance de Pierre (aka Indiana Jones, c’est le surnom que je lui donnais avant de savoir comment il s’appellait) et son épouse Monique. J’aperçois une dame toute seule à une autre table, et je lui propose de se joindre à nous. Elle s’appelle Marie-Louise et elle a l’air sympa. Isabelle et Daniel se joignent à nous également. Isabelle s’étonne que les menus soient écrits en Italien, Allemand, Français et Anglais mais pas en Néerlandais. « … Pourtant Intersoc organise aussi des visites à Verbania pour les flamands! » nous dit-elle. Peut-être craint-elle une certaine forme de discrimination envers son mari, car Daniel est Flamand. Je pense plutôt que l’hôtel écrit ses menus dans la langue des pays limitrophes. J’ai essayé de le lui expliquer mais il y avait du bruit dans le réfectoire. Il est possible qu’elle ait mal compris. Le personnel de l’hôtel nous distribue ensuite deux feuilles par table. L’une avec le menu de midi (« Déjeuner »), l’autre avec le menu du soir (« Diner »). On nous demande de noter quelle entrée et quel plat on veut pour chaque repas. La pauvre Isabelle avait décidément bien du mal à comprendre comment faire part de ses choix. (peut-être à cause des appellations françaises) On avait beau lui dire qu’il fallait choisir une entrée et un plat principal par feuille, elle nous a répété au moins trois fois : « C’est une feuille pour nous et une pour vous? »

À 10h, le patron de l’hôtel, Luciano, nous a présenté les lieux en français avec une présentation powerpoint (ou plutôt une vidéo muette reprennant une série de photos, qu’il met régulièrement sur pause) Il nous explique que notre hôtel, il Chiostro, est un ancien cloître racheté par un suisse alemanique. Ce qui ressemble à Saint Aubin, c’est la basilique Saint Victor. Nous sommes entrés à l’intérieur cet après-midi Pierre-Yves et moi, et j’ai été impressionnée par la qualité des fresques murales. Même si elles semblent usées et noircies, on peut voir dans les dessins de tels reliefs qu’on pourrait les prendre pour des statues. Les vitraux sont très beaux aussi, et avec le soleil qu’on a, ils sont très lumineux. La basilique fait un appel aux dons pour restaurer les murs qui sont assombris avec le temps.

Luciano dans sa présentation nous a également montré quelques endroit-clés des environs, et Colette nous disait lesquels étaient prévus, et lesquels pouvaient être fait lors d’un après-midi.

Ensuite nous avons pris un apéritif puis le diner. À table, j’ai essayé de faire la connaissance de participants dont je ne connaissais pas encore le nom. (Ben oui, je cherche toujours à marquer des points) Cette fois, j’étais entourée de Gaby et Charles. Il était dur de la feuille et semblait désorienté. En recevant son poisson pané, il a renvoyé le serveur en lui disant que non, lui, il avait demandé du poisson, « pomidor ». On lui présente alors les pennes sauce tomate et mozzarella, mais il n’a pas l’air satisfait. Gaby lui répète gentiment :

« Charles, tu avais demandé le poisson ou les pâtes? »

« Je voudrais les frites. »

Finalement, il a mangé les pâtes.

J’étais déjà un peu assommée d’avoir bu plus d’alcool que d’ordinaire quand Colette annonça que ce serait bien qu’on garde nos places pour les repas. Parce que pour certaines personnes, c’est plus rassurant d’être toujours assis à la même place. J’ai tout de même trouvé assez d’énergie pour demander à ce qu’on puisse un peu changer de table d’une journée à l’autre. Et nous avons obtenu de pouvoir changer de place à notre table.

Avec le changement de température, de parfums, de musiques (le clocher de st Victor par exemple), de langue ; la visite du cloître, les conversations sur la musique des années 70 (au cas où on se souviendrait de leur jeunesse) et mes règles qui avaient atteint leur paroxysme, j’étais vraiment claquée. J’ai zappé le dessert pour pouvoir me reposer un peu.

Dans l’après midi, après la visite de Saint Victor, nous sommes allés près du Lac Majeur, d’abord en le longeant par la gauche, puis après un rapide passage à l’hôtel pour reprendre de l’eau, nous sommes allés en direction du théâtre en forme de galets. Là, on a vu plein de jeunes torses nus jouer au beach volley (Ou du moins essayer). On aurait bien aimé déguster une glace en terrasse mais il n’y avait plus que des machins industriels, alors on s’est ravisés.

De retour à l’hôtel pour le souper on a pu s’asseoir en bout de table et discuter avec des seniors bien plus vifs de corps et d’esprit. Ouf! J’ai senti une légère réticence de la part de Pierre dont la place était dès lors légèrement décalée par rapport à midi. Et Daniel et Isabelle n’avaient pas l’air tellement enchantés de se retrouver à nos places… mais finalement ça a été pour eux, ils bavardent facilement.

Demain, il est prévu de prendre le bateau au matin pour visister Santa Caterina del Sasso. Ensuite, on a le choix entre pique-niquer sur place et puis de faire un peu de grimpette. Ou bien rentrer à l’hôtel pour le repas de midi et puis faire ce qu’on veut. Je ne suis pas tellement sportive, mais je pense que faire un peu de grimpette avec des seniors en bonne santé physique et mentale est une option raisonnable.

À demain pour les nouvelles.

Voyage à Verbania

Cette année, nous partons en vacances à Verbania, une commune située sur le lac Majeur, en Italie, avec Intersoc. Comme nous sommes tous les deux membres de la Mutualité Chrétienne, nous avons droit au tarif préférentiel.

Lors de la réservation, la dame au bout du fil en notant nos numéros NISS me prévient. Nous sommes largement sous la moyenne d’âge. Personnellement, j’aime bien voyager avec des personnes plus  âgées. Elles marchent calmement, discutent sans crier et ont généralement de la culture générale à partager. En plus, on est facilement considérés comme des mascottes, et j’aime bien ça. Je vérifie auprès de Pierre-Yves. Ça lui convient aussi.

Jeudi 30 mai. Alors que le soleil ne s’est pas encore levé, Pierre-Yves et moi ne pouvons pas dormir. Est-ce l’euphorie du départ? La crainte d’oublier quelque chose d’essentiel? Rien à faire. Après une nuit complète à essayer de dormir nous nous résignons. Il est près de 4h du matin lorsque nous entammons notre petit déjeuner. Notre train est à 6:20 à Braine-le-Comte. Ça nous laisse le temps de finir un film commencé plus tôt dans la nuit.
Le train n’affiche aucun retard. Ce que je considère comme une bénédiction. Arrivé à Bruxelles-Midi, nous repérons quelques sexagénaires. Probablement notre groupe. J’essaye de deviner leur noms. Il y aura probablement un ou une Michel(e), un Christian ou une Christiane, peut-être une Myriam, un Daniel ou un Thierry, un Jean-quelque chose, peut-être une autre Catherine.

Colette, notre accompagnatrice, arrive et met un peu de temps à comprendre qu’on fait partie du groupe. Tout le monde est là, nous pouvons suivre notre chauffeur jusqu’au car. Nous faisons la connaissance de Nathalie et Jean-Paul (Yes! Un point)
Première pause à Namur pour prendre d’autres passagers.
Seconde pause à Arlon pour changer de chauffeur.
Et puis c’est parti pour l’aventure! Nous passons à proximité de la forêt noire, au Luxembourg, puis en France, près de Strasburg, ou nous faisons vers 10:30 une petite halte pour nous dégourdir les jambes. Nous faisons une pause de midi en France, vers 14h (ce qui fait qu’on trouve facilement une place assise). J’en profite pour acquérir un couvre-chef qui complétera certainement à merveille la tenue que je portais à Pâques, et que j’ai hâte de remettre à l’assomption. Nous faisons alors plus ample connaissance avec Daniel et Isabelle (Yes, encore un point!)

Puis vers 16:00, nous éteignons nos gsm pour traverser la Suisse car il n’y a pas le même système de tarification que dans l’Union Européenne, et qu’on risque de douiller si on reçoit quelque chose de Belgique.

Enfin, vers 20:00, nous arrivons en Italie. La petite route qui mène à Verbania ressemble à la route Marche-La Roche (la flotte en contrebas à gauche et la roche tout contre nos flancs à droite) mais en plus impressionnant, évidemment. Les routes sont étroites. Pas facile de s’y croiser. Quand on a croisé un autre autocar on était bien contents d’être du côté des rochers. Toutes ces montagnes sont belles, majestueuses. On y voit plein de petites maisons quatre façades peintes en jaune, rose, saumon…
Et le lac Majeur est beau aussi. On y voit des îlots (les trois iles Borromee, du nom de leur propriétaires et l’ile aux pêcheurs) et beaucoup de petits bateaux. J’ai essayé de prendre des photos, mais à contre-jour, c’est trop moche par rapport à la beauté que c’est en réalité. Je préfère profiter du paysage et acheter des cartes postales avec des belles photos dessus. En plus, forcément, ça ressemble aux photos que j’avais prises lors de mon voyage à Lugano avec Bonne-Maman, Louise et Gaetane. Donc, pas la peine d’en refaire. ^^
Nous arrivons à l’hôtel Il Chiostro, dans le village de Intra. Le souper (Qu’ils appellent « diner »  dans la version française du menu) est copieux. Nous y faisons la connaissance de Martine, Annie et Alfred. (zut, pas de point en plus cette fois-ci.)
Notre chambre est petite et coquette avec deux matelas simples sur un lit double. On va bien dormir.

Basilika : le retour de Neville

Je regardais mes ongles avec déception. Ils étaient bien abîmés, rongés par des journées de travail sans doute un peu trop chargées. Pour ne pas empirer la situation, je m’en allai chercher mon coupe-ongles dans la salle de bain.

Mon regard se porta presque immédiatement de l’autre côté de la fenêtre. Je fus d’abord frappée de constater la présence d’un second habitant. Quand soudain, je m’apercu qu’il ne m’était pas inconnu. En effet, sur la gauche, Neville se dressait, comme surgissant d’entre les morts.

Comme surgit des limbes, Neville était de retour

 

Basilika ne semblait nullement incommodée par la présence de ce dernier. Au contraire. On eût dit qu’elle cherchait à aller à sa rencontre. Peut-être même qu’il l’aidait à grandir et à pousser. Allez savoir ce que ces deux-là pouvait bien partager, la journée durant! Il suffisait de leur donner à boire pour observer, quelques heures plus tard, une nette évolution.

 

Gisèle va de mal en pis, mais la nature toujours revit

Salut à tous. Gisèle va de mal en pis malgré le retour du soleil, et la présence régulière de pluie. Mais je suis convaincue que plus longtemps elle vivra, plus longtemps elle pourra s’adapter à notre climat, et transmettre à ses descendants ses supers techniques de survie en milieu hostile…

Quant à Neville, il manquait vraiment de trop de place que pour pouvoir s’épanouir et assurer sa descendance. En revanche, le pot et la terre qui l’ont accueilli abritent depuis deux semaines des graines de basilic. J’ai suivi les instructions de l’emballage, qui disaient de semer de mars à mai. Et il semblerait que quelques feuilles commencent déjà à sortir de terre. Je me réjouis donc déjà de suivre désormais les aventures de Basilika. La voyez-vous pointer le bout de ses feuilles?

Gisèle est sur le déclin

Gisèle commence à flétrir. À ce stade, je pourrais la consommer, mais comme c’est mon tout premier poivron maison, je n’ai vraiment pas le coeur à la découper en morceaux. Je préfère continuer d’observer la nature et le temps faire leur oeuvre.
Gisèle se racrapote. Ça me fend le coeur, quand je me souviens comment elle a pu être belle, verte, pleine de vie. …C’est la nature. On ne peut rien là-contre!